Recueil d’appels de détresse adressés à mon ex-femme – restés sempiternellement sans réponses
Mercredi 02/11/2011
Je désespère à voir que tu n’as rien fait pour éviter à Elliot et moi-même de nous voir dans des conditions qui ne sont pas naturelles pour un fils de voir son père. En aucune manière il me serait venu à l’idée d’imposer à notre enfant de voir sa propre mère dans ces conditions. Elliot a donc souffert au bout de 60 minutes de la rupture du lien. Je ne sais plus quoi faire pour que tu prennes conscience que cela n’est pas normal et que cela est cruel de ne rien faire pour l’en empêcher. Il n’est pas digne de jouer avec les sentiments à fleur de peau d’un petit enfant de 3 ans et demi. Je trouve ton insensibilité particulièrement irresponsable.
Tu étais la seule à pouvoir agir dans le sens de l’intérêt de notre enfant. Nous sommes tous acculés à observer scrupuleusement la décision de justice préalable (moi le premier) qui sépare les 8 mois d’attentes d’une procédure à l’autre. Ni substitut du procureur, ni les psychologues, ni les psychiatres, ni Elliot, ni moi-même ne sommes visiblement en mesure d’agir. Toi seule étais en position de faire respecter avant tout l’intérêt légitime de notre enfant. Tu ne t’en soucies pas. Je suis inquiet pour notre enfant. Je ne serais pas en mesure de supporter la tutelle de ton dictat, ni la maltraitance que tu effectues sur notre enfant, bien longtemps encore. J’ose encore espérer que ta conscience s’éveille enfin. Mais ce ne sont apparemment pas les multiples courriels que je t’envois et qui restent sempiternellement lettres mortes qui ont l’air de pouvoir infléchir ta dureté. Nous souffrons Elliot et moi atrocement. Cela devient maintenant intolérable.
Je suis à bout.
Merci de faire le bonheur de notre enfant, en lui permettant de voir son père normalement, le week-end prochain. Aies enfin pitié !
Vendredi 27/10/2011
Bonjour,
Je n’ai toujours pas de réponse à mes appels de détresse. Je souffre de savoir notre fils séparé de son parent. C’est important pour sa construction d’avoir ses deux parents. Tu ne tiens pas compte de l’avis d’un psychiatre de renom qui a une longue carrière dans la région et une grande réputation et qui indique qu’il n’y a rien en ce qui me concerne qui « contre-indique un contact et/ou une garde« . Plus la situation avance, plus j’ai au contraire l’impression que c’est l’inverse et que ton manque d’empathie (ou d’affection) pour notre enfant constitue par contre un danger : du moins, cela constitue un risque d’aliénation parental (et donc une maltraitance particulièrement destructive de l’individu. cf. le lien suivant, pour que tu en prennes conscience http://affairesfamiliales.wordpress.com – Je ne sais plus quoi faire pour te l’expliquer… )
Pourquoi, ne fais tu rien pour éviter de soumettre notre enfant à une expérience traumatique demain au cours de 60 minutes (avec interdiction de sortie) et lui imposer de voir son père comme s’il était dangereux ou punissable et pour le soumettre ensuite à nouveau à l’expérience de l’arrachement du lien d’avec son père ? C’est absurde. C’est injuste. C’est lâche de la part d’un parent d’imposer cela à un petit enfant qui ne peut pas exprimer son opinion. Ne nous impose pas cela au prétexte que si je ne m’y soumets pas moi même, tu diras à notre fils, voici ton père n’est pas venu et il t’a abandonné ? Ou bien à la justice : voici, cet homme ne se soumet pas aux décisions ! Ne sois pas comme cela – cela fait maintenant 1 mois et demi que tu nous as arraché l’un l’autre et que je n’ai pas vu mon fils : je fais tout ce que je peux pour allumer les signaux de détresse, pour défendre quasiment seul, les intérêts de notre enfant : je suis à bout. Je ne tiendrais plus longtemps devant ton indifférence ou ta haine… Notre fils n’en a rien à faire des histoires d’adultes. Il veut voir ses deux parents. C’est son droit le plus légitime. C’est irresponsable de la part d’un parent de ne pas être le garant de la protection de ses droits et de le couper d’un lien qui lui appartient et dont il a besoin pour sa construction.
Ne commets pas cela. Ne sois plus sans pitiés. Toi même, tu ne pourrais souffrir 30 minutes de notre sentiment d’arrachement et de douleur. Pourquoi, n’as-tu aucune hésitation à nous imposer ce traitement. S’il n’y a que moi – pourquoi, ne pas chercher à me nuire seul en utilisant d’autres leviers mais sans prendre notre fils en otage ? Et pourquoi, l’imposer à notre enfant ? Il est si fragile, il est si petit. Pourquoi lui faire cela ? Pourquoi lui ?
Réagis, je suis à bout.
