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Archive for the ‘III.3 LE Parent Pervers (calomniateur puis aliénant)’ Category


Le syndrome de Médée, parcours sadique de la perte d’amour dont les enfants deviennent les otages infortunés
 

Le syndrome de Médée est une modalité de harcèlement mise en œuvre par un parent voulant priver son/sa conjoint/e de la relation avec ses enfants et apparaissant à l’occasion d’une rupture conjugale. Ce concept ajoute des dimensions psychopathologiques importantes à la notion d’aliénation parentale : utilisation de l’enfant pour se venger, deuil sadique d’amour, retour de rites sacrificiels chez des sujets avec trouble de la personnalité confrontés à des relations d’amour dramatiques. Les aspects cliniques et légaux du syndrome sont analysés dans le but de fournir des clés valables de décision médicale. Le syndrome de Médée est une réaction destructive très grave avec impact négatif majeur sur les enfants et les adultes. (…)

Antonio Andreoli

Rev Med Suisse 2010;6:340-342

Introduction

Je me propose de discuter le concept de syndrome de Médée et d’explorer, par son entremise, la psychopathologie des conduites de harcèlement qui sont mises en œuvre par des parents cherchant à priver leur conjoint/e de son/ses enfants. Les praticiens doivent connaître ce tableau en raison de son relief clinique et juridique grandissant en médecine de premier recours.1 L’augmentation significative des séparations conflictuelles favorise, dans un contexte social et culturel éclaté, l’enlisement des situations de divorce litigieux dans des impasses dramatiques dont les enfants deviennent les otages infortunés.

Un médecin averti de l’existence de ce tableau pourra prescrire des mesures valables de prévention et traitement que nous allons détailler. La connaissance des facteurs psychologiques et culturels œuvrant dans ce syndrome l’aidera à mieux comprendre la souffrance traumatique du parent privé de sa progéniture et l’arrière-pays d’un comportement se fixant l’objectif de réduire son propre fils à la condition d’objet de vengeance. Ces deux dimensions sont les grandes oubliées des actuelles classifications.

Le syndrome de Médée a l’avantage de contraster cette approche en mettant l’accent sur les complications tragiques de la vie amoureuse, une vision chère au regard psychodynamique sur les crises de vie. (…)

Clinique du syndrome de médée

Le harcèlement visant la privation violente d’enfant a des présentations excessivement variées et il faut le couvrir par le concept de syndrome de Médée, pour souligner la grande diversité des situations en présence, le complexe de Médée visant plutôt à désigner la commune racine de cette clinique dans un parcours sadique de la perte que le mythe grec a magistralement éclairé.

En pratique, une démarche structurée et impitoyable est mise en place, visant à entraver l’accès à l’enfant mais aussi à placer la victime dans une situation d’impotence pour mieux sévir, élément sadique pathognomique du syndrome. Des comportements d’intimidation et d’exclusion sont adoptés également envers les proches et alliés de la victime, médecins compris.

Les enfants sont les premiers à subir des pressions morales afin qu’ils refusent de suivre le/la conjoint/e mais aussi de lui parler lors des visites, des téléphones, à l’école et même en cas d’hospitalisation. Il s’agit en somme d’une forme organisée de maltraitance qui porte sur une dimension vitale de la vie affective et se traduit par des effets psychotraumatiques très importants. Celui ou celle qui en font les frais sont à considérer à tous points de vue comme des victimes.

Du côté de celles-ci, on remarque un syndrome de stress post-traumatique d’intensité variable en rapport avec l’horreur d’être privé de ses enfants. Le père/la mère privé/e de l’enfant souffre aussi souvent de dépression, de troubles anxieux et peut tenter le suicide. On s’apercevra ensuite que le syndrome de Médée a une histoire, et que pour le père/la mère le divorce a été une délivrance.

En d’autres mots, la privation d’enfant prolonge un rapport de couple à l’enseigne du caractère tyrannique de l’époux/se maltraitant/e qui n’hésitera pas à se servir d’accusations infondées d’inadéquation, de violence et même d’abus sexuel susceptibles d’engendrer un sentiment paralysant d’horreur. Soutenues par un sentiment de supériorité morale et une attitude de mépris, ces plaintes témoignent d’autre part d’une bonne conscience déconcertante.

(…)

Genèse intersubjective du syndrome de médée et retour des rites de proscription dans la société civilisée

Médée jouit du soutien d’un entourage qui forme autour d’elle une «pseudo-communauté» l’aidant à atteindre ses buts. Dans notre société multiculturelle, cela se nourrit de l’affrontement de cultures inconciliables chez des groupes fermés, habités par des croyances magiques et inféodés à des loyautés patriarcales ou matriarcales. On est étonné de découvrir combien souvent les membres de professions soignantes, sociales ou juridiques qui sont supposés porter les valeurs de l’état de droit, montrent par contre des réactions d’évitement, de dénégation, voire de complaisance envers le/la maltraitant/e. Trauma sur trauma, ces attitudes ont un effet redoutable sur la victime. Privée de for où sa cause pourrait être entendue, elle entamera cette voie finale de la détresse traumatique consistant à se percevoir comme anéantie et privée d’identité. (…)

(…) C’est pourtant une banale peine d’amour qui est à la base de tout cela… et le problème, c’est bien la démesure du syndrome de Médée par rapport à la réalité de ce qui est en train de se passer. Mais dire émergence d’un rite collectif, c’est dire aussi dislocation de la logique de notre rapport avec la réalité. Cela pose le problème de savoir comment intervenir efficacement auprès de l’individu ou du groupe maltraitant. Il est vain d’espérer que des personnalités aussi grevées de troubles de la personnalité acquiescent à autre chose que l’intimidation pénale. Et il ne sert à rien de prescrire médiations ou traitements tant que cette folie n’a pas été sanctionnée. Médecins et juristes devraient donc être conscients que paranoïa et sadisme sont tels dans le syndrome de Médée que seule l’intimidation pénale peut arrêter ces sujets délirants qui ne deviendront jamais fous. La mère ou le père qui s’entêtent à vouloir priver le/la conjoint/e de ses enfants sont en fait habités par le sentiment d’être des justiciers : leur cause doit donc être entendue et jugée, sans quoi les bonnes intentions de la pédagogie ou de la psychothérapie ne pourront rien. Force est de constater que des législations prévoyant ce délit, mais aussi des mesures de puissance partagée, assorties de peines sévères pour le non-respect des droits des ex-époux [et le droit des enfants], ont donné des résultats encourageants (Zizolfi, 2009, communication personnelle). C’est donc bien la voie qu’il conviendrait de suivre à l’avenir.

