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Archives de la catégorie ‘I.2. Aliénation Parentale (AP)’


"Les jeudis muets – Moi, Fina, enfant du divorce"

 

« Depuis mon plus jeune âge j’ai su que j’écrirais mon histoire d’enfant du divorce et je me suis attachée, inconsciemment d’abord puis sciemment ensuite, à ne rien oublier pour la transcrire. Ceci était probablement dû à ma protestation d’être dressée contre mon père, aux droits confisqués, sans que je puisse m’y opposer. Mon projet m’a fait tenir…» (Sylvie Hippolyte)

 

« Ma mère ne prendra pas la succession de ses parents à la ferme, pas plus que son frère d’ailleurs : le métier de la terre tanne la peau, salit et casse les ongles. Belle et cultivée, le teint de porcelaine, les chevilles en fleur et les poignets perlés, elle attend celui qui lui permettra d’exprimer sa beauté et son intelligence. Jeune étudiant à l’École des arts et métiers, l’érudition sous le bras, les yeux de velours cerclés de fer, le sourire enjôleur, la taille serrée et ceinturée dans de larges pantalons, la démarche féline, mon père entre en scène. Il lui promet l’amour, le chic, la mondanité. La fille du pé Baray est particulièrement belle le jour où elle épouse celui qui fera d’elle une grande dame. Hélas ! le rêve ne dura que le temps d’une rose. Je ne connais pas les raisons qui ont fait basculer leur couple. Mais pour sa promesse éphémère mon père paiera. Elle lui confisquera ses trois filles, elle détruira en elles tout ce qui lui ressemble. Sa fille aînée lui servira à ajuster son processus de destruction chez ses deux autres filles. Ainsi, elle en tirera quelques avantages. La machine à tuer le père se met en place. Ma mère la caresse, la peaufine, en perfectionne tous les jours les rouages. La justice n’arrêtera pas le mécanisme, on ne confie pas les enfants aux pères, forcément moins capables de les élever. Jusqu’où fonctionnera-t-elle ? Elle contient de nombreux programmes. Pendant que les parents explosent de haine l’un envers l’autre, les coups pleuvent pour faire plier les deux rebelles, la mère toute puissante. Et ce père qui ne vient plus les voir ! Elles se cachent pour pleurer en silence. Heureusement que Mémé Charlotte, avec son bon patois du Pays de Caux, leur communique son rire et sa belle humeur ; heureusement que quelques enseignants, troublés par leur visage sombre, les incitent à se confier ; heureusement que des amis les aident à grandir. — Dis Maman, c’est quoi l’amour ? — C’est rien, petite sotte, ça n’existe pas, c’est une invention des gens. Leur amour a eu le temps de pénétrer au coeur des filles et les propulse dans la vie avec un tempérament de feu. Elles déposent un grain de sable dans le système et entament un long combat contre le processus de destruction, lequel laissera malgré tout d’irréversibles traces que leurs conjoints se chargent d’atténuer. Durant toute ma vie, je chercherai l’amour de celle qui fut ma mère. Arrivée à l’automne au calendrier de mes ans, je découvre que mes parents se sont aimés. Je suis née au Havre en 1950, issue d’une lignée de Hauts-Normands. Suite au divorce de mes parents, nos cinq vies ont basculé : la leur ainsi que celle de mes deux soeurs et la mienne. J’ai passé mon enfance entre une mère manipulatrice et motivée par une haine féroce envers son ex-conjoint et l’attente d’un père éliminé, considéré comme mort, dépossédé de son rôle paternel. Je me suis nourrie de lectures pour échapper au monde inamical dans lequel j’évoluais. La lecture m’a guidée naturellement vers l’écriture depuis mes treize ans. Mariée en 1972, je m’installe à Reims où naissent mes deux enfants. J’ai exercé le métier d’assistante sociale, en premier lieu au sein de l’association “Le Retour à Reims” puis à la Mutualité Sociale Agricole avec une interruption d’une dizaine d’années pendant lesquelles j’ai travaillé dans les services administratifs de cet organisme. Aujourd’hui retraitée, installée en Loire-Atlantique avec mon mari, je goûte la sérénité dans cette magnifique région. Qu’il s’agisse de la Côte d’Albâtre ou de la Côte d’Amour, la mer a toujours exercé sur moi une fascination, elle est aussi vitale que ma respiration. Depuis mon plus jeune âge j’ai su que j’écrirais mon histoire d’enfant du divorce et je me suis attachée, inconsciemment d’abord puis sciemment ensuite, à ne rien oublier pour la transcrire. Ceci était probablement dû à ma protestation d’être dressée contre mon père, aux droits confisqués, sans que je puisse m’y opposer. Mon projet m’a fait tenir..»

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Qu’est-ce que l’Aliénation Parentale

« Les enfants détruits par l’Aliénation Parentale » (…).

« c’est une sorte de massacre avec les meilleures intentions du monde ! Chaque parent se dit désireux de tout faire pour leur enfant. Avec l’enfant que l’on dit vouloir protéger et qui est réellement esquinté.» (Paul Bensussan, expert national) »

A suivre : Une enfant aliéné devenue mère, demande des comptes A suivre : Renouer le lien parental


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FICHE PRATIQUE "QUE FAIRE":
vis à vis de l’enfant aliéné (/manipulé) ayant grandi

Notamment celui DEVENU ADULTE
et avec qui la RELATION est encore difficile.

1/ ETRE TRES PATIENT

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Il ne faut pas ni contrarier, ni a contrario donner raison : mais il faut le/la laisser "se vider" ; renouer la confiance par son écoute et lui témoigner son amour parental. Ne pas tenir compte de ce qu’il/elle dit quand c’est sous le coup de la pulsion.

Quand il/elle posera des questions, lui donner des réponses factuelles pour l’amener à en tirer ses propres conclusions, progressivement et à son rythme. Veiller à développer et entretenir une relation de confiance pour espérer enfin vider l’abcès… ex. On ne corrige pas 15 ans ou plus de manipulation, par un seul argument.

Il faut donc beaucoup de patience et beaucoup d’amour. Les deux qualités indispensables pour être à l’écoute et renouer le lien …

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2/ BIEN COMPRENDRE LE MECANISME

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LINKS à parcourir pour bien comprendre les effets de l’ALIENATION/MANIPULATION sur l’enfant pour l’amener à haïr son autre parent


a/ Qu’est-ce que l’AP (symptomatologie) :

 

« Cette attitude qui consiste à détruire les souvenirs, l’image et la place d’un parent dans la vie d’un enfant, » (…).

il s’agit d’un désordre psychologique qui atteindrait l’enfant lorsque l’un des parents effectue sur lui, de manière implicite, un «lavage de cerveau» visant à détruire l’image de l’autre parent…

http://affairesfamiliales.wordpress.com/2011/10/02/les-enfants-detruits-par-lalienation-parentale/




b/ Couple déchiré, enfant otage (docu) :

 

« Couple déchiré, enfant otage (Olivier Pighetti) » (…).

Ils se mettent à hurler quand leurs pères leur rendent visite, déversent des flots d’injures sur leurs mères qu’ils ne veulent plus voir, ou frappent parfois les uns ou les autres sans raison…

http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/09/03/les-enfants-victimes-muettes-de-la-famille-decadente-occidentale/




c/ Un enfant manipulé témoigne (témoignage) :

 

« Une fille devenue mère témoigne sur la manipulation qu’elle a subie l’amenant à rejeter son père» (…).

L’enfant naît en aimant spontanément ses parents. Qu’arrive-t-il quand on lui apprend à ne plus aimer, voire à haïr…

http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/12/07/un-enfant-dresse-pour-hair-continue-de-souffrir-et-demande-des-comptes/

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Pour aller + loin et comprendre comment la souffrance de la séparation à été interiorisée :


d/ Que ressent un enfant au moment de la séparation (symptomatologie) :

 

« …Fou de tristesse, de douleur, de colère, de solitude, d’un chagrin sans fond, de cette situation qui le dépasse, (…)" »(…).

« L’aliénation parentale est un processus qui consiste à programmer un enfant pour qu’il haïsse un de ses parents sans que ce soit justifié. Elle est la conséquence de la bataille mise en place au sein d’un couple qui dysfonctionne sévèrement ou va se séparer »

http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/07/01/lalienation-parentale-ou-comment-reussir-a-rendre-son-enfant-fou-dr-victor-simon/


A suivre : Quoi faire pour enrayer les souffrances familiales A suivre : Les Pros sonnent l’alarme !


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Témoignage d’une mère victime d’aliénation parentale et réflexion à propos d’un radeau sans capitaine dans une société à la dérive…

 

 Dans un monde où les enfants sont les grandes victimes des familles déstructurées, y-a-t-il encore l’espoir d’une volonté politique pour incarner un "changement" ?

Les enfants sont détruits psychologiquement par les conflits parentaux. La cellule parentale, n’est plus que l’ombre d’elle même : dans le meilleur des cas, encore à deux, accrochés au gouvernail d’un radeau de fortune, sinon l’un des deux, déjà tombé à l’eau… Dans ce cas là, l’enfant est sans repère et se construit (ou se déconstruit) à l’image d’une société, qui semble partir elle-même à vau-l’eau…

Pendant ce temps que font les professionnels des affaires familiales ? N’abusent-ils pas pour certains, du réflexe de l’autruche ? Sinon d’une certaine complaisance liée à l’inertie des habitudes fatalistes ? Voire carrément du déni de la boucherie sociale qui se déverse parfois sur leur pied ? Car du point de vue du justiciable, le cadre légal ressemble plus à une grille de loto où parents et enfants sont bien loin d’être à l’abri de tirer le mauvais lot consistant à repartir avec une vie bouleversée… Il est clair que la complexité de la question familiale est telle qu’elle dépasse la seule réponse juridique et devrait-être prise en compte d’une manière adaptée et plus globale. L’intérêt supérieur de l’enfant restant toujours au coeur de la problématique : encore faut-il ne pas se contenter de l’expression mais s’emparer du sens (sans le déformer).