Mercredi 26/10/2011
Bonsoir,
Comme tu le sais et compte tenu du certificat médical que tu m’as demandé de produire et que j’ai produit (cf. email précédent), il n’y a aucune raison d’imposer à notre enfant une expérience traumatique de 60 minutes de visite dans des conditions de « fausse joie » – comme expliqué ici : http://affairesfamiliales.wordpress.com/2011/10/23/voyez-votre-enfant-comme-dans-un-hall-de-gare-en-mieux/ Et qu’ainsi, je te demande, une nième fois, de bien vouloir ne plus continuer à empêcher notre enfant et son père de se voir. Nous souffrons et nous te demandons d’en prendre conscience et d’agir avec initiative et responsabilité dans le sens de l’intérêt de notre enfant (qui est de pouvoir voir ses deux parents)
Je te propose de laisser Elliot passer ce week-end avec son père. Merci de ne pas être égoïste. Je ne sais plus comment arriver à te faire comprendre que cette situation n’est pas normale et qu’Elliot a besoin de l’Amour de ses deux parents ..
Jeudi 20/10/2011
Bonsoir,
J’ai fait comme tu l’as demandé et comme mon fils de 3,5 ans me l’a demandé également en disant « Tu vas voir un médecin ». Car il voulait me voir et c’est la raison que tu lui as invoqué pour justifier que le lien d’avec son père soit rompu. J’ai donc fait cette démarche et suivi tes instructions. Je suis allé voir un éminent psychiatre en Haute-Savoie et j’ai effectué plusieurs séances d’analyse. Il a conclu, me concernant « ne présente pas d’état de dangerosité ni de troubles psychiatriques qui contre-indique un contact et/ou une garde de son fils de 3,5 ans »
Aussi, arrêtons de faire plus souffrir notre enfant de cette séparation injustifiée. Il aime son père, il aime sa mère. Il veut voir son père, il veut voir sa mère. Tu comptes partir pour la énième fois dans l’Oise prochainement et je n’aurai pas beaucoup l’occasion de le voir quand tu ne seras pas là. Cela fait plus d’un mois que nous souffrons mon fils et moi de cette séparation.
Je t’en supplie. Fais cesser cet accaparement. Notre enfant n’a pas à souffrir de cela plus longtemps et moi je n’en peux plus non plus de subir ce dictat et cette injustice : je suis totalement impuissant face à cela, j’ai fait là, ce que tu as demandé… Il faut maintenant de ton côté, prendre conscience que notre enfant de voir ses deux parents.
Voici, le week-end approche. Je te propose de le prendre (ou que tu passes le déposer) à partir de demain soir (18h) ou de samedi matin (10h par exemple) et qu’il reste à la Magne pour le week-end. Je te propose de te le ramener à 17H00 le dimanche ou que tu passes le chercher (comme tu préfères)
Merci de répondre enfin, à mon email pour que cette demande soit entendue. Merci aussi d’être honnête et de ne pas trouver un nouveau prétexte pour ralentir ou justifier l’incompréhensible… Plus personne, ne comprend ton attitude. Et moi, je n’en peux plus de savoir mon fils séparé sans raison de son père. Il souffre, ne sois pas sans pitié : tu ne peux nier cela plus longtemps. Son père a fait comme tu as dit devant le médiateur et devant notre enfant : il a « vu un médecin » alors agis maintenant selon ta parole… (pour notre enfant…)
Merci.
14/10/2011
Bonjour,
J’ai été faire le petit complément de courses. Je suis à la maison. Je n’ai pas reçu de réponse pour savoir si tu préférais que je vienne prendre Elliot ou que tu viennes le déposer ?
Dans l’attente, je reste ici à la maison…
13/10/2011
Bonjour,
J’ai appris que tu partais en vacances dans l’Oise à la fin de ce mois. Cela fait maintenant longtemps que notre enfant n’a pu voir son père normalement.
Je te propose de venir le déposer ce vendredi vers 17/18H et le récupérer soit Dimanche en fin d’après-midi ou Samedi en fin d’après-midi… Ou de reporter à samedi si tu avais prévu des choses ce week-end. Mais la situation est urgente. Il faut que tu puisses laisser Elliot voir son père normalement. C’est plus que le minimum qui t’ait demandé comme effort – merci de ne cette fois encore être insensible au besoin élémentaire de notre enfant de ne pas être coupé du lien d’avec son père. J’aime mon fils plus que tout mais il faut surtout ne pas oublier qu’un enfant aime ses 2 parents. L’en priver d’un (que ce soit le père ou la mère) est une comme une amputation psychologique. C’est destructeur (surtout à son âge). Merci de comprendre ce message et d’aider à faire cesser ces souffrances,
J’attends ta confirmation – j’irai faire un petit complément de courses juste avant que vous arriviez. Si tu préfères que je passe le prendre à la place – n’hésites pas.