 

Implications pratiques

> Le syndrome de Médée est important en raison de la gravité extrême de la souffrance infligée et de la fréquence augmentée des séparations conjugales aboutissant à des confrontations hostiles et stigmatisantes
> Des interventions médicales spécifiques s’imposent, et ont un certain succès, en particulier chez la victime
> L’entourage proche, mais aussi les professionnels, réagissent parfois à la survenue du syndrome de Médée par des réactions d’évitement ou de dénégation que le médecin doit bien connaître, s’agissant de comportements pouvant beaucoup aggraver le stress traumatique de la victime
> Des nouvelles législations devraient permettre de mieux reconnaître le caractère délictueux de la privation d’enfant à but de vengeance passionnelle et de sanctionner cette conduite de façon appropriée

Bibliographie

  1. [*] Palmer SE. Custody and access issues with children whose parents are separated or divorced. Can J Commun Ment Health 2002;4(Suppl.):25-38.
  2. Stern ES. The Medea Complex. J Ment Sci 1948;94:321-31. [Medline]
  3. [**] Depaulis A. Le complexe de Médée. Quand une mère prive le père de ses enfants. Bruxelles : Editions De Boeck Université, 2008; 169 p.
  4. [**] Euripide. Médée. Paris : Hachette, 1992.
  5. Lansky MR. The impossibility of forgiveness : Shame fantasies as instigators vengefulnness in Euripide’s Medea. J Am Psychoannal Assoc 2005;53:437-64.

[*] à lire [**] à lire absolument

Contact auteur(s)

Antonio Andreoli

, Service de psychiatrie de liaison et d’intervention de crise
HUG, 1211 Genève 14
antonio.andreoli @ hcuge.ch

source et texte complet : medhyg.ch

 


« L’aliénation parentale consiste à éliminer un ou plusieurs parents (mère, père, grands-parents…) de la vie d’un enfant. Cette » (…).

«Il s’agit d’un désordre psychologique qui atteint l’enfant lorsque l’un des parents effectue sur lui, de manière implicite, un «lavage de cerveau» visant à détruire l’image de l’autre parent. »

 

 

A suivre : Les pros sonnent l’alarme ! A suivre : L’Exclusion Parentale est une maltraitance psychologique

 

 


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Témoignage : "Revivre après l’aliénation parentale" (Claire, 43 ans, Directrice d’école maternelle)

« Claire a vécu toute son enfance, choyée par sa mère en qui elle avait une confiance absolue et qui a représenté "son unique modèle parental". Elle n’a aucun souvenir d’enfance de son père ! Ses parents s’étaient séparés alors qu’elle avait à peine deux ans. Elle ne se rappelle que de nombreux déménagements…


Alienation Parentale
Claire a grandi dans un climat ou son père a été représenté comme irresponsable et démissionnaire , ne s’étant (prétenduement) jamais occupé de savoir ce qu’elle devenait ou s’être soucié de verser quelque contribution financière que ce soit. Sa mère a fait régulièrement observer à son enfant qu’elle n’avait pas refait sa vie pour se consacrer à l’épanouissement et à l’éducation de son enfant !

Claire n’a pas été intéressée par les garçons à l’adolescence.

Après sa majorité, Claire recherche son père pour connaître les raisons d’une telle démission / abandon, alors qu’elle débute des études en psychologie.

Son père lui confie alors alors un énorme dossier de procédures familiales…

Claire découvre que son père a en réalité toujours versé une pension alimentaire pour sa fille et qu’il s’est battu pendant de nombreuses années pour tenter de revoir sa fille, ayant finallement été contraint de cesser toute procédure ou recherche du lieu ou vivait sa fille, ruiné par ces démarches.


Parent pervers , perversion , sadisme
En découvrant ces années de mensonges, tous les repères de Claire s’effondrent et elle fait une grave dépression. Arrêt des études, travail psychologique sur soi, découverte d’une vie non formatée (sorties, voyages, rencontres amoureuses).

Claire a aujourd’hui deux beaux enfants équilibrés et un époux qu’elle décrit comme très présent, compréhensif et participant à toutes les taches éducatives et domestiques.

Elle est directrice d’école maternelle et a une vocation prégnante pour la petite enfance.

Ses relations avec sa mère se sont gelées, pour reprendre sa propre expression. Il n’a jamais été possible de construire un lien avec son père malgré un souhait et de nombreuses tentatives réciproques ( "nous sommes restés étrangers l’un à l’autre mais nous nous tenons au courant régulièrement des événements de nos vies" )

 

 

source : Témoignage & rédaction par Gérard REVEREND (Président de l’Association [Les Papas = Les Mamans])
 

 


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On peut continuer à démolir les enfants : la justice ne va pas tellement s’y opposer…


C’est gratuit et c’est sans frais ! (…) On peut continuer à démolir les enfants, la justice ne va pas tellement s’y opposer…
Ca c’est terrible !
(Maître Jean Pannier à propos de l’aliénation parentale)

NB : VIDEO : à la fin de l’article …
 

(..) En général, les magistrats n’aiment pas ça l’aliénation parentale : on a l’impression qu’ils se sentent dépassés par la gravité accumulée de cette aliénation comme si on avait atteint un point de non retour et que mis devant le fait accompli, ils ont décidé que ca ne servait à rien d’essayer de renverser la vapeur alors "on gère la misère".