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L’inertie des mauvaises habitudes sinon la politique du pire ?

La grande question demeure, qu’est-ce qui empêche de redresser la situation ? Pourquoi les clous qui jonchent la route de la résolution des conflits, s’y trouvent toujours après le passage du rouleau compresseur judiciaire ? Pourquoi la politique stagne et périclite en face d’une tumeur qui s’enracine depuis des décennies ?

Au delà des beaux discours, n’est-ce pas déjà là, l’absence réelle de la volonté du "changement", pourtant sans commune mesure avec a contrario l’acharnement obstiné et démesuré, qui est déployé pour tenter d’imposer aux français un projet de loi hasardeux sinon carrément décadent et que ces derniers ne veulent en aucun cas être mis en place. Cet entêtement frisant la pathologie, s’agissant du projet de loi sur le mariage gay avec en ligne de mire la PMA (Procréation Médicalement Assistée) puis la GPA (Gestation Pour Autrui), est assez symptomatique d’une élite parfaitement déconnectée des réalités et des vrais attentes de ses concitoyens. Le rappel à l’ordre clairement manifesté à l’occasion du plus grand rassemblement citoyen depuis des décennies ce dimanche 13 janvier 2013, a été l’occasion de le rappeler.

Ah si seulement ne serait-ce qu’1% de tout cet acharnement, qu’on espère vain, de cette élite politique, pouvait être utilisé avec la volonté a contrario, de résoudre les VRAIS problèmes familiaux qui sont posés depuis plus de 30 ans et ainsi répondre aux vraies attentes des français…

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Des mesures temporaires simples à mettre en oeuvre

Car le problème est bien l’absence de volonté, bien au delà d’un budget même réduit et dont on ne cesse de décrier l’insuffisance. Car une augmentation seule des moyens ne suffirait pas à combler le vide par ailleurs dégagé par cette force d’inertie des mauvaises habitudes sinon par l’absence d’imagination à mettre en place quelques mesures aussi simples qu’efficaces, dans l’attente d’une politique plus ambitieuse qui viserait à restaurer sinon encourager la stabilité des ménages nécessaire à l’éducation des enfants…

Comment ne pas s’étonner par exemple, concernant les séparations, qu’en introduisant la notion de couple parental, personne n’ait envisagé d’y ajouter celle de la zone parentale (?) et ainsi prévenir de facto, une résolution intrinsèque, liée au risque de l’Eloignement Géographique Volontaire (EGV) puisque d’une manière quasi-automatique, elle pouvait prévoir que les deux parents soient de fait encouragés à faire respecter le droit de l’enfant à maintenir ses liens parentaux plutôt qu’à le rendre caduque, par un éloignement ?

Comment aussi ne pas permettre aux forces de l’ordre qui constatent une infraction de Non Représentation d’Enfant ( NRE ) – de procéder à une simple verbalisation immédiate ; plutôt qu’à leur faire saisir des plaintes chronophages (25 000/an) et parfaitement inefficaces ; sauf à rendre fou les parents et les enfants indûment séparés (cf. Dr Victor Simon). L’amende (ou astreinte immédiate) au contraire, suffirait dans beaucoup de cas, à dissuader efficacement et immédiatement l’entreprise perverse du parent excluant et ainsi réduire les conséquences graves sur la psychologie de l’enfant

Au lieu de cela, en semant lâchement les graines des méandres interminables de la procédure judiciaire, on finit par être complice d’une rupture définitive du lien parent-enfant (plutôt que l’inverse). Si les juges ne doivent se soucier que du respect de la loi a posteriori, alors qui, pour encore incarner l’arbitre social et moral nécessaire à la prévention et au dialogue pour désamorcer l’escalade des conflits conjugaux puis parentaux : plus de chef de village, de juges de paix, de chefs de famille (élargie), plus de paroisses, … plus de valeurs (?), l’individualisme trône sur sa tour penchée et la société baigne dans une boue Gnam Gnam, avec pour seul lien social encore solide : la télé du salon voire un compte face-de-bouc…

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En l’absence de structure adaptée, sur qui peut-on encore compter ?

Alors pourquoi, dans un tel contexte où il n’y a d’ailleurs que peu ou prou de "code de la famille", la justice devrait-elle donc continuer à s’occuper de quelque chose dont elle ne dispose visiblement pas de toutes les clefs pour agir efficacement (et rapidement) avec parfois même un rôle inducteur dans le drame familial ? Pourquoi ne met-on pas en place une structure adaptée pour résoudre les problématiques rattachées à ce "pilier de la société" qu’est la famille ?

Car dans le même temps, on multiplie la possibilité que chaque désaccord dans le couple (conjugal ou parental) devienne un risque de ramener le conflit devant une juridiction qui pourtant ne semble pas être adaptée pour le soigner, sauf s’il faut achever le malade. Quand on sait que l’enfant en fera les frais : combien de temps encore, va-t-on à ne pas réagir autrement qu’en mettant la tête dans le sable ?

Face à un problème de société majeur dont les gouvernements successifs au pouvoir, se montrent parfaitement incompétents, doit-on finalement continuer à espérer l’émergence de l’embryon d’une résolution politique ou judiciaire ?

N’est-ce pas finalement à la société toute entière et aux citoyens qui la composent d’incarner chacun l’amorce d’un changement qu’il souhaite voir s’opérer, pour peut-être espérer voir se réaliser l’éventualité d’une réorientation, de plus en plus urgente ?

 

Ex. d’un appel à l’aide d’un parent qui ne voit plus son enfant…

« Bonsoir,
je suis une maman qui avait un fils qui a 12 ans, j’en parle au passé car mon fils ne veut plus me voir à cause de son père,

il y a 2 ans mon fils était en détresse et un dimanche il a fait une menace de suicide par pendaison, j’ai donc fait une chose que tout parent aurait fait, j’ai été au urgence avec mon fils pour qu’il voit un médecin et de pouvoir parler de tout cela avec lui, je ne le regrette pas et si c’était à refaire je le referais, malheureusement son père est arrivé aux urgences aussi, et là, il a été dire à mon fils devant témoin « ta mère veut t’enfermer chez les fous, tu n’en ressortiras jamais » depuis il le harcèle avec ca, et du coup mon fils ne veut plus me voir car il croit son père, son père a profité de la situation pour m’enlever mon fils et ainsi continuer à le manipuler tranquillement sachant que maxime ne veut plus me voir. Ca fait 6 ans que maxime est manipulé, voire pire depuis 2 ans.

Depuis 2 ans, juge, avocat, médiateur, assistante sociale, etc…. on tous remarqué que mon fils était et est toujours manipulé par son père « c’est bien marqué dans les rapports » mais pour une raison qui m’échappe personne ne fait rien contre lui, malgré les plaintes que j’ai déposé, malgré les rdv chez le jaf, le juge pour enfants, personnes personnes ne bougent,

je suis désespérée de ne plus voir mon fils, ma vie s’est brisée le jour ou on me l’a enlevé, j’ai beau faire les choses comme il faut….malgré qu’il ne veuille plus me voir, je lui écris des lettres toutes les semaines, sans jamais de réponse, aucun coup de fil, j’ai perdu mon fils à cause de son père. je demande pas grand chose je veux juste que mon maxime me revienne.

AIDEZ MOI SVP…….. QUE DOIS JE FAIRE……….

VERS QUI ME TOURNER………..

Une maman ! »

[voir ici le témoinage d'une autre mère ...(FleurBelge)]

Courage aux mères et aux pères (et surtout à tous ces enfants) abandonnées par cette absence de volonté politique à vouloir s’occuper des vraies problématiques familiales.

Cf. Statistiques "Les vrais chiffres du divorce"

La structure judiciaire actuelle n’est pas adpatée pour gérer le conflit parental

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Seulement comment une structure judiciaire avec ses 15 min consacrés en audience (où les parties s’expriment via leurs avocats, appuyées par des attestations, enquêtes, expertises qui ne reflètent pas toujours la réalité), pourrait-elle décemment prendre en compte des cas souvent complexes ?

Comment peut-on espérer qu’elle puisse dans ces conditions, intégrer des notions pourtant monnaie courante du conflit comme la calomnie(1), l’aliénation parentale(2) (manipulation de l’enfant / conflit de loyauté), la perversion(3), la violence (qui n’a pas de sexe et qui ne s’exprime pas toujours physiquement),… ?

Pourquoi ne pas prévoir au delà de la décision judiciaire, un suivi pour tenir compte de l’évolution, en prévoyant une adaptation et d’autres aménagements visant le bien être de l’enfant dans son contexte familial – autrement que par un retour devant la même juridiction qu’au départ : c’est à dire dans les mêmes circonstances…

La justice fait appliquer la loi. Elle peut arbitrer les conflits du point de vue de la légalité. Il n’y a que peu ou prou de code de la famille en France (cf. article). Puisque une grande liberté est octroyée au juge pour statuer : comment dans le même temps ne pas octroyer le temps nécessaire au bon jugement.

La structure judiciaire actuelle n’est pas en mesure de pouvoir arbitrer correctement, autrement que les séparations et divorces non conflictuels (ou sans enfant). Pour les autres cas, il faut faire le constat d’un jugement grevé d’une dimension hasardeuse prédominante.

Il faut donc mettre en place une structure adaptée pour gérer le conflit. Et parallèlement, dans un contexte où la société tend au fil des générations à avoir des unions de plus en plus brèves (et en tout cas inférieures au temps nécessaire à l’éducation des enfants), il faut inverser cette tendance et donc s’attaquer également aux causes plutôt que seulement tenter d’en résorber les conséquences.