Merci
09/10/2011
Bonjour,
Je suis désolé de constater que tu ne fasses aucun effort pour faire cesser cette souffrance à tous les deux (notre fils et moi). Je reste à la maison aujourd’hui : si tu changes d’avis, tu peux venir le déposer. Ou m’appeler pour que je vienne le chercher. Cela devient difficile à gérer. Je trouve navrant que tu sois insensible à mes appels répétés. Elliot souffre également : cela devrait pourtant t’ouvrir les yeux ?
08/10/2011
Bonsoir,
Demain nous serons Dimanche,
J’insiste sur le fait que cela va faire un mois que je ne n’ai pas vu notre fils : pourquoi ? Notre a besoin de voir ses deux parents. C’est nécessaire pour son équilibre. C’est également un droit. L’en priver, c’est l’aliéner de son parent. C’est cruel vis à vis de l’enfant et également du parent. Un minimum d’empathie permettrait de ressentir cela sans trop d’effort. Aliéner son enfant c’est une forme de maltraitance psychologique.
Merci de ne pas enfermer notre enfant dans cette logique sordide et indigne.
Je suis disponible demain. Voici, je te propose de venir le déposer demain à 10h00 et de le récupérer à 17h00. Sinon, je peux également venir le chercher et le ramener : comme tu préfères.
Merci de répondre à cet email.
Bonne soirée
07/10/2011
Bonsoir,
Je viens de t’expliquer la situation au téléphone. Je t’ai proposé de voir avec le voisin qui est une de tes connaissance (que tu as reçu chez toi hier pour l’apéro) et en qui nous avons confiance tous les deux pour qu’il assure une présence demain pour qu’Elliot puisse au moins voir son père dans le laps de temps qui nous sépare de la prochaine rencontre dans le cadre de l’Assijes.
Tu ne souhaites faire aucune concession et ne cherche aucun moyen de répondre au besoin fondamental de notre enfant. Je suis profondément affligé, meurtri de cette situation où tu ne te soucis absolument pas de notre enfant qui présente pourtant tous les symptômes d’une aliénation.
Je ne sais pas quoi faire pour enrayer cela. J’osai espérer qu’une mère ait un peu de pitié pour son propre enfant. Je trouve ça indigne et impardonnable d’agir de la sorte.
Merci de prendre conscience de cette réalité rapidement (pour notre enfant et la nécessité qu’il puisse voir ses deux parents : c’est son droit et un besoin inaliénable)
Merci également de répondre à mes courriers qui restent sempiternellement lettre morte.
07/10/2011
Bonjour,
J’ai un rendez-vous (seul) d’abord avec l’Assijes le 18 Octobre – donc il est possible que la possibilité de voir Elliot dans le cadre de l’Assijes n’arrive que fin octobre, début Novembre.
Elliot n’a pas vu son père normalement depuis le 11 septembre : cela va faire un mois !!
Aussi merci de me confirmer que je puisse venir le récupérer en fin d’après-midi vers 18H00 jusqu’au lendemain 17H00 (ou que tu viennes l’amener si tu préfères ou d’un autre horaire qui te convienne le mieux ) – Mais il faut prendre conscience que cette situation est urgente pour notre enfant et ne pas freiner des 4 pieds au mépris des besoins essentiels de notre enfant de voir ces deux parents.
J’attends ta confirmation. Merci de ne pas ignorer cet email comme les autres.
Un père extrêmement inquiet pour son enfant.
05/10/2011
Bonjour Gail,
J’ai contacté l’Assijes mais j’ai pas de réponse pour le moment. Ca risque d’être compromis pour ce week-end.
Est-ce que je pourrais notre fils pour un foot à Vovray et un pique-nique ce samedi. Je peux venir le chercher vers 9/10 h et tu peux passer le récupérer vers 17h à la Magne (ou je le ramène) – comme tu veux . .
Merci de ne pas être insensible à ma demande.
03/10/2011 (à la mère et au beau-père influent)
Bonjour,
Je viens d’avoir mon fils au téléphone. Je l’aime très fort. Il aime très fort son Papa.
Merci de favoriser cette solution temporaire que je vous ai proposé ou bien de me faire une contre proposition qui prend en compte le besoin essentiel de l’enfant de rester en contact avec son père.
ou bien de m’indiquer vos conditions pour sa mise en place (recrutement d’une nounou, ou participation d’un tiers, etc…)
Pour rappel, voici ce que je vous propose transitoirement dans l’intérêt de notre enfant :
D’ici à fin novembre, je vous propose de mettre en place, le planning suivant pour qu’Elliot puisse profiter de son père (et réciproquement) :
Samedi 18h00 – > Dimanche 18h00 + éventuellement 1 mercredi sur 2 : mardi soir 18h > mercredi 12 h
Il pose bcp de questions sur son père en ce moment : à nous d’agir (vite). Merci de m’aider – je n’attends plus que votre propre volonté.
Merci de me répondre et de ne pas être indifférent à Elliot et ses besoins.















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