Les parquets ferment les yeux d’ailleurs. Ils font des réquisitoires qui dépassent rarement trois lignes ; ils ne s’investissent pas dans les dossiers. De sorte que le traitement de ces affaires là, laisse largement à désirer. Et ça encourage ceux qui sont bien évidemment à l’écoute de ce genre de "laisser-aller".. Ca encourage à multiplier les cas d’aliénation. C’est gratuit et c’est sans frais !

On peut continuer à démolir les enfants, la justice ne va pas tellement s’y opposer.. Ca c’est terrible !

* Votre constat est consternant : Doit-on considérer qu’il y a une véritable démission de la justice face aux souffrances des enfants ?

C’est pas une démission chaque fois qu’un magistrat fait bien son travail, c’est à dire qu’il ne se contente pas des analyses de certains experts qui sont beaucoup trop consensuels…

A Paris, il y a quelques "experts maisons" qui sont redoutables en ce sens qu’ils prennent l’oreille du juge : ils essayent de savoir "où va le vent" et à ce moment là, on sait d’avance, quel sera le contenu des rapports. Ca c’est fabriqué sur-mesure…

* Vous insinuez qu’il y a une convenance entre le juge et l’expert ?

Oui bien sûr, ils se parlent au téléphone, ce qui normalement ne devrait pas avoir lieu. Mais manifestement, surtout pour les vieux magistrats, il y a belle lurette qu’ils se sont accommodés de ce genre de facilités et ca devient consensuel… et ca peut même remonter à l’échelon supérieur : on voit bien que ces "experts maisons" qu’on voit d’ailleurs venir en compagnie des mêmes magistrats dans les colloques, dans les séminaires où vous retrouvez les dignes représentants de l’Aide Sociale à l’Enfance…

Tout ça, c’est consensuel. Et ca se passe très bien, en ce sens qu’il n’y a pas de fausses notes… Donc si on a décidé que l’aliénation parentale "faut pas en parler" et bien, ils vont faire tout ce qu’il faut pour qu’on n’en parle pas.

Sauf qu’il y a des couacs : vous avez des magistrats (même au tribunal pour enfants de Paris) qui reconnaissent que l’aliénation parentale est un vrai problème et qui en tirent les conséquences au point de parfois même de décider de mettre un terme à des mesures d’assistance éducative qui n’ont servi à rien et qui sont même responsables d’avoir aggravé la situation !

* Ca discrédite complètement les expertises ?

Vous avez des experts tout à fait honnêtes et consciencieux mais il y a aussi les négationnistes. Il y a des gens qui vous disent carrément que "l’aliénation parentale, c’est une fumisterie inventée par un pédopsychiatre américain, le Dr Gardner". Ils ne veulent pas admettre que ca existe !

* Vous m’aviez cité un psychiatre du nom de Lopez ?

Oui, M. Gérard Lopez est venu un jour nous expliquer dans une conférence du barreau de Paris que "l’aliénation parentale c’est quelque chose qu’on a inventé de toute pièce mais qui n’existe pas". Ce monsieur enseigne à Paris, dans un institut de criminologie. C’est totalement incompréhensible qu’on le laisse encore venir étaler ce genre de théorie mais c’est la réalité. Et d’ailleurs, il avait suscité l’indignation de tous les avocats qui étaient présent.


« Le monde n’est pas « ou blanc ou noir » mais souvent les deux»(…).

L’évocation du concept d’aliénation est pour une majorité de cas tout à fait hors du cadre d’accusations pédophiles. On parle de desaffection d’un parent de manière progressive qui tourne à des comportements de l’enfant manifestement pathologique


* Est-ce que ça n’est pas une volonté alors ?

Vous savez vous avez des négationnistes dans d’autres domaines.. Parfois ces gens là sont déterminés… Un peu comme les parents qui veulent s’emparer d’un enfant quelques soient les conséquences sur l’enfant…

Il y a un vrai problème dans l’aliénation parentale, c’est que les experts qui ne la rejettent pas et qui admettent même qu’elle existe et qui en tirent les conséquences, qui attirent l’attention des magistrats : ces experts là sont pour l’instant peu nombreux ! Donc au départ, on est inquiet de cette difficulté. On a du mal à trouver des experts qui soient spécialisés sur l’aliénation parentale et en plus, les juges qui n’aiment pas l’aliénation parentale ne vont pas se précipiter pour nommer des experts spécialisés ! C’est un vrai problème !

* On tourne en rond ?

On tourne en rond et la justice est rendue à partir d’apriori. C’est à dire qu’… on nie l’existence de phénomènes qui sont gravissimes (pour l’avenir des enfants) !

 

***

A propos des scénarios des fausses accusations …

* En cas de maltraitance, le premier juge qui devrait être saisi, c’est le juge des enfants avant même le JAF ?

Le tribunal pour enfant, lui va être saisi à la suite d’un signalement : c’est à dire qu’un médecin va constater de mauvais traitements et va faire un signalement au procureur de la république (ou un service social ou toute personne qui peut avoir à donner son avis sur une situation qui n’est pas normale). Les parents de leur côté vont essayer avec plus ou moins de bonne foi dans certains cas de sensibiliser le tribunal pour enfant, vont s’adresser à un avocat qui va déposer une requête. Le magistrat aura à faire attention à ce que la requête soit légitime : est-ce qu’elle est fondée ; il faut faire un certain nombre de vérification..

* Ils peuvent le faire sans avocat d’ailleurs ?

En général, ils prennent un avocat (quand ils veulent arriver à leur fin). Et c’est là que ca devient plus compliqué voir plus dangereux. Les juges bien rôdés savent très bien que dans un certain nombre de cas, il faut savoir dire NON : parce qu’il y a un scénario qui se met en place et le juge va servir d’instrument.

Malheureusement, il y a des juges qui se laissent convaincre plus facilement que d’autres. Mais les magistrats bien trempés qui ont vraiment une bonne expérience savent aussi dire NON..