Force est de constater que dans un cas, comme de l’autre, rien n’est fait et au contraire la tendance semble même continuer de prendre le chemin inverse. Ne pas agir, ni comprendre que la famille est le pilier de la société, c’est par ignorance ou complicité, s’associer à son destin immanquablement funeste, tant désormais, le problème par son ampleur est devenu quasi-sanitaire (cf. statistiques)

En attendant, on se consolera en constatant que face à cette inertie politique manifeste (sauf quand il s’agit d’imposer des projets parfaitement inopportuns) et donc face à une élite qui ne daigne pas réagir à la hauteur des responsabilités et des enjeux dont elle a le mandat ; le peuple sait lui par contre, témoigner une défiance sans équivoque et un message parfaitement clair (pour qui n’est pas sourd…)

 

Manifestations historiques 2013 à Paris
pour dire Oui à la Famille et Non au mariage Gay
Vox populi, vox Dei



 

QUELLES MESURES PRENDRE ? [Dans l'attente d'une politique de la famille ambitieuse, sur le long terme ...]

 

I/ DES MESURES DE PREMIERES URGENCES :

  • 1/ PERMETTRE AUX FORCES DE L’ORDRE DE DRESSER DES PROCES VERBAUX de manière immédiate et automatique en cas de constatation de NRE (Non Représentation d’Enfants). [Plutôt qu'à devoir saisir 25 000 plaintes/an sans effets]
  • 2/ DEFINIR UNE ZONE PARENTALE pour prévenir les EGV (Eloignement Géographique Volontaire) et afin de permettre le cas échéant une mise en place ultérieure de la garde alternée si elle est souhaitée. [Pour prévenir à court terme la souffrance de l'enfant séparé et à long terme le risque de conflit de loyauté/aliénation/manipulation et surtout faire respecter les droits de l'enfant à ne pas être arraché de l'un de ses parents]
  • 3/ PRIVILEGIER LA RESIDENCE EGALE (Si elle est souhaitée par les deux parents ou si les deux parents sont demandeurs d’une garde privilégiée et qu’aucun accord n’est trouvé)

    • Si l’un des deux parents NE résident PAS dans la zone parentale et qu’aucun accord n’est trouvé pour un mode de garde équitable : le parent qui y réside toujours est de facto privilégié pour la garde principale.
    • Si les deux parents résident dans la zone parentale et que l’un des deux refuse un mode de garde équitable qui est demandé par l’autre. Charge à celui qui refuse de démontrer qu’il est "le plus à même de faire respecter le droit de l’enfant à voir ses deux parents".
  • D’une manière générale : PRIVILEGIER DES DEUX PARENTS, CELUI LE PLUS A MEME DE GARANTIR A L’ENFANT DE RESTER EN CONTACT AVEC SES DEUX PARENTS – A défaut d’accord entre les parents ou ultérieurement, en cas de naissance d’un conflit parental.

 

II/ DES MESURES DANS UN SECOND TEMPS : [Visant la réduction des conflits et une meilleure régulation par une plus grande proximité et une meilleure prise de conscience de l'intérêt de l'enfant.]

  • PREVENIR LE CONFLIT PARENTAL [par des mesures de prise de conscience.]
  • REGULER LE CONFLIT PARENTAL de manière rapide et évolutive
    [Le contexte du conflit parental exige une réactivité, une proximité et une écoute nécessaire pour le réguler et assurer le suivi de son évolution.]

    • Désigner une personne de proximité à qui on délègue la charge d’arbitrer le conflit naissant ou le suivi d’un conflit latent, dans la limite de son autorité morale, afin de tenter de le désamorcer. Cela peut-être n’importe quelle personne qui a la confiance des deux parents et qui en accepte la charge ou à défaut, un médiateur ou une autorité locale qui en accepte la charge.
    • Eventuellement renforcer la prise de conscience de l’intérêt de l’enfant à se développer dans le contexte d’un couple parental serein (stages/formation visant la sensibilisation sur ce thème)

 

III/ DES MESURES A LONG TERME :

  • ENCOURAGER DES UNIONS AVEC ENFANT(S), PERENNES [Au moins le temps nécessaire à l'éducation des enfants]

 


« Un enfant, à qui on a appris à haïr son parent, témoigne… »(…).

« L’enfant naît en aimant spontanément ses parents. Qu’arrive-t-il quand on lui apprend à ne plus aimer, voire à haïr… (…) »

  

 

http://affairesfamiliales.wordpress.com/2013/01/16/souffrances-familiales-et-autisme-gouvernemental/

 

A suivre : Les pros sonnent l’alarme ! A suivre : Lost Story ou la recherche du modèle sociétal perdu

 

 


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Une fille devenue mère témoigne sur la manipulation qu’elle a subie l’amenant à rejeter son père : l’Aliénation Parentale

 

Le témoignage d’une mère victime de la perversion de son propre parent quand elle était enfant.

Qu’il s’agisse d’un père ou d’une mère, excluant puis manipulant l’enfant et dénigrant l’image de l’autre parent, le résultat est le même : un coeur brisé et l’enfant devenu adulte qui continue d’en porter les stigmates… Il est né en aimant spontanément ses parents. Qu’arrive-t-il quand on lui apprend à ne plus aimer, voire à haïr…

 

« J’ai 30 ans, je suis une femme mariée, maman de 2 enfants.

Je suis une de ces enfants aliénée.

J’ai 1 an et demi quand mes parents divorcent. Mon père avait rencontré une autre femme. Toute ma jeunesse, j’ai entendu inlassablement ma mère me répéter que mon père était lâche, qu’ils nous avaient abandonnés, qu’ils ne payaient pas de pensions alimentaires, j’en passe. Chaque fois que je faisais quelques chose de mal, j’étais mon père, ma beauté c’était sa mère à elle…

J’ai été chez lui petite, je lui faisais les pires crasses (bruler ces vêtements, a lui et sa femme, volé ces affaires, abimer en cachette pour lui laisser la découverte..) avec mes grands frères et sœurs. Quand nous rentions, nous disions a ma mère ce que l’on avait fait, elle était heureuse, nous aussi, nous l’avions vengé.

Et puis je ne sais pourquoi, je n’ai plus vu mon père, lui a cherché à me joindre mais je l’ai rejeté. Mon papa est décédé depuis, et je me rends compte depuis quelques années qu’il était gentil et surtout qu’il nous aimait. Mon premier travail était de lui pardonner, car oui je lui en voulais!!?

Et seulement maintenant j’en veux a mort a ma mère de ce qu’elle ma fait, elle m’a volé mon père. Je ne souhaite plus la voir, elle ne s’en doute pas encore.

Ma mère m’a retiré toute empathie, je me dis seulement en lisant les témoignages que cela a du être dur pour mon père que je n’ai jamais appelé « papa » de son vivant! En fait je me retrouve comme une c… un pantin orphelin, désordonné, plein de troubles que j’essaie de soigner sans succès!

Je n’aime plus ma mère, je me rends compte de son pot aux roses, avant elle était tout pour moi, mère courage et exemplaire, et en fait je me rends compte que la haine et la vengeance sont passés avant moi…

Je souhaite bon courage a tous ces pères et leurs familles, un conseil, n’abandonnez pas, ce qui m’a permis de me dire qu’il y avait un soucis c’est que l’on ma rapporté que mon père venait m’observer très souvent en sortie d’école, donc il m’aimait, donc il y avait eu un bug dans l’histoire.. C’est long mais ne lâchez rien.

Aux professionnels, j’espère qu’ils ne seront plus dupes, personne n’a décelé qu’il y avait un problème de mon coté. Commencer à reconnaitre qu’il y a un problème c’est déjà avance.

Aux mères qui font cela, vous n’êtes pas des mères.

Aux autres enfants comme moi, bon courage, nous seront de plus en plus nombreux….» (Anonyme)

Aussi, de compléter :

Aux pères ou mères, (et à tous ceux, complices ou actifs), dans la maltraitance, qui persévèrez dans votre sadisme, vous réfugiant dans le déni des souffrances, pseudo-protecteurs ou protectrices hypocrites, tandis que vous infligez ces souffrances aux enfants (à vos propres enfants !), en brisant là, un lien sacré, en étouffant un amour véritable, en arrachant l’enfant à son parent aimant. Vous, pervers, insensibles intransigeants et ignorants,… repentez-vous sinon craignez un terrible châtiment..

Merci pour votre témoignage

et ainsi, de faire avancer la cause des enfants qui souffrent (pour qu’enfin, cela s’estompe…) (Préparez-vous à accepter le repentir de votre mère s’il est sincère.) Merci

 


« L’enfant aime de manière innée. La séparation du lien enfant-parent quand il s’opère est la première déchirure. »(…).

Si la souffrance de l’enfant est négligée et qu’elle est intense par le fait d’une exclusion parentale, l’enfant va apprendre à se durcir, à ne plus aimer.

 


 


The Lighthouse, une animation sur le thème de la paternité
34% des enfants ne voient plus jamais leur père (INSEE)

 


(Autre témoignage)

« Les mêmes vies…..gâchées par des « folles » egoïstes !

J’ai 39 et maman de 2 ados extra de 17 et 20 qui connaissent tout de ma vie. J’ai cherché longtemps d’où venait mes problèmes…dépression, alcoolisme, scarifications et j’en passe…merci pour cette héritage sublime « maman » ….

J’ai même laissé mourir mon père seul alors qu’il vivait à 2km de chez moi…. J’emmenais mes enfants le voir a l’hôpital mais moi je restais dans la voiture. Je me suis infligée des peines qui ne s’effaceront jamais.

Tout cela a cause d’une femme qui a fait de moi l’objet de sa haine d’un homme et des hommes en général….39 ans et je ne sais pas encore qui je suis mais je me bats chaque jour pour le savoir. C’est tellement dur de se construire seule quand une personne a depuis votre naissance a brisé tout ce que vous auriez dû être.

Quel gachis. » (Sandrine G.N.)

 


 


F.R.A.P (Québec) 2010 Final Aliénation Parentale

« Les enfants détruits par l’Aliénation Parentale» (…).

« c’est une sorte de massacre avec les meilleures intentions du monde ! Chaque parent se dit désireux de tout faire pour leur enfant. Avec l’enfant que l’on dit vouloir protéger et qui est réellement esquinté.» (Paul Bensussan, expert national)

 

 

« Le syndrome de Médée ou le coeur des enfants en sacrifice » (…).

