En France, 68 000 placements enfants pourraient être évités, de l’aveu même de l’Inspecteur Général des Affaires Sociales
Près de 136 000 enfants sont actuellement placés dans des foyers ou des familles d’accueil, séparés de leurs parents. Contrairement à ce que l’on imagine, les enfants battus ou ceux victimes d’abus sexuels ne représentent qu’une petite partie des enfants placés, à peine 20 %. Ainsi que le reconnait Pierre Naves, l’inspecteur général des affaires sociales, la moitié (68 000) des placements d’enfants en institutions ou en familles d’accueil pourrait être évité. En d’autres termes, 68 000 drames familiaux pourraient être évités ! (Comité CEDIF, source)
Pierre Naves, 5 ans après dresse le même constat
http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/02/21/en-france-68-000-placements-denfants-injustifies/
A suivre : une famille anglaise témoigne sur les méthodes des services sociaux britanniques















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Je partage l’avis de François Di Kazein à propos du budget réservé au placement.
L’article indique que la moitié des placements pourraient être évités. Je ne l’ai pas constaté de moi même sur le terrain, mais effectivement au cours de mon stage mon référent m’avait fait le même type de remarque.
Toutefois cela n’est pas si facile. Les professionnels sont conscients que faire un signalement engage leur responsabilité parfois on peut tomber juste et parfois à côté de la plaque.
Parfois les enfants peuvent mentir soutirer par leur parents alors comment savoir ?! Et puis ceux qui ont parfois besoin le plus d’aide ne se manifestent que lorsqu’ils sont abouts …!
Merci pour votre témoignage.
Une solution passe peut-être par une formation adaptée et une redéfinition des objectifs ? Par ex.
Et plus de 5 ans on passé le premier constat de Pierre Naves et rien n’a malheureusement changer
Interview 2012: https://www.facebook.com/photo.php?v=298347470208052&set=vb.158431530853486&type=2&theater
Les placements résultent d’une décision judiciaire et les juges ne sont absolument pas concernés par la logique budgétaire que Comcedif prête à l’ASE. Au demeurant, dans un contexte d’economie budgétaire drastique, l’administration, locale notamment, cherche au contraire à limiter au maximum les placements qui sont des mesures très onéreuses et est sans doute la première à critiquer les décisions de placement des juges.
Même s’il est vrai que certaines de leur décisions peuvent être contestables (l’appel est ouvert pour cela) ceux-ci appliquent la loi qui prévoit que le placement est la dernière extrémité quand aucune autre solution satisfaisante ne peut être trouvée pour préserver la santé, la sécurité et la moralité de l’enfant. Un placement leur demande beaucoup plus de travail et de suivi que de rendre l’enfant à sa famille, à supposer qu’il en ait une. Les juges des enfant sont des magistrats extrêmement chargés, le plus souvent privés des greffiers que la loi prévoit pourtant, et on n’imagine pas qu’ils se donnent du travail pour le plaisir de priver les familles de leurs enfants.
Le placement n’est pas seulement motivé par des enlèvements ou des sévices sexuels, qui sont fort heureusement en nombre limité, mais aussi par des dérives éducatives graves qui mettent en danger l’avenir de l’enfant. Comcedif devrait se pencher un peu plus sur les statistiques pénales pour réaliser que tout n’est pas rose dans les familles et qu’un mineur qui glisse sur la pente de la délinquance ou qui est en permanence livré à lui-même mérite peut-être que la société s’en préoccupe autrement que par des décisions de principe.
Ceci étant, on comprend parfaitement que les familles vivent mal un placement qui constitue une mesure difficile à vivre pour elles et provoque des réactions d’autojustification et de révolte, hélas beaucoup moins d’autocritiques…
lire "principe abusif de précaution" à la place de "principe abusif de protection" la distinction est d’importance même si elle est sciemment confondue par l’ASE
Les placements abusifs cela existe effectivement et en masse, la logique de ce qu’il convient bien d’appeler des enlèvements ne correspond évidemment pas au bien-être de l’enfant, mais à la création de nouveaux postes et à l’obtention de budgets par les services de l’ASE; Face à une telle évidence, il convient de revoir la loi de 2007 permettant des placements selon un principe abusif de protection et de demander en cas de placements abusifs avérés la condamnation des travailleurs sociaux qui ont permis cette situation par la rédaction de rapports sociaux diffamatoires.