* La dans ce cas, les juges devraient demander une enquête sociale ?

Ah mais ils le font ! Mais faut voir dans quelles conditions travaillent les services sociaux ! C’est pas toujours édifiant. Souvent, ils ont aussi l’argument de dire "on a trop de boulot, on est débordé, on doit faire vite : les juges sont pressés. Ils nous demandent de faire cela dans un délai relativement bref. (..)".

Là aussi, il y a beaucoup à dire sur les rapports des services sociaux. Parfois, les services sociaux ont tendance à essayer de savoir si le juge n’a pas déjà une petite idée pour essayer de ne pas se retrouver en porte-à-faux par rapport à ce que le juge pense au départ… C’est très suggestif et souvent les parents qui sont confrontés à l’enquête sociale découvrent une réalité complètement déformée : c’est manipulé du début jusqu’à la fin !

* Est-ce que les enquêtes sont bien faites en générale, sinon ?

Pour celles que j’ai vu, franchement : c’est n’importe quoi ! C’est fait sur des ragots. Parfois même on oublie d’aller consulter les gens qui seraient les mieux à même de donner un renseignement. A la campagne, c’est bien classique : ce sont les maires qui sont les principaux informateurs et qui devraient être sollicités en premier pour savoir ce qui se passe dans le village parce qu’il peut y avoir des problèmes de proximités, de voisinage.. (…) ou des représentants les mieux à même de donner des avis objectifs. On va se contenter de ce qu’on a mis en avant : c’est à dire des gens qu’on a soigneusement désigné pour vendre un discours convenu avec des preuves fabriquées.. C’est assez calamiteux dans l’ensemble. Il faut dire les choses comme elles sont..

* Une enquête qui serait bien faîte consiste en quoi ?

Vous savez tout ce qui est béni de l’étiquette "politiquement correcte" est à prendre avec vraiment des pincettes : c’est parce que c’est politiquement correct qu’on fait confiance au système alors que le système dans bien des cas ne fonctionne pas !

* Pourquoi ce système ne fonctionne pas ?

Parce qu’il y a des gens qui sont assez rusés, assez malin pour le pervertir et qu’en fasse il y a des gens qui ne sont pas assez malin, ni assez rusé pour s’en rendre compte ou pire : que ca ne dérange pas ! Là c’est le comble : mais c’est une réalité quotidienne !

* C’est une réalité quotidienne ?

Oui, bien sûr.. Mais ça on a du mal à l’admettre parce que ca choque un peu. On se dit "mais enfin quand même ce sont des gens de métier : ils auraient dû être un peu plus prudent…" Non non, non, non..

* Les français ont a priori beaucoup de mal avec leur justice : ça n’est pas très encourageant ?

Ca n’est pas très encourageant. Mais .. Par contraste vous avez des magistrats extrêmement consciencieux.. des gens avisés, prudents. Mais surtout .. des magistrats courageux : il y en a !

Le fait qu’il y en ait c’est plutôt rassurant : mais il n’y en a pas assez ! (Maître Jean Pannier)

 

source : https://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/02/12/on-peut-continuer-a-demolir-les-enfants-la-justice-ne-va-pas-tellement-sy-opposer/

 
A suivre . L’institution judiciaire face à la réalité de l’aliénation parentale est un petit peu responsable de ce que l’on pourrait qualifier de non assistance à personne en danger (M. Jean Pannier)

 

 

 


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Docteur Victor Simon à propos de l’aliénation parentale : « Les enfants vont très mal ! » (Troubles, dépressions, schizophrénie …)

Il y a des choses à changer dans le système et qui ne fonctionnent pas : il faudrait qu’il y ait un peu plus de « culture psy » dans les milieux policiers et dans les milieux de justice. (Dr Victor Simon, Directeur du Centre d’Hypnose et Psychosomatique – Paris)

L’aliénation parentale survient quand il y a un conflit intra-parental. Quand un couple commence à se déchirer(…)

[Le parent aliénant] va monter le fils ou la fille contre [l’autre parent] en tenant des propos qui sont invalidant et qui disqualifie l’autre parent

* Est-ce qu’il s’agit d’un "esprit de vengeance" ?

C’est la vengeance, (…) Ce sont les règlements de compte qui apparaissent et qui font que peu à peu l’enfant se retrouve pris en otage et qui peu à peu va épouser le système du [parent aliénant] qui le monte contre [l’autre parent] et cela devient sa référence.

* L’enfant va être amené à haïr [son autre parent] ?

Les enfants deviennent des enfants soldats. Ils vont devenir des combattants de première ligne contre le parent qui est rejeté.

* C’est du lavage de cerveau ?

C’est une intoxication psychique. On pourrait appeler cela un lavage de cerveau. On passe son temps à envoyer des messages destructeurs contre l’autre parent. L’enfant finit par adhérer complètement à ce schéma de pensée.


* Cette animosité peut s’étendre au reste de la famille ?

Il n’y a pas que le parent qui est aliéné. Toute la belle famille l’est également. L’enfant est isolé de son autre famille qui pourtant l’aime, qui a besoin de lui et lui a besoin de cette autre partie de la famille pour se construire (…)

* Il y a un autre cas : celui qui est enlevé par un parent à l’étranger ?

C’est du rapt. Quand un père ou une mère sentent qu’ils perdent les pédales vis à vis de la justice : ils font un rapt d’enfant. Ils vont se cacher à l’autre bout de la France, si ca n’est pas à l’étranger. Et là on rentre dans quelque chose de complètement toxique parce que les enfants sont isolés et ne revoient pas l’autre parent pendant 10 ans, 15 ans.

Il y a là le même système de dénigrement et là c’est terrible parce que l’enfant va vivre avec un parent qu’il a dénigré et quand il va grandir, il va s’apercevoir qu’il a été l’objet d’une manipulation. Seulement il aura complètement perdu le contact avec son parent qui sera devenu un étranger.

* Pourquoi il y-a-t-il des fausses accusations d’abus sexuels ?

(…) C’est un drame parce qu’il est extrêmement difficile lorsqu’il y a de fausses allégations de ce type de faire la part des choses (…)

* Comment on va inciter son enfant à faire de fausses accusations ?

C’est l’âme humaine (…) : on invoque n’importe quel système et tous les coups sont permis. C’est cela qui est un drame parce que la justice n’est pas formé à cela, la police non plus. Ca veut dire qu’ils ne savent pas conduire un interrogatoire spécifique. Très peu en tout cas. Les juges ne savent pas très bien non plus comment faire pour discerner le vrai du faux.
Ce qui fait que bien souvent des décisions de justice sont prises et qui vont à l’encontre de la réalité (…) [innocents suspectés et vrais coupables écartés]

Il y a des choses à changer dans le système et qui ne fonctionnent pas : il faudrait qu’il y ait un peu plus de "culture psy" dans les milieux policiers et dans les milieux de justice.

* Dans ce contexte, les enfants se développent comme ils peuvent ?

Les enfants vont très mal ! Ils ont des troubles du comportement extrêmement sévères. Ils ont des dépressions. Ils ont des troubles schizophréniques, parfois. Ils ont parfois des troubles de l’alcoolisation… une sexualité totalement étrange et précoce. Ils ont également des comportements antisociaux parce qu’ils ne savent plus ce qu’est l’altérité. Ils ne savent plus faire la nuance : est-ce qu’on est pour ou est-ce qu’on est contre ? Tout ce qui n’est pas avec moi est contre moi. Cela les conduit à avoir des comportements décalés. Cela les amène à l’alcoolisation, à la drogue, à la dépression et le suicide également.

* Et il y a le rôle des professionnels de santé.. parce que vous n’êtes pas formés pour détecter l’aliénation parentale ?

C’est une découverte récente parce que les travaux sur l’aliénation parentale n’ont été décrits qu’à partir de 1980, par Gardner. A part les gens qui travaillent pour les familles et pour les couples, très peu de gens connaissent cela et les avocats le connaissent mieux que les médecins. C’est quelque chose qu’il faudrait développer dans une formation très spécifique (…)

* Au niveau de la prise en charge pour les enfants, comment ca se passe ?

C’est extrêmement complexe car quand le lien parental est cassé, c’est extrêment difficile de le reconstruire… Quand on a "tué" entre guillemet, son père ou sa mère et que l’on ne l’a pas vu pendant 10, 15 ans : c’est devenu un étranger. Il y a alors un long travail de reconstruction à faire : l’enfant qui a été isolé avec le parent aliéné et faire une thérapie de "couple père-enfant" ou "mère-enfant" pour pouvoir reconstruire un lien. (…)

* C’est un peu facile d’utiliser un enfant dans ces circonstances là ?

Elle a un compte à régler avec son mari. Elle ne veut rien lui passer et surtout pas le pouvoir d’élever "son" enfant. C’est un règlement de compte complètement archaïque.

500 000 couples sont dans l’aliénation parentale en France. Oui, c’est énorme

* On termine sur une note optimiste ?

Oui, l’optimisme c’est qu’il faudrait qu’on puisse mieux informer les familles (..). Plutôt qu’aller à la guerre de 30 ans, il vaudrait mieux faire rapidement une thérapie familiale ou une thérapie de couple pour que la séparation qui doit avoir lieu (si elle doit avoir lieu) se passe dans des conditions ou les enfants ne soient pas pris en otage. (Docteur Victor Simon)

 

 source: https://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/02/11/dr-victor-simon-les-enfants-vont-tres-mal/

 

A suivre (article connexe) : C’est gratuit et c’est sans frais ! (…) On peut continuer à démolir les enfants, la justice ne va pas tellement s’y opposer… (Maître Jean Pannier) A suivre (article connexe) : L’aliénation parentale ou comment réussir à rendre son enfant fou ! (Dr Victor Simon)

 

 

 


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L’Exclusion Parentale se déroule en 2 étapes : isolement parental (Parental Isolation) puis aliénation parentale (Parental Alienation). … https://affairesfamiliales.wordpress.com/plan-de-site/
6% à 13% des divorces soit 18 000 enfants concernés

A suivre : Les étapes de l’Exclusion Parentale A suivre : La souffrance de l’enfant séparé

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L’Exclusion Parentale, un mal qui souffre d’abord de l’ignorance de son existence…

 

[Extrait – 07 novembre 2011] / « Journal personnel»
(…)

Ce soir, néanmoins je dresse l’ébauche d’un schéma (cf. graphique) qui tente de représenter la généalogie de la mère de notre enfant afin de répondre à mes interrogations…
En effet, est-ce que les antécédents de la mère pourraient éventuellement permettre de soulever des hypothèses quant à l’éventualité d’une influence vis-à-vis de la situation actuelle. Par exemple, qui pourrait s’exprimer par une perception dénaturée (sinon modifiée) du rôle du père ou du lien père-enfant (dans le couple parental) (?) ou bien par une attitude surprotectrice ou disproportionnée (?), etc…


* Car sinon pourquoi absolument s’interdire d’envisager l’hypothèse que le contexte familial et les antécédents (petite enfance, expériences de concubinage précédentes, etc…) de mon ex-concubine pourraient avoir un rôle éventuellement influent vis-à-vis de la situation actuelle ?
.

1/ Car vraiment, cette histoire familiale (ci-après) pourrait-elle être vraiment n’avoir strictement aucun effet  à long terme ?
/Ascendant maternel 1e degré / la mère de mon ex-concubine

  • La mère de mon ex-concubine, quand elle était jeune femme, a été obligé de refuser la demande en mariage de son prétendant alors qu’elle était enceinte et proche d’accoucher. Ainsi quand le bébé est né, c’est-à-dire la demi-sœur de mon ex-concubine, elle n’a connu son père « génétique » pour la première fois qu’à l’âge de 35 ans.
  • La dernière union de sa mère s’est soldée pour la troisième fois par un éloignement du père par rapport à son dernier enfant (le demi-frère de mon ex-concubine) sous le prétexte, selon elle, « d’appartenance à une secte » (l’image du père, une nouvelle fois dévalorisée). L’enfant n’aurait toujours pas repris contact avec lui. (Les lettres que son père lui avait envoyées pendant son adolescence ont été interceptées par sa mère.)
  • Mon ex-concubine quant à elle, a été forcée petite, d’aller avec sa mère en voiture et devoir se cacher sur la banquette arrière pendant que celle-ci espionnait son mari (le père de mon ex-concubine) qu’elle soupçonnait d’adultère.
  • Elle a souffert du divorce de ses parents et elle a du supporter le dénigrement de son père et entendre sa mère proférer des insultes à son encontre.

/Ascendant paternel 1er degré / Le père de mon ex-concubine

  • Mon ex-concubine demande à partir vivre chez son père à l’âge de 14 ans. Malheureusement, elle assiste à des dizaines de relations amoureuses. Ses maîtresses n’avaient droit de séjour que le week-end tout en espérant plus, mais sans pouvoir y parvenir. Elles finissaient par rompre d’elle-même, parfois à la suite à d’une grave dépression. Dans ce contexte, mon ex-concubine, témoin de ce schéma récurrent de dépendance affective, a fini par y prendre goût et se vantait de les entendre « pleurer au téléphone » et ainsi devenir ainsi la confidente de leur détresse. De quel plaisir ou de quelle fierté peut-on s’enorgueillir de ce type d’expérience ?

2/ Que dire des précédentes expériences de concubinage, qui se sont soldées par :

  • une grave dépression (à la suite de son premier concubinage),
  • une anorexie mentale (à son second),
  • une « fragilité psychologique liée au syndrome anxieux dépressif» (selon le Dr Mazet) (à son troisième)

3/ Et de ces autres faits marquants :

  • Elle déclare non sans fierté, avoir « détesté tous ses camarades de lycée », leur témoignant de la haine qu’elle estimait méritée du fait de leur « immaturité ».
  • Elle accuse son ex-beau-père de « l’avoir « poursuivie avec un couteau de cuisine autour d’une table » parce qu’il aurait cru selon elle, qu’elle aurait « incarné le diable sur une photo»([suivant ses propres termes),
  • Elle accuse son premier concubin de l’avoir séquestré – mais d’avoir quand même pu s’enfuir par la fenêtre du RDC un jour qu’il n’était pas à la maison ;
  • Elle accuse son second concubin, un kinésithérapeute, d’entretenir une double relation et d’avoir fait des préparatifs de mariage avec une autre femme, alors que leur propre relation semblait sur le point de s’officialiser …. Et a contrario de l’accuser de l’avoir harceler afin de la convaincre pour qu’ils se remettent ensemble.

Enfin, quelle empathie manifestée vis à vis de la souffrance liée à la situation actuelle où notre enfant est forcé désormais de ne plus voir son père seulement moins de 2h00/quinzaine alors qu’il habite à 20 minutes ? Cela l’émeut-elle outre mesure ?

« L’enfant aime de manière innée. La séparation du lien enfant-parent quand il s’opère est la première déchirure. »(…).

La souffrance de l’enfant peut être niée ou négligée : quels sont les risques pour l’enfant ?

 


* Au regard de ces quelques éléments, est-il alors encore possible de soulever quelques hypothèses qui permettraient d’appréhender le contexte de notre propre situation ?
En attendant, cela me permet de comprendre que mon ex-concubine a traversé dans son enfance des moments pénibles partagés également par les membres de sa famille. Seulement, je souhaiterais pouvoir trouver plus d’échos vis à vis du bien être de notre enfant, afin de ne pas ajouter à cette dramatique histoire familiale, de nouvelles souffrances et un nouveau contexte dont notre enfant est la première victime.
Mais en attendant, je me sens désarmé. Mon ex-concubine en mélangeant pêle-mêle le vrai et le faux, en étant convaincue et convaincante, finit par me faire perdre la crédibilité nécessaire pour espérer être enfin entendu.
Alors que dois-je faire, sinon me résoudre à toujours plus de patience et attendre qu’elle se rende compte des conséquences que cette situation engendre… Et ainsi d’apprendre à vivre avec ce sentiment étouffant, d’être comme jeté comme dans une prison sans barreaux, le temps indéfiniment suspendu…

[extrait du journal de bord (maj. 07/11/2011)]

 

A suivre : Les étapes de l’Exclusion Parentale A suivre : Syndrome de Médée (Service Psychiatrique – HUG)

 

https://affairesfamiliales.wordpress.com/2011/11/07/mon-fils-est-en-danger/

 


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Qu’est-ce que la perversion ? (morale, narcissique, …)


La perversion a plusieurs acceptions :

  • Au sens moral c’est celui qui fait le mal ;
  • D’un point de vue psychiatrique, on caractérise le fait pervers par son pendant : le sadisme ;
  • Dans ce que l’on a dénommé la perversion narcissique (dans le cadre conjugal notamment), on met en avant la manipulation psychologique ;
  • Enfin dans le cadre de l’aliénation parentale, l’enfant-otage qui sert de moyen de pression devient peu à peu l’enfant soldat du parent aliénant qui le maltraite par manipulation psychologique…

Dans tous les cas, l’absence d’empathie (par déni, clivage, vice assumé ou projection de ces propres tares… ) est ce qui la caractérise la mieux.. :

Les pervers maintiennent une distance affective suffisante pour ne pas s’engager vraiment. L’efficacité de leurs attaques tient au fait que la victime ou l’observateur extérieur n’imaginent pas qu’on puisse être à ce point dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de l’autre.


1) Perversion au sens moral

Pervers (au sens moral) ( : Qui aime accomplir des actes cruels ou immoraux. Qui est méchant, dépravé, naturellement enclin au mal. Du latin perversus (« renversé », au figuré : « appliqué à contre temps, vicieux »)

2) Perversion au sens psychiatrique (ou « faits pervers »)

Pervers (psychiatrie) : Non clairement définie ? Il suffit de consulter le Manuel alphabétique de psychiatrie d’Antoine Porot où les notions de perversité et de perversion sont abordées sans nuance sous l’angle de la morale pour constater l’écart conceptuel qui existe entre la psychiatrie et la psychanalyse sur ce problème
« Posez-vous la question : Qu’est-ce que je ressens quand je fais mal à quelqu’un : de la culpabilité, de la honte, rien du tout ? Si vous ne ressentez rien du tout : Allez-vite vous faire soigner…  » (Un psychiatre lors d’une interview au sujet de l’acception du terme « pervers » en psychiatrie)


3) Perversion narcissique

Pervers narcissique :
La « perversion » dite « narcissique » est souvent confondue avec le trouble de la personnalité narcissique, défini comme la surestimation de soi-même et de ses capacités, le besoin d’être reconnu comme exceptionnel, tout en acceptant difficilement les critiques. Au contraire, la perversion désigne le fait de détourner, de renverser et de retourner. Elle correspond aux stratégies du sujet assurant la satisfaction de ses pulsions aux dépens des autres. Ils sont utilisés comme des choses et leurs sentiments sont niés.

Narcisse (Mythologie) : un jour qu’il s’abreuve à une source, il voit son reflet dans l’eau et en tombe amoureux. Il reste alors de longs jours à se contempler et à désespérer de ne jamais pouvoir rattraper sa propre image. Il finit par dépérir puis mourir d’une passion qu’il ne peut assouvir

La perversion d’un proche, d’un conjoint, d’un parent, d’un supérieur peut briser un couple, défaire une vie ou ruiner une carrière professionnelle. La stratégie perverse cherche à déstabiliser l’autre, par une séduction flatteuse ou un acharnement souvent sournois et subtil, ainsi que par une disqualification insidieuse et récurrente. L’objectif est d’obtenir un moyen de contrôle sur l’affection, l’attention et la disponibilité de l’autre ; sans reconnaître sa propre vulnérabilité.

Le bourreau ne possède pas de personnalité propre, elle est forgée sur des masques dont il change suivant les besoins, passant de séducteur paré de toutes les qualités, à celui de victime faible et innocente, ne gardant son véritable visage de démon que pour sa victime. Et encore il peut jouer avec elle au chat et à la souris, faisant patte de velours pour mieux la tenir, puis sortant ses griffes lorsqu’elle cherche à s’évader.

Symptomatologie d’une personnalité narcissique (trouble narcissique)

  • le sujet à un sens grandiose de sa propre importance (par exemple, surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport) ;
  • est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté, de perfection, ou d’amour idéal ;
  • pense être « spécial » et unique et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau ;
  • montre un besoin excessif d’être admiré ;
  • pense que tout lui est dû : s’attend sans raison à bénéficier d’un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits ;
  • exploite l’autre dans les relations interpersonnelles : utilise autrui pour parvenir à ses propres fins (mensonges, chantages, violence verbale, etc.) ;
  • manque d’empathie : n’est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d’autrui ;
  • envie souvent les autres, et croit que les autres l’envient ;
  • fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains.

Le désir de l’autre, sa vitalité, leur montre leurs propres manques. On retrouve là l’envie, commune à bien des êtres humains, du lien privilégié que la mère entretient avec son enfant. C’est pour cela qu’ils choisissent le plus souvent leurs victimes parmi des personnes pleines d’énergie et ayant goût à la vie, comme s’ils cherchaient à s’accaparer un peu de leur force.

L’état d’asservissement, d’assujettissement de leur victime à l’exigence de leur désir, la dépendance qu’ils créent leur fournit des témoignages incontestables de la réalité de leur appropriation.


4) Perversion parentale / Parent-pervers

Le parent pervers vise dans un premier temps l’isolement de l’autre parent vis à vis de l’enfant. Il procède le plus souvent, par calomnie pour obtenir des résultats rapides et efficaces. (…)

La voie est ouverte ensuite pour opérer le dénigrement de l’image de l’autre parent et renforcer l’enfant dans l’aliénation parentale.

Le pervers est une personne totalement dépourvue d’empathie, qui n’éprouve aucun respect pour les autres, qu’il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d’autorité. Le pervers a besoin d’écraser pour exister. L’enfant est une proie de choix car il est fragile et malléable, avec sa confiance illimitée et sa soif d’amour et de reconnaissance.

« Le syndrome de Médée ou le coeur des enfants en sacrifice » (…).

« Le syndrome de Médée est une modalité de harcèlement mise en œuvre par un parent voulant priver son/sa conjoint/e de la relation avec ses enfants et apparaissant à l’occasion d’une rupture conjugale.»«Il s’agit en somme d’une forme organisée de maltraitance qui porte sur une dimension vitale de la vie affective et se traduit par des effets psychotraumatiques très importants.» (Antonio Andreoli – Service de psychiatrie HUG – Rev Med Suisse )

Témoignage d’un parent (entraideapn) (…) Si vous avez des enfants communs, sachez que le pervers narcissique s’en prendra forcément à eux s’il n’arrive pas à vous détruire directement. Prenez donc soin de protéger vos enfants avant le combat, si c’est possible. Une fois le combat juridique démarré, le pervers narcissique prendra un immense plaisir à manipuler vos enfants pour mieux vous détruire …« 


« La Russie sous le choc, une mère jette ses deux enfants du 15e étage et repart souriante »(…).

« L’affaire a suscité l’émotion dans toute la Russie. Galina Riabkova, une femme de 30 ans, est soupçonnée par la police d’avoir jeté ses fils âgés de 2 et 4 ans d’un immeuble de Dolgoproudny, au nord de Moscou. La femme aurait convaincu les deux petits garçons de quitter leur appartement du huitième étage pour monter au quinzième étage en leur promettant qu’ils pourraient lancer des avions en papier du balcon. »


5) Empathie : Peut-on ressentir une douleur que l’on n’a jamais éprouvée ?

danziger

Chez les sujets témoins (à gauche), aucune activité cérébrale n’est corrélée au score d’empathie, tandis que chez les patients ICD (à droite) l’activation du cortex préfrontal ventromédian (zone colorée) est étroitement corrélée au score d’empathie.

De façon intéressante, l’analyse des corrélations entre les réponses cérébrales à la vue de la douleur d’autrui et les capacités d’empathie de l’observateur révélait des différences très significatives entre les patients ICD et les témoins: chez les patients, le degré d’activation du cortex préfrontal ventromédian – une région cérébrale connue entre autres pour son rôle essentiel dans les processus d’inférence de l’état émotionnel d’autrui et dans les émotions sociales telles que la compassion (3) – était étroitement corrélé au score d’empathie: en effet, plus les patients étaient dotés de capacités d’empathie élevées, plus cette région de leur cerveau se trouvait activée à la vue de la douleur d’autrui. En revanche, aucune corrélation entre le score d’empathie et l’activité cérébrale n’était observée dans le groupe témoin dans les mêmes conditions (cf la figure ci-dessous).
Pour compenser leur manque de résonance émotionnelle automatique avec la douleur d’autrui, les patients congénitalement insensibles à la douleur doivent donc nécessairement recourir à un travail d’inférence émotionnelle complexe qui dépend étroitement de leur capacité d’empathie. Ces résultats suggèrent plus généralement que c’est grâce à ce type de processus de cognition sociale que nous pouvons éventuellement imaginer et partager avec autrui des affects liés à une expérience que nous n’avons nous-mêmes jamais vécue.
(source : extrait, « Peut-on partager une douleur que l’on n’a jamais éprouvée ?(…) » (Nicolas Danziger, Isabelle Faillenot et Roland Peyron) CHU Bellevue, Groupe Hospitalier Pitié-Salpétrière)

Inversement qu’est-ce qui pourrait expliquer la propension d’un schéma autoreproductif de la souffrance (comme la maltraitance) ?

La question est posée, en effet : si l’on peut comprendre avoir des difficultés à éprouver par empathie une souffrance que l’on a soi-même jamais ressentie : inversement, comment expliquer que ceux-là même qui au contraire, ont déjà éprouvé cette douleur, et en particulier, ceux qui l’ont éprouvée de manière très marquée, peuvent inversement avoir une propension à reproduire le schéma originel de cette souffrance cette fois en tant que « bourreau » plutôt que « supplicié » ? Cette reproduction du scénario originel de la souffrance s’accomplissant alors avec une absence quasi-totale d’empathie de la part du pervers rejouant la scène sadique originelle. Un peu comme si, justement la « case » sollicitée par la victime était devenue inactive à l’empathie. Et si l’on considère la possibilité d’une jubilation dans l’accomplissement du fait pervers : y-aurait-il une « empathie inversée », ou une « empathie déplacée » c’est à dire non pas le ressentie de la « souffrance de la victime » mais remplacée par celle du « plaisir du bourreau » ? Ce qui permettrait alors d’expliquer d’une part l’absence d’empathie lors de l’acte sadique mais également l’encouragement à la reproduction du schéma de la souffrance (de manière pathologique) ? La question est posée… (source : affairesfamilliales.com )


6) Pervers pour la vie ?


Que peux-t-on faire face à un pervers narcissique ?

* Pascal Couderc (Psychologue, Psychanalyste) *: « C’est compliqué parce qu’il séduit ceux qui sont susceptibles de l’être et il écarte les autres… En général, la prise de conscience se fait petit à petit, vraiment très progressivement, par des éléments épars dans l’histoire qui viennent jeter une ombre sur cette image idéale de [la personne] qu’elle prétend être.« 

* Jounaliste * : Est-ce que les pervers sont conscients d’avoir basculé dans une pathologie ou bien se disent-ils, « Mais non, c’est pour son bien, c’est moi qui dirige parce que finalement, elle était trop faible pour le faire, et puis c’était ma façon à moi, de lui montrer que je l’aimais, etc. » enfin, ils sont jamais conscient ces pervers ?

* Pascale Chapaux-Morelli (Présidente d’Association) * : « Non, [les pervers] ne sont pas vraiment conscients, d’ailleurs ils accusent toujours l’autre. Lorsque quelque chose ne va pas, c’est toujours l’autre qui est coupable. Et ils ne se remettent pas en question. [Les victimes] en générale se conseillent toutes de fuir… « 

* Journaliste * : « En gros, si un pervers narcissique arrive dans votre cabinet… « 

* Pascal Couderc * : « Non [il n’arrivera jamais dans notre cabinet]. Parce que lui, ne souffre pas.« 

* Journaliste * : « Alors, s’il est condamné pour une raison quelconque et qu’il a une injonction thérapeutique, et qu’il arrive un jour chez vous : est-ce que vous pouvez quelquechose pour lui ? »

* Pascal Couderc * : « L’aider à prendre conscience des choses mais c’est assez vain. (…) Oui, on les reçoit, il se passe un certain nombre de séances mais la prise de conscience est vraiment, vraiment compliquée. Parce que c’est la structure psychique. C’est pas juste un symptôme… « 

Existe-t-il néanmoins, l’espoir d’une prise de conscience radicale ?

un pervers repenti ( suite à une EMI/NDE)
+ Explications sur l’EMI/NDE Cf. le Dr Charbonnier (Médecin anesthésiste-réanimateur)
(expériences vécues par environ 3% de la population)

source : https://affairesfamiliales.wordpress.com/2011/11/05/introduction-a-la-perversion-narcissique/

A suivre : Qu’est-ce que l’Aliénation Parentale A suivre : La souffrance de l’enfant séparé

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