« Le syndrome de Médée est une modalité de harcèlement mise en œuvre par un parent voulant priver son/sa conjoint/e de la relation avec ses enfants et apparaissant à l’occasion d’une rupture conjugale.»

«Il s’agit en somme d’une forme organisée de maltraitance qui porte sur une dimension vitale de la vie affective et se traduit par des effets psychotraumatiques très importants.» (Antonio Andreoli – Service de psychiatrie HUG – Rev Med Suisse )

 

 


 


Extrait documentaire "Pères perdus"

 

NB : A rappeler également que de très nombreuses mères subissent également ce même schéma aliénant :

Ex: 1 témoignage (émouvant) d’une mère victime d’aliénation (FleurBelge) [en tant que Maman] :

"Il faut cesser de dire que ce ne que sont les pères qui sont rejetés!
Je suis moi une mère aimante, A 3 ans pour ma fille et 6 ans pour mon fils, mes 2 enfants adorés ont subi l’aliénation parentale par leur père contre moi…
. (….)" [la suite ici]

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* A quoi ca ressemble (concrêtement) une manipulation d’enfant ? Ici, 2 exemples de manipulation (enregistrement téléphonique) 1 père / et 1 mère


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Il est temps que les "professionnels" des affaires familiales cessent enfin d’être les complices actifs de ces vies d’enfants brisés et mettent en place les mesures préventives nécessaires pour réduire l’Exclusion Parentale (NRE, EGV) et l’Aliénation Parentale. Et ensuite de sensibiliser les parents à cette maltraitance psychologique intolérable, une fois l’avoir comprise sois-même… (cf lien suivant)

 

http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/12/07/un-enfant-dresse-pour-hair-continue-de-souffrir-et-demande-des-comptes/

 


 

FICHE PRATIQUE

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Comment renouer le lien parental avec un enfant aliéné/manipulé et devenu adulte ?

(…) [ci-contre]

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A suivre : Lettre ouverte aux négationnistes du SAP A suivre : Les 20 demandes d’un enfant de parents séparés

 

 


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Lettre ouverte aux négationnistes faisant l’amalgame entre SAP et pédophilie


Le monde n’est pas "ou blanc ou noir"
mais souvent les deux

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Il peut y avoir des manipulations mentales de l’enfant "désaffection parentale" (sans parler de "syndrome" – terme inapproprié techniquement puisqu’il exige une exhaustivité de la symptomatologie) et il peut également exister l’utilisation du concept SAP (Aliénation Parentale) comme d’un parapluie (dans le cas d’inceste par exemple).

Cependant, l’évocation du concept d’aliénation est pour une majorité de cas tout à fait hors du cadre d’accusations pédophiles. On parle de désaffection d’un parent de manière progressive qui tourne à des comportements de l’enfant manifestement pathologiques (cf. ce reportage) où l’enfant est soumis à un lavage de cerveau. D’enfant-otage, isolé de son parent, il devient peu à peu enfant-soldat. Aucun lien avec la pédophilie dans tous ces cas…

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Si demain, les pédophiles se mettent à réclamer des droits et que, par exemple, sous couvert d’un droit à la différence, ils se mettent à vouloir s’abriter à nouveau d’un énième concept pour justifier leur basse besogne :

Devrions-nous considérer alors qu’il faille s’attaquer au concept même du droit à la différence d’une manière généralisée ? Voire de déclarer que tous ceux qui évoquent le droit à la différence (et même si il n’y a aucun lien avec la pédophilie) soient dès lors considérés comme "sectes", "adeptes", etc… ? Ne serait-ce pas là, un petit peu excessif ?

Comme un taureau dans une arène, ne faudrait-il pas songer à s’attaquer directement à celui qui agite un chiffon rouge plutôt qu’à tous les chiffons qu’il puisse agiter ?

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Quant à Gardner, si demain on apprenait qu’Einstein était un escroc devrait-on alors remettre en cause la théorie de la relativité pour autant ?

Et que faisons-nous des oeuvres d’art produites et exposées par des artistes dont on découvrirait des penchants abjectes ? Ou qui seraient politiquement condamnables ? Que feriez-vous par exemple, des cendres de Victor Hugo et de son oeuvre, si vous appreniez qu’il était antisémite ? L’objectivité juge l’objet, la subjectivité, le sujet…

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Par ailleurs, même si la pédophilie au féminin existe, comment considérer également les nombreux cas où c’est la mère qui est rejetée par son enfant ?

Ex: 1 témoignage d’une mère aliénée

"(…) je suis désespérée de ne plus voir mon fils, ma vie s’est brisée le jour ou on me l’a enlevé, j’ai beau faire les choses comme il faut….malgré qu’il ne veuille plus me voir, je lui écris des lettres toutes les semaines, sans jamais de réponse, aucun coup de fil, (…)"

Pour tous ces cas, ne devrions-nous pas plutôt apprendre à discerner la calomnie ?… (sinon d’apprendre à faire la différence entre un enfant-victime et un "enfant-soldat"… )

Ex: 1 témoignage (émouvant) d’une mère victime d’aliénation (FleurBelge) [en tant que Maman] :

 

"Il faut cesser de dire que ce ne que sont les pères qui sont rejetés!

Je suis moi une mère aimante, A 3 ans pour ma fille et 6 ans pour mon fils, mes 2 enfants adorés ont subi l’aliénation parentale par leur père contre moi…. (….)" [la suite ici]

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Doit-on faire le distinguo ?

Faire une association systématique de deux concepts pratiquement disjoints, entre pédophilie et aliénation est une simplification mensongère (mais possiblement de bonne foi quand on ne fait que survoler le sujet).

Il y a en effet énormément de cas (la grande majorité en réalité) où il n’y a absolument aucune accusation de pédophilie même de la part du parent excluant.

Pour exemple : le cas d’un parent qui ne peut plus voir sa fille qui vit à 400 m de chez lui. Même après voir déposé de nombreuses plaintes pour NRE – Non Représentation d’Enfants et sans avoir été même accusé de quoi que soit… Le parent refusant le droit de visite, devant les forces de l’ordre invoque tout simplement sa propre décision arbitraire (!) malgré un jugement octroyant un droit de visite habituel… et tenant fermement la main de sa fille, éructe : "De toute façon, tu ne reverras jamais ta fille !" – sans rien invoquer d’autres…

Imaginez la tragédie de cette situation pour le parent témoin de cette scène, mais surtout pour l’enfant à ce moment là… Quelle sera la prochaine étape, si on s’obstine à ne vouloir rien faire (le procureur malgré les plaintes, a décidé de ne pas poursuivre). Cette situation pour l’enfant n’est-elle pas scandaleuse ?

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"Comment rendre son enfant fou !"

« …Fou de tristesse, de douleur, de colère, de solitude, d’un chagrin sans fond, de cette situation qui le dépasse, (…)" »(…).

« L’aliénation parentale est un processus qui consiste à programmer un enfant pour qu’il haïsse un de ses parents sans que ce soit justifié. Elle est la conséquence de la bataille mise en place au sein d’un couple qui dysfonctionne sévèrement ou va se séparer »

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On parle ici de 25 000 dépôts de plainte par an pour NRE Non Représentation d’Enfant (dont 4% condamnation), de nombreux cas d’EGV (Eloignements Géographiques Volontaires) sans issus.

Des enfants abandonnés par un système judiciaire incapable de faire face. On parle de 18 000 enfants/an qui prennent le chemin de l’enfant-otage voire de l’"enfant-soldat" avec des interjections de haine, aussi paradoxales que : "Tu me frappais quand j’étais dans le ventre de ma mère !" (les souvenirs sont tenaces)…

Le maintien dans l’ignorance fait que ce problème reste insoluble et s’enracine dans la société depuis des décennies (dénoncé par de nombreux professionnels).

Ceux qui veulent dénoncer la pédophilie, c’est une TRES bonne chose. Mais, si se faisant et par ignorance, ils condamnent des parents au désespoir et des enfants à une souffrance muette, alors c’est parfaitement contre-productif.

Mais si le sujet de la pédophilie intéresse vraiment, je vous invite à visionner notamment ces cas intéressants relevés sur la page suivante

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Un enfant aliéné dmd des comptes

« Une fille devenue mère témoigne sur la manipulation qu’elle a subie l’amenant à rejeter son père» (…).

L’enfant naît en aimant spontanément ses parents. Qu’arrive-t-il quand on lui apprend à ne plus aimer, voire à haïr…

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« Le monde n’est pas « ou blanc ou noir » mais souvent les deux»(…).

L’évocation du concept d’aliénation est pour une majorité de cas tout à fait hors du cadre d’accusations pédophiles. On parle de desaffection d’un parent de manière progressive qui tourne à des comportements de l’enfant manifestement pathologique



Mais alors à quoi ca ressemble (concrêtement) une manipulation d’enfant ?

(NB : Les dégrés d’aliénation peuvent être divers : c’est l’intensité, la durée, le contexte, la fragilité de l’enfant, etc… qui pourront accélérer le refoulement de souffrance de l’enfant (liée à la séparation)en pathologie : l’enfant-otage de la situation pourra alors basculer plus ou moins sévèrement en "enfant-soldat", prenant parti du parent aliénant avec toutes les conséquences et la destruction psychologique qui en découlent…

EX 1 : UN PERE ALIENANT :

« Couple déchiré, enfant otage » (Olivier Pighetti pour Un monde en face – extrait téléphone)

+ Suite du reportage « Couple déchiré, enfant otage »

+ d’infos sur les parents pervers et la perversion

EX 2 : UNE MERE ALIENANTE :

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source : http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/11/17/lettre-ouverte-aux-negationnistes-faisant-lamalgame-entre-sap-et-pedophilie-mediapart

Services sociaux A suivre : cf témoignage d’enfants aliénés" A suivre : Les Pros sonnent l’alarme


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Couple déchiré, enfant otage (Olivier Pighetti)

 

« Ils se mettent à hurler quand leurs pères leur rendent visite, déversent des flots d’injures sur leurs mères qu’ils ne veulent plus voir, ou frappent parfois les uns ou les autres sans raison. Des enfants déchirés par le divorce sont victimes d’un syndrome peu connu : l’aliénation parentale.

Il s’agit de la manipulation d’un enfant par son père ou sa mère, afin de transformer l’autre parent en un être néfaste et détesté. Une forme de soumission inconsciente et forcée similaire à ce que l’on retrouve dans les sectes ; l’enfant devient alors un outil de guerre pour détruire l’ex-conjoint?

Ce phénomène est tellement sournois et inconcevable qu’il est très difficile à détecter. Combien de juges, de travailleurs sociaux ou de policiers se sont laissé berner par l’attitude d’un gosse embastillé dans les murailles invisibles de l’aliénation parentale ?

Pourtant, un enfant qui fait, par exemple, une crise spectaculaire en sortant de la voiture avant d’aller voir son père ou sa mère, qui fait pipi au lit le jour précédant la visite, ou qui pousse des hurlements dans le tribunal, souffre généralement de ce syndrome.

Ce film choque car il remet en question des générations de certitudes éducatives. Il parle de l’enfant-objet, l’enfant-victime, l’enfant sacrifié au nom de la haine et de la destruction de l’autre. » (Olivier Pighetti)

(Auteur et Réalisateur : Olivier Pighetti pour Le Monde en Face, magazine télévisuel présenté par Carole Gaessler @gaessler1920 – diffusion du 7 décembre 2010 sur France 5 – contact presse : carole.curt@francetv.fr 01 56 22 92 49 – communiqué de presse au format word )
 



 

« L’aliénation parentale ou comment rendre son enfant fou ! » (…).

« Fou de tristesse, de douleur, de colère, de solitude, d’un chagrin sans fond, de cette situation qui le dépasse, (…)" ( Victor Simon)»

« L’aliénation parentale est un processus qui consiste à programmer un enfant pour qu’il haïsse un de ses parents sans que ce soit justifié. Elle est la conséquence de la bataille mise en place au sein d’un couple qui dysfonctionne sévèrement ou va se séparer »


 


« Une fille devenue mère témoigne sur la manipulation qu’elle a subie l’amenant à rejeter son père»(…).

L’enfant naît en aimant spontanément ses parents. Qu’arrive-t-il quand on lui apprend à ne plus aimer, voire à haïr…




« Le monde n’est pas « ou blanc ou noir » mais souvent les deux»(…).

L’évocation du concept d’aliénation est pour une majorité de cas tout à fait hors du cadre d’accusations pédophiles. On parle de desaffection d’un parent de manière progressive qui tourne à des comportements de l’enfant manifestement pathologique




« "Les 20 demandes d’un enfant de parents séparés"»(…).

« Chère Maman, Cher Papa ,

N’oubliez jamais: je suis l’enfant de vous deux . Maintenant, vous ne vivez plus ensemble,

mais j’ai besoin aussi bien de l’un que de l’autre.(…)»



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Voici un autre enregistrement audio caché qui montre bien le processus de manipulation psychologique d’un enfant par un parent pervers

Ceci est une maltraitance psychologique.

 

Ci-dessus l’extrait du début du documentaire « Couple déchiré, enfant otage » (Olivier Pighetti pour Un monde en face – extrait téléphone)

 


+ d’infos sur les
parents pervers
et la perversion

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http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/09/03/les-enfants-victimes-muettes-de-la-famille-decadente-occidentale/

A suivre : Les pros sonnent l’alarme ! A suivre : Les articles best Of

 

 


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Aliénation : la France responsable de torture et maltraitance psychologique ?

A Brest, un breton voit sa fille pour la 41e fois en larme sans pouvoir l’approcher

La torture en France est-elle devenue une discipline imposée par les Affaires Familiales ?

C’est ce qui semble transparaître des 25 000 dépôts de plaintes par an (2009) dont 4% aboutissent à une condamnation tandis que 34% des enfants du divorce ne verront plus jamais leur père ! (INSEE) Les français pourront-ils croire encore longtemps, que l’on soit capable de construire des viaducs de 200 mètres, des Airbus de 300 tonnes, et des navettes pour mettre des singes sur orbite et pas encore d’être capable de faire respecter l’évidence : le lien parental est un lien sacré !

 

L’incompétence ne serait pas si alarmante si elle ne semblait pas éternelle comme les ossements d’un mammouth sous 3m de toundra. Le récit de ce père (accompagné des forces de l’ordre), démontre l’ampleur de l’inefficacité de la justice qui n’a visiblement toujours pas intégré qu’il était primordial (dans l’intérêt supérieur de l’enfant) de privilégier celui des deux parents, qui serait le plus à même de faire respecter le droit de l’enfant à voir ses deux parents.

Comme le sage adage convient qu’on ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif, il faut convenir également qu’une simple réforme n’y pourra rien : il faudra probablement au moins un tsunami, pour espérer désensevelir une institution manifestement accablée par le poids d’un immobilisme écrasant.

 

En attendant, ce témoignage parlera sans doute aux centaines de milliers d’enfants qui ont pris le chemin de l’Aliénation Parentale et aux parents aliénés. Quel gâchis ! …

« 41 délits consécutifs de non représentation d’enfant caractérisés et aggravés sans condamnation des pouvoirs publics ! Leïla na pas passé son Noël avec son papa pour la 4e année consécutive… En 4 ans, la mère de Leïla a fait entrave à 4 décisions de justice, privé sa fille de son père et du reste de sa famille durant 1480 jours, puis en se moquant ouvertement et à plusieurs reprises aussi bien des magistrats que de la force publique, ignoré la dernière décision de justice, un arrêt de la cour d’appel de rennes en date du 26 Mai 2009 qui n’a donc su être mis à exécution ! Le procureur de la république de Brest « dit » s’être saisi du dossier, depuis plus d’un an… nous attendons une réponse pénale ferme afin que soit respecté la loi, la république, que soit respecté les droits et l’avenir de Leïla mais aussi que soit assuré l’avenir de tous les petits citoyens Français… Avis de la cour de cassation >>> ici Extraits de paroles (consignées) lors de la 5e non représentation : « Nous venons chercher Leïla » « peu t’on avoir Leïla » réponse : « Leïla va bien, elle va très bien ». Sur la question du droit de visite: « Il n’y a pas de droit de visite » et comble de l’ignoble: « mais je peux vous la montrer« . En fin de discussion, notre enfant étant alors présent (malgré mon refus de lui imposer une nouvelle épreuve voulue par sa propre mère)… La mère la retenant fortement par le bras dit : « ta fille, tu ne la reverras jamais »… Puis elle claque violemment la porte. Nous nous devons (moi et ma famille) de repartir avec comme seule image les yeux plein d’éffroi de Leïla lorsqu’elle a entendu les propos de sa maman.» (Yvon Kerlau)

source : http://kerlau.unblog.fr/

Violence et décadence : En France, en 2012, torturer un enfant en l’empêchant de voir son père est normal !?

 

Site du père : http://kerlau.unblog.fr/ & également sur Twitter #FF @yvon_KERLAU

 

 

http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/07/31/prise-dotage-denfants-separes-la-justice-complice-de-torture-psychologique/

A suivre : Les décisions de justice ne s’appliquent-elles qu’à ceux qui s’y soumettent ? A suivre (article connexe) : 34% des enfants du divorce ont une forte probabilité d’avoir un "père perdu"…

 

 


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"Fou de tristesse, de douleur, de colère, de solitude, d’un chagrin sans fond, de cette situation qui le dépasse, (…)"

 

« L’aliénation parentale est un processus qui consiste à programmer un enfant pour qu’il haïsse un de ses parents sans que ce soit justifié. Elle est la conséquence de la bataille mise en place au sein d’un couple qui dysfonctionne sévèrement ou va se séparer.

« L’un des deux conjoints estimant être meilleur parent que l’autre, met en place une stratégie de disqualification de l’autre, n’hésitant pas à critiquer, sur-interpréter, voire détourner des propos tenus par son conjoint, donnant ainsi à l’enfant une interprétation fausse de la réalité.»

L’enfant, trop jeune pour discrimer les composantes de ce conflit, lié par une loyauté à ce parent, entre alors dans ce système pervers, sans jamais le savoir ni l’identifier, et devient alors "l’enfant soldat" qui prend alors la défense de ce parent qu’il aime et qui semble être pour lui un bon modèle ! (…)»

 


« Les enfants détruits par l’Aliénation Parentale» (…).

Alienation Parentale« c’est une sorte de massacre avec les meilleures intentions du monde ! Chaque parent se dit désireux de tout faire pour leur enfant. Avec l’enfant que l’on dit vouloir protéger et qui est réellement esquinté.»
(Paul Bensussan, expert national)


 

« (…) Il ne sait pas que ce parent est animé d’une colère inextinguible, la rage d’être abandonné(e), la jalousie aussi de voir l’autre s’en tirer à peu de frais, de se tirer aussi en laissant tomber froidement ou de façon conflictuelle sa famille;

 

Rancoeur inexprimée ou inexprimable, parce que l’Autre, s’est fait la valise, et vogue ou nage dans un bonheur insupportable !

 

Ce pilonnage verbal et psychologique intensif, répétitif, associé au chagrin et au mal-être ambiant du parent qui élève l’enfant, le rend encore plus solidaire de celle ou celui qui se sent abandonné et victimisé.

De fait, le lien paternel ou maternel, volontairement distendu s’effiloche lentement pour se rompre définitivement.

 

L’enfat devient alors "orphelin" d’un parent vivant, qu’il a aimé, et qui le plus souvent l’aime encore et se sent engagé vis-à-vis de lui.

 

  • Enfant otage d’un règlement de compte d’adultes,
  • Enfant soldat d’une guerre qui ne le concerne pas, qu’il mène sans armes,
  • Enfant orphelin d’une parent vivant
  • Enfant écrasé dans une souffrance indicible, incommunicale et intime.

 

« Le syndrome de Médée ou le coeur des enfants en sacrifice » (…).

« Le syndrome de Médée est une modalité de harcèlement mise en œuvre par un parent voulant priver son/sa conjoint/e de la relation avec ses enfants et apparaissant à l’occasion d’une rupture conjugale.»

«Il s’agit en somme d’une forme organisée de maltraitance qui porte sur une dimension vitale de la vie affective et se traduit par des effets psychotraumatiques très importants.» (Antonio Andreoli – Service de psychiatrie HUG – Rev Med Suisse )

 

 

Comment survivre sinon devenir fou ?

 

Fou de tristesse, de douleur, de colère, de solitude, d’un chagrin sans fond, de cette situation qui le dépasse, à 8 ans, il est déjà adulte, s’est mis en protecteur de ce parent qui l’élève, lui dit l’aimer, lui fait jouer un rôle d’adulre et le contraint à vivre un âge clandestin d’adulte de 30 ou 35 ans supérieur à son âge réel,

SANS JAMAIS EN AVOIR LA COMPETENCE…

C’est cela qui le rend dépressif, occasionne des problèmes de scolarité, des troubles du comportement :

  • crises d’angoisse, cauchemars, dépression, violence et plus tard comportement anti-sociaux, puisqu’il a bien appris à détruire, sous la conduite d’un adulte aimé, les relations familiales, sociales, et les règles qui régissent les rapports humains.
  • L’alcool, la drogue, la sexualité débridée ou sauvage, serviront de pare-excitation ou de sédatifs, selon les circonstances et les contextes traversés.
  • Avec la dépression, les scarifications et une plus grande propension au suicide.
  • L’apparition aussi de comportements "border line"…

Réussite totale, enfin !

Merci, je deviens fou …

 

Et surtout, un jour, au stade adulte, la prise de conscience d’avoir été un jouet, une marionnette entre les mains de celui ou celle qui s’est servi de lui, comme Cheval de Troie, pour aller démolir l’Autre en face,

avec l’appui de la Justice le plus souvent, qui au nom de la protection de l’enfance, sans jamais avoir accès à la réalité des faits, prive un des deux parents de jamais rencontrer ou revoir, ou héberger cet enfant qui a détruit, sans jamais le soupconner, le lien définitivement rompu avec son autre parent jadis aimé, qui bien souvent l’aime encore, mais devenu totalement étranger.. (…)»

(Dr Victor Simon, Directeur du Centre d’Hypnose et Psychosomatique – Paris)

source et article complet : hypnose-medical.over-blog.com

 


« L’enfant aime de manière innée. La séparation du lien enfant-parent quand il s’opère est la première déchirure. »(…).

Si la souffrance de l’enfant est négligée et qu’elle est intense par le fait d’une exclusion parentale, l’enfant va apprendre à se durcir, à ne plus aimer.

 



« Une fille devenue mère témoigne sur la manipulation qu’elle a subie l’amenant à rejeter son père»(…).

L’enfant naît en aimant spontanément ses parents. Qu’arrive-t-il quand on lui apprend à ne plus aimer, voire à haïr…


 

http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/07/01/lalienation-parentale-ou-comment-reussir-a-rendre-son-enfant-fou-dr-victor-simon/

 

A suivre (article connexe) : Dr Victor Simon : "Les enfants vont très mal !" A suivre (article connexe) : Les enfants détruits par l’Aliénation Parentale

 

 


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Mémoire de Psychologie de Didier ERWOINE sur le SAP – Syndrome d’Aliénation Parentale
(2004, FAPSE – Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education)

 

PREAMBULE

La séparation des parents entraîne des changements, voire des tensions, qui agissent sur la relation parent-enfant et sur le comportement de l’enfant. Les enfants issus de familles éclatées sont plus perturbés que les enfants provenant de familles intactes, et les garçons sont davantage troublés que les filles. Cependant, le facteur pathogène ne réside pas dans la séparation elle-même mais dans la manière dont les parents interagissent entre eux. Les troubles présentés par l’enfant sont variés, ils sont de l’ordre somatique (malaises physiques, insomnie, perte d’appétit), d’ordre affectif (épisodes d’anxiété et de dépression, sentiment de culpabilité, symptômes névrotiques), et d’ordre comportemental (délits, fugues, désinvestissement scolaire) (Pelsser, 1989).

 

Alienation ParentaleLes parents, quant à eux, peuvent se conduire de manière inadaptée vis-à-vis de l’enfant. Par exemple, ils peuvent :

  • « prendre l’enfant ou l’adolescent comme confident pour lui parler des difficultés qu’entraîne la séparation ou le divorce »,
  • « chercher à présenter l’image de bon parent, à s’allier à l’enfant ou l’adolescent en se montrant permissif, séducteur ou surprotecteur (faveurs, cadeaux) »,
  • « se montrer agressif ou rejetant vis-à-vis de l’enfant ou de l’adolescent parce qu’il est perçu comme étant proche ou allié de l’autre parent »,
  • « présenter une image dévalorisante de l’autre parent, le dénigrer aux yeux de l’enfant ou de l’adolescent »,
  • « considérer l’enfant ou l’adolescent comme une propriété, en cherchant à se l’approprier et à l’éloigner de l’autre parent ».

 

De manière générale, certains parents ne considèrent pas le bien-être de leur enfant, mais se servent de l’enfant dans le conflit conjugal. Dans un contexte de droit de garde, on peut assister à une bataille affective entre les parents (Pelsser, 1989). En effet, dans certains cas, les parents tendent à rechercher le support de l’enfant dans les critiques du parent adversaire. À l’état extrême, la motivation à obtenir l’approbation de l’enfant est si grande qu’elle en devient de la manipulation, donnant lieu à un « Syndrome d’Aliénation Parentale » (Byrne, 1989).

Pourquoi est-il si important pour l’enfant d’avoir ses deux parents ? Voici la question que pose Von Boch-Galhau (2002a). La personnalité de l’enfant se base sur ses deux parents. Aussi, l’enfant a besoin d’un tiers pour réussir son individuation et pouvoir manier suffisamment le « triangle » (sans quoi la configuration des relations est perturbée). Lorsqu’un enfant est confronté à la perte d’un parent, comme c’est le cas dans le « Syndrome d’Aliénation Parentale », sa personnalité se retrouve ébranlée (l’enfant subit une amputation psychique). Il est donc primordial que les parents apprennent à différencier leur couple conjugal de leur couple parental (qui, lui, ne doit pas disparaître).

 

Encore très méconnu par les professionnels, ce trouble ne reçoit pas l’attention qu’il mériterait, et ce dans les domaines juridique et psychologique. De plus, le parent à l’origine de ce trouble passe souvent inaperçu, voire reçoit le soutien de l’entourage social (tels l’avocat(e), le médecin, l’enseignant(e), …) qui, sans vraiment s’en apercevoir, participe à une forme d’abus. Les conséquences de ce meurtre symbolique d’un parent n’en sont pas moins néfastes pour l’enfant. Pour cela, nous jugeons qu’il est nécessaire de s’intéresser de plus près à cette thématique.

Quel type de lien trouve-t-on dans les familles d’origine des parents ? Trouve-t-on des dysfonctionnements conjugaux et parentaux avant la séparation du couple ? Existe-t-il des facteurs de risque au Syndrome d’Aliénation Parental ? Existe-t-il des traits de personnalité particuliers chez le parent rejeté ?, … Nous étudierons ces questions à travers une étude qualitative, basée sur le point de vue du parent dit « aliéné » (mis à l’écart). »

TABLE DES MATIERES

PREMIERE PARTIE : THEORIE

Chapitre 1 : Introduction
1.1. Préambule
1.2. Historique
1.3. Définitions préliminaires
1.4. Définition du Syndrome d’Aliénation Parentale
(PAS)
1.5. Personnes concernées
1.6. Utilisation du mot « syndrome »
1.7. Modèles alternatifs
1.7.1. L’enfant aliéné, AC model (Kelly & Johnston)
1.7.2. L’Aliénation Parentale, PA (Darnall)
1.7.3. Parentage Hostile-Agressif (HAP)
1.7.4. Syndrome de la Mère Hostile (Hostile Mother Syndrome)
1.7.5. Divorce-related Malicious Mother Syndrome (Turkat)
1.7.6. Le Syndrome de Médée, (Wallerstein & Blakeslee)
1.7.7. High Conflict Model (Johnston & Roseby)
1.7.8. Parentectomie (Williams)
1.8. Controverses à propos de la définition de Gardner
1.9. L’intérêt de l’enfant
1.10. Vers la reconnaissance d’un trouble

Chapitre 2 : Tableau clinique
2.1. Caractéristiques diagnostiques et description du
processus
2.2.1. L’enfant
2.2.2. Le parent aliénant
2.2.3. Le parent aliéné
2.2.4. Le système familial
2.2.5. Autres actants
2.2. Niveaux de sévérité
2.3. Prévalence
2.4. Caractéristiques liées à l’âge, au sexe et au
statut socio-économique
2.4.1. Chez l’enfant
2.4.2. Chez le parent aliénant
2.5. Cas particuliers
2.5.1. Le rapt parental
2.5.2. Les fausses allégations d’abus
2.5.3. Deux parents aliénants
2.5.4. PAS divisé
2.5.5. PAS renversé
2.6. Syndromes associés
2.6.1. Syndrome de Stockholm
2.6.2. Syndrome du Faux Souvenir (FMS)
2.7. Problématiques liées au
Syndrome d’Aliénation Parentale
2.7.1. Concepts utilisés

Chapitre 3 : Traitements
3.1. Recommandations générales
3.2. Évaluation
3.3. Médiation familiale
3.4. Thérapie comportementale
3.5. Thérapie familiale (thérapies individuelles
combinées)
3.6. Thérapie systémique
3.7. Interventions judiciaires
3.8. Travail sur les réactions du parent aliéné
3.9. Prévention

SECONDE PARTIE : PRATIQUE


Chapitre 1 : Échantillon

1.1. Démarches auprès des organismes et des
professionnels
1.2. Accès aux sujets
1.3. Échantillon final
Chapitre 2 : Questions et hypothèses
2.1. Modèle étiologique
2.2. Questions et hypothèses de travail
Chapitre 3 : Procédure
3.1. Entretien structuré
3.2. Inventaire de Personnalité Révisé (NEO PI-R)
3.3. Biais méthodologiques
Chapitre 4 : Résultats et discussion
4.1. Analyses transversales
4.3. Vérification des questions et hypothèses

CONCLUSIONS 102-105

ANNEXES 1-34

BIBLIOGRAPHIE I-X
Bibliographie I-VI
Conférences VII
Compléments bibliographiques VIII-X

 


MEMOIRE, PDF

source : exclusion-alienation-parentale-info.fr ; memoireonline.com

 

http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/06/21/memoire-de-psychologie-sur-lalienation-parentale/

 

A suivre (article connexe) : SAP – Diagnostique et prise en charge médico-juridique (Dr JM Delfieu, expert psychiatre) A suivre (article connexe) : Les étapes de l’Exclusion Parentale

 

 


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La question de la vitesse et de la qualité de l’action dans le cadre de l’Aliénation Parentale (Maître Brigitte Bogucki pour Village Justice)

 

Maitre Brigitte Bogucki - avocat paris - lille« En cas d’aliénation parentale il faut agir très vite et avec l’assistance de deux spécialistes, un avocat spécialiste du droit de la famille, un psychiatre ou un psychologue au fait des problèmes spécifiques du SAP (syndrome d’aliénation parentale) car de la vitesse et de la qualité de l’action menée dépendent les chances d’éviter que l’enfant n’aient des séquelles à vie. »

 

Alienation Parentale« J’ai déjà eu l’occasion sur mon blog de la famille de parler à plusieurs reprises du syndrome d’aliénation parentale (SAP) qui, selon le Docteur Paul BENSUSSAN, psychiatre, expert agréé auprès de la Cour de Cassation notamment, désigne« l’ensemble des manifestations psychopathologiques observées chez les enfants soumis à des séparations parentales très conflictuelles : en premier lieu le rejet injustifié ou inexplicable d’un parent par un enfant. »

Je vous renvoie à la lecture des ouvrages et du site du Docteur BENSUSSAN pour en comprendre les [1] paramètres psychologiques qui ne sont pas de ma compétence : http://www.paulbensussan.fr/index.php/alienation-parentale.html

 

Par contre, je suis régulièrement contactée par des parents en grande souffrance du fait du rejet dont brutalement ils ont fait l’objet de la part d’un ou plusieurs de leurs enfants, rejet qui les a emmenés souvent devant le juge des affaires familiales et devant le juge pour enfants sans pour autant qu’ils puissent obtenir une décision réellement efficiente de sauvegarde de l’intérêt supérieur de l’enfant, pourtant au centre des préoccupations légales des différentes procédures judiciaires les concernant.

 

(…) la souffrance des personnes concernées, que ce soit le parent rejeté ou les enfants, est réelle et parfois extrême.(…) J’ai noté également dans ces situation, que le plus souvent l’autre parent se réfugie derrière l’attitude des enfants ou du parent rejeté pour justifier de la situation, considérant à l’extrême que la souffrance de l’enfant est due à l’attitude du parent rejeté.

Je n’ai bien entendu pas de solution mais une chose est certaine, il faut réagir vite, fortement et accompagner l’ensemble des intervenants judiciaires, ne pas laisser faire ou attendre de la justice un miracle.

 

Il faut dès qu’une suspicion de SAP apparaît, consulter un spécialiste informé de ces matières, j’entends par-là un psychiatre et obtenir un avis écrit, ceci étant absolument impératif, pour justifier de la situation.

 

loi, jurisprudence et moyens preventifsIl convient alors d’engager en parallèle toutes les procédures de nature à permettre la sauvegarde de l’enfant qu’elles soient devant le juge des affaires familiales ou le juge pour enfants, s’assurer du suivi de l’enfant, et tout au long de chaque procédure se faire conseiller par le psychiatre ou le psychologue en parallèle avec l’avocat spécialisé en droit de la famille, qui sauront au fur et à mesure de l’évolution aider et faire en sorte d’obtenir les décisions permettant que la relation entre l’enfant et les parents puisse redevenir sereine.

 

Attention, il ne s’agit pas ici de vouer aux gémonies l’autre parent en le considérant comme coupable d’un acte volontaire d’éviction. Si effectivement dans certains cas, il peut y avoir volonté consciente, le plus souvent c’est totalement inconscient et surtout le parent en question est quasiment toujours persuadé de faire bien pour son enfant. Il faut donc en tenir compte dans les demandes, les évolutions et le déroulé de la procédure.

 

Pour terminer, je citerai à nouveau le docteur BENSUSSAN « on ne dira jamais assez à quel point le pronostic est lié la précocité du diagnostic et de l’énergie de la réponse judiciaire : seuls un diagnostic précoce et une réponse psycho-juridique énergique permettent d’espérer une réversibilité totale des troubles. »

 

(Me Brigitte BOGUCKI @cyberavocat -
Avocat à Paris et Lille http://www.cyber-avocat.comhttp://www.adr-avocat.com )

Source et article complet "Aliénation parentale, réagir rapidement." (25/03/2011) sur Village Justice (via @jonckheeremaxim )
 


Interview du Dr Paul Bensussan à propos de l’Aliénation Parentale

http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/06/16/etre-rapide-et-efficace-face-a-lalienation-parentale-brigitte-bogucki-cyberavocat/

 

A suivre (article connexe) : Les Pros sonnent l’alarme A suivre (article connexe) : Juges et Experts, le danger de la confusion des rôles (par Paul Bensussan)

 

 


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« C’était une agonie, interminable, lancinante, elle me mangeait mon souffle, ma vie, telle une grangrène qui s’étend et s’empare de moi peu à peu sur tout mon corps, ma peau, mon âme .Cette femme m’a sûrement sauvé la vie, juste à temps. Un miracle de la vie, une fonctionnaire publique, dans un instant de grâce, prend la juste initiative et réalise le plus cher de mes vœux, même pas imaginé ! »

 

(…) “J’étais caché derrière le mur, à l’angle de son école. Je faisais 160 kms juste pour apercevoir furtivement son visage, ses yeux, éventuellement son sourire, ses rires au milieu de ses amies tout en tentant d’éviter que nos regards ne se croisent sinon elle en serait fâchée et je perdrais le bénéfice de mon voyage jusqu’à elle. Quelques secondes de bonheur, pour réoxygéner mon cœur et pouvoir rester en survie, la tête hors de l’eau. Ma fille, ma petite étrangère, continuait sa vie et profitait de son bonheur d’ado avec ses copines de classe.

Je ne l’avais plus vue depuis plusieurs mois, je me décidai de partir sur ses traces au marché local un nouveau samedi matin, car le précédent j’avais échoué. Soudain, en marchant dans une rue voisine à sa maison, je vis une petite jeune fille marcher devant moi, et au bout de 150 mètres que ne fut ma surprise, je fus stupéfait: ce n’était pas une jeune fille anonyme, c’était incroyable, elle était là, à marcher devant moi, …c’était ma fille ! Elle avait tellement grandi, changé, en si peu de temps pour elle, bien que long pour moi. Elle avait quitté ou perdu son allure et son aspect d’enfant; elle avait franchi la frontière de l’adolescence et un début de féminité s’emparait de ma petite fille! Je n’avais pas pu assister à ce basculement vers une grande et unique étape de la vie de ma petite fille mais je la découvris, impuissant, comme un étranger, que j’étais devenu par la seule volonté de sa mère avec la complicité de la Justice de mon pays, qui ne se ravisa que trop tard.
Ainsi je n’assistai pas à la fin de l’enfance de ma petite fille et elle devint jeune adolescente loin de ma vie, contraint d’être écartée de celle de ma petite fille.

Je n’avais pas beaucoup de nouvelles, d’informations sur le bonheur ou non de ma petite fille, sur sa vie. Je décidai de créer un pseudo anonyme sur le net et de tenter le pari fou de “tchatter” avec ma fille via le web. DJ Greg, 15 ans, était né. Et là ce fut un voyage extraordinaire jusque dans l’univers de ma fille! Je réussis à me glisser dans ses amis sur les chats Caramail à l’époque très en vogue sur le net et ce fut le début d’un périple dans le cœur de ma petite fille. C’était pour moi le seul moyen pour vivre un peu de ma vie de père, démolie, anéantie par mon ex-compagne qui voulut ainsi se venger et me faire payer mon choix de me séparer d’elle.
Presque chaque soir, ou 2 ou 3 fois par semaine, je lisais les humeurs de ma fille et peu à peu dialoguai avec elle et découvris qui elle était devenue, comment elle vivait, ce qui faisait ses bonheurs, ses joies et ses questions et soucis. Je pus vérifier qu’elle ne se droguait pas, était “raisonnable” dans ses relations amoureuses alors à 15 ans. Je participai même quelques mois à sa vie, partageai ses questions, donnai quelques avis et conseils…
Cette période me procura un profond bonheur, de connaître enfin à nouveau ma fille et participer à sa vie, même si c’était anonymement et par voie détournée, et que je décidai d’assumer, tellement pour moi cela était bénéfique et pour elle quasi inoffensif voire utile et agréable …jusqu’au moment où elle eut un doute apres 3 mois et où je décidai, devant sa question, d’avouer l’”imposture …par amour” et où elle, dieu merci, comprit ma démarche tout en arrêtant alors quand même la poursuite du dialogue et peut-être intégra aussi cela comme le témoignage de mon amour pour elle…

Je fus sur un nuage pendant presque un an grâce à ce moment de “passe-muraille”…

J’étais comme sorti de prison et pus ainsi regoûter à la vie, tout comme lorsque mon fils accepta de me voir en cachette de sa mère et de sa sœur 2 ans plus tôt

Je venais chaque semaine à la sortie des cours pour tenter de voir mon fils, plusieurs fois en vain. Jusqu’au fameux jour où une éducatrice de l’école, au courant de mon problème, décida d’aller chercher mon fils en cour de récréation pour l’obliger à la suivre et l’enfermer dans un local …avec moi ! Incroyable initiative ! Et combien salutaire pour lui et moi ! J’étais plongé depuis un an dans un désespoir le plus noir, hurlant parfois la nuit de douleur, véritablement comme un loup… Avec l’envie de me jeter dans le fleuve qui coulait le long de ma fenêtre ! Que de nuits de cauchemars, de chagrins immenses, qui déchiraient mes entrailles et mettait mon cœur en lambeaux. Nuit après nuit, le chagrin s’emparait de moi et me coulait…

C’était une agonie, interminable, lancinante, elle me mangeait mon souffle, ma vie, telle une grangrène qui s’étend et s’empare de moi peu à peu sur tout mon corps, ma peau, mon âme .
Cette femme m’a sûrement sauvé la vie, juste à temps. Un miracle de la vie, une fonctionnaire publique, dans un instant de grâce, prend la juste initiative et réalise le plus cher de mes vœux, même pas imaginé !
Et ce fils, tant chéri, enfant, tellement aimé, qui soudain franchit le gué et vous tend la main et vous la demande sans doute aussi. Une heure de discussions, de réapprivoisements et un renouveau de notre relation: mon fils accepte une reprise de contacts mais à la condition que ni sa maman ni sa sœur ne soient au courant. Je comprends et vivrai plusieurs mois de renaissance si heureuse, de sauvetage de ma vie, de bonheur retrouvé. Mon cœur recommençait à battre …mes poumons reprenaient de l’air, mes yeux resouriaient enfin…

Je me rappelle de mes venues sur leur ville et mes rencontres avec mon fils, de ci de là, aux hasards de ses disponibilités, de ses envies, souhaits… Je me rappelle de cette complicité certes fragile mais retrouvée, je me rappelle de ces échanges par email, de ces bulletins et résultats scolaires communiqués par internet par mon fils, je me rappelle de cette vie retrouvée, de ces respirations de bonheur, de cette redécouverte de la vie et du bonheur !

Merci à mon fils, merci à cette éducatrice scolaire qui alla le rechercher pour le rapprocher de moi

Plusieurs années avaient passé, sans le revoir, sans partager, sans le connaitre, juste à savoir, en lisant clandestinement sur le net le blog de ma fille, que la drogue était entrée par sa porte, que l’instinct de mort rôdait autour de lui… Un soir je tentai une nouvelle fois de le revoir, et la chance me sourit, après plusieurs tentatives vaines, la voiture de sa mère n’était pas là: j’allai sonner à la porte, il l’ouvrit, méconnaissable, la mine patibulaire, les traits tirés, les yeux hagards, la détresse personnifiée: était-ce bien lui ? Que lui était-il arrivé ? De quel voyage dramatique revenait-il ? Celui de la toxicomanie dit-on !

Il me dit: “ne reste pas ici, ma soeur est là, va m’attendre au coin de la rue, face à la grille, j’arrive…”. Il y avait presque 3 ans que je ne l’avais plus vu, qu’il n’avait plus voulu me donner de ses nouvelles, ou quasi plus.

C’est en surfant sur le net, sur les blogs de ma fille, que je découvris qu’il allait mal ; elle avait glissé une petite phrase que j’avais pu découvrir en traquant comme à mon habitude ses messages et commentaires sur le net

Nous traversâmes la grille, j’ouvris la porte, il me dit: “Non, n’allume pas la lumière stp” et il me parla 15 secondes, et s’effondra

Je reste blême, tétanisé, dans l’obscurité, ne voyant pas mon fils, mais plongé dans ses larmes, son effondrement, son désemparement

J’étais glacé, submergé par sa douleur

Je devais partir en Nouvelle-Guinée la semaine suivante…

Je discutai, reserrai les liens ténus, ouvris la perspective de l’inviter à me rejoindre là-bas cet hiver-là s’il le souhaitait mais cela paraissait totalement irréaliste, donc au moins reprendre le dialogue par internet, ce qu’il approuva…

J’étais en Nouvelle-Guinée, j’avais proposé à mon fils de m’y rejoindre, mais sans y croire

Un jour, un message sur internet m’arrive …

Stupéfaction ! Miracle ? Mon fils m’annonce vouloir me revoir après 3 ans et alors que je vivais en France comme lui

Il me dit, alors que je suis en Nouvelle-Guinée, venir me rejoindre !
Je suis stupéfait ! Comme KO debout ! Mais de bonheur et avec la difficulté de le croire, de croire cela possible

Était-ce possible ? Allait-il y arriver, lui que j’avais vu si mal 2 mois plus tôt ?!

Il était onze heures le matin, j’étais en Nouvelle-Guinée, sans dormir depuis deux jours, et même depuis plusieurs années, de l’extérieur j’implorais du regard l’entre-deux portes du hall de l’aéroport de Port Moresby, je visais du regard l’espace vide depuis 30 minutes…
Minute après minute, mon souffle devenait plus court mais en même temps un immense espoir était présent…
Déjà la nuit précédente, j’avais attendu, vu la file de passagers arrivant, jusque finalement à la fin interroger les derniers. Rien.
Ensuite, l’ordinateur de la compagnie aérienne semblait lire son nom mais à propos d’un surbooking.

Soudain, un jour plus tard, le miracle était là, en rouge, un Kway, des yeux curieux apparaissaient et un sourire de satisfaction et de bonheur déjà complice venait emplir mes yeux et mon cœur après tant d’années de traversée de désert, pour lui et pour moi, différentes mais finalement reliées : mon fils était là, il était venu me rejoindre …et à plus de 10.000 kms de chez lui et de sa mère ! Directement et comme si rien ne nous avait séparés, le feeling était là, une complicité presque naturelle. Il était venu, il était là devant moi: chose encore inimaginable pour moi il y avait à peine 3 mois !
J’étais inondé par le bonheur et rien là sur place ne pouvait me le retirer pendant plusieurs jours, même deux longues semaines ! Il avait fait les démarches de visa, de billet d’avion, de planification alors que sa santé était précaire. Il avait pris cet avion, même avec report et transit imprévu à Singapour.
J’étais soudain comme Moïse traversant au milieu de la mer dont les vagues s’écartaient pour pouvoir rejoindre …mon fils !
Jamais je n’oublierai ce jour, jamais ! Ces retrouvailles toutes simples et humaines, affectueuses, entre père et fils. Un grand moment, un des plus grands pour moi.
Et cela en cachette de sa mère, appris-je alors, et de sa sœur.

La perte de contacts avec mes enfants m’avait plongé dans le plus profond des désespoirs. J’en étais évidemment moralement et aussi physiquement très affecté. Des nuits de douleurs, de désespoir lancinant, de chute comme dans un abîme, de vertige si douloureux. Certains jours, au travail, j’étais prêt à m’effondrer littéralement sur mon siège. Universitaire, j’avais droit à un bureau pour moi seul. Mais la porte était vitrée et transparente et je devais veiller à ne pas laisser paraître mon désarroi. Des mois et des années, en tout 6 années, je me suis retrouvé trop triste et désespéré que pour retenir mon chagrin, mon corps et mon cœur qui s’affaissaient, qui m’échappaient: je sentais alors que des larmes allaient s’échapper, je tentais de me ressaisir mais la tristesse, le chagrin étaient trop grands, emplissaient mon coeur et mes yeux allaient déborder. Je ne pouvais plus les contrôler, me contrôler, alors je me retournais de profil ou de dos par rapport à la fenêtre pour que des collègues ne me voient pas sangloter. Je faisais comme regarder mon écran d’ordinateur et les larmes coulaient et coulaient, je restais comme stoïque, visage fixe devant l’écran, tout s’embuait, comme ma vie qui n’était devenue qu’un chagrin. Mes enfants ne savaient rien de mon chagrin, je subissais cette torture seule, comme ces prisonniers en isolement. Mois après mois, et ensuite, des mois si longs que année après année, je respirais à peine, je souris à peine, mes yeux étaient marqués au fer du chagrin, de l’absence de mes enfants, que j’avais pourtant tant choyés et qui m’étaient aussi si attachés.
Je tentais alors de respirer, devant mon ordinateur, j’ouvrais la bouche pour aller chercher de l’air et que celui-ci remplace et repousse les larmes…
(…)

[La suite ici]

 

source : "récit d’un drame de l’aliénation parentale" ( recitalienationparentale.wordpress.com/ )

 

 

http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/05/02/un-pere-sauve-in-extremis-par-une-educatrice/

 

Thèmes connexes :
Alienation Parentale Parent zombie aliéné target cible Souffrance des enfants séparés, séparation Parent pervers , perversion , sadisme

 

 


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Se moque-t-on de la loi ?

25.845 plaintes (2009) pour non représentation de l’enfant (NRE) (+ 43% sur 10 ans)
qui donnent lieu à des poursuites dans 16.4% des cas dont 4.5% de condamnations (et 11,9% de médiations pénales) (source : ACALPA / statistiques du Ministère de l’Intérieur, 2010)

L’occasion de revenir sur un cas assez symptomatique de la difficulté à faire appliquer certaines décisions de justice (les NRE par exemple) quand on décide tout simplement de ne pas les suivre (et peu importe la loi et le droit des enfants) … Dans l’exemple, une décision est obtenue au bilan mais au prix de quel effort ? Celui d’un parent qui se bat pendant des années pour obtenir que les droits de l’enfant puissent-être respectés, celui d’un enfant blessé psychologiquement et en proie à un parent "ravisseur" qui va jusqu’à montrer effrontément, le peu respect qu’il accorde à ses juges…

" Vous vous rendez-vous compte du dilemme face auquel vous nous mettez ? ! »…

La présidente du tribunal correctionnel, Élisabeth Mehl, a tout essayé (…) pour tenter de « réveiller » