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De la nécessité de la présence paternelle, notamment dans la construction psychologique de l’enfant mâle

 

«(…) LE PERE ET LE FILS (extraits)

Les pères n’imitent pas les mères dans leur prise en charge de l’enfant. Ils sont différents, ils sont hommes et pères.

(…)

C’est au cours des deux premières années de leur existence que les garçons ont absolument besoin de leur père.

Chez les enfants n’ayant pas eu la présence du père durant ce temps on relève parfois les mêmes développements atypiques que chez les orphelins placés en foyer d’accueil ou chez les fils de famille monoparentale élevés en vase clos et manquant de substituts paternels. 

Les hommes aussi peuvent allaiterChez certains fils sans père on peut retrouver une déficience sur le plan social, sexuel, moral ou cognitif.
La présence corporelle du père auprès du fils lui donne la possibilité d’aimer d’abord sa mère et plus tard de désirer la femme plutôt que de la redouter ou de la mépriser.

(…)

Le désir d’amour du fils en mal de père absent, indifférent ou humilié, ou nié par la mère, peut se manifester dans :
– Les tentatives de suicide
– Les fugues
– Les troubles psychosomatiques
– les paroles culpabilisantes, les manipulations perverses.

Plus les manques se feront sentir à cause de l’absence du père et plus ces manques seront compensés par une idéalisation inconsciente. Par ex : le fils idéalisera le père, ou le recherchera dans un autre homme en lui donnant la figure d’un père idéal. Il sera hésitant dans ses désirs, ses décisions, il aura une mauvaise évaluation de ses semblables et se retrouvera souvent trahi par ceux qu’il croyait être de bons pères de remplacement.

A l’adolescence il pourra présenter une confusion par rapport à l’identification sexuelle avec une féminisation du comportement.
– Estime de soi défaillante
– Agressivité refoulée d’où difficulté d’affirmation, d’ambition, et de curiosité exploratoire
– Blocages en ce qui concerne la sexualité
– Problèmes d’apprentissage
– Difficultés à assumer des valeurs morales, à prendre des responsabilités, à intégrer le sens du devoir et les obligations envers autrui
– Difficulté à assumer ou accepter l’autorité

(…) –> Source & article complet sur jafland.info

 

 

 

https://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/05/19/les-consequences-de-labsence-du-pere-chez-lenfant-male/

 

A suivre sur ce sujet et sujets connexes :

Services sociaux   A suivre : Citations (expertises) sur la souffrance de l’enfant séparé

 

 

 

 

 

 


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L’analyse psychiatrique (expertise) nous révèle que Mohamed Merah (auteur actuellement présumé du récent triple attentat à Montauban et Toulouse) que celui-ci a été séparé de son père (suite à un divorce) à l’âge de 5 ans et qu’il en a souffert : « L’absence du personnage paternel (…) a été dommageable pour l’intéressé« .

 


Extrait du rapport d’expertise psychiatrique de Mohamed Merah

 

L’occasion de rappeler une autre analyse psychiatrique, sur l’importance du maintien des liens avec les deux parents (et en particulier, donc, le père) dans la construction saine de la psychologie de l’enfant …

 

(…) Autrefois, on prenait la relation à deux (dyade) entre la mère et son enfant comme prioritaire; aujourd’hui, les résultats de la recherche prénatale et néonatologique nous apprennent que l’enfant est, depuis sa conception, un dans une relation à trois (triade).

C’est déjà au cours de la grossesse, donc dans sa phase intra-utérine, que l’enfant perçoit son père (par exemple, à travers les sentiments de la mère ou par le truchement de la voix du père). Durant la première année de la vie, la symbiose mère-enfant est d’une intensité toute particulière. Au tout début de sa vie, l’enfant est particulièrement tributaire d’une relation amoureuse, nourrissante, sécurisante et rassurante avec sa mère. Sa perte représenterait un très grand danger pour l’enfant. Plus la mère se sent en terrain sûr et connu dans sa relation avec le père et mieux elle peut remplir cette fonction.

C’est à partir de la deuxième et notamment à partir de la troisième et quatrième année que l’enfant suit le rythme naturel et commence à se développer en s’éloignant de sa mère, en se détachant d’elle et, pour ce faire, il a besoin de son père pour réussir son individuation, sa séparation et son autonomie." (…)

(Dr Jean-Marc Delfieu – EXPERTS – CHRONIQUE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE – N° 67 – pp. 24-30 – juin 2005, Jean-Marc DELFIEU, Expert Cour d’Appel Nîmes )

 

 

source : https://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/03/24/expertise-psychiatrique-de-mohamed-merah/

 

Services sociaux   A suivre : Citations d’expertises psychiatriques sur les conséquences de la rupture du lien parentale

 

 

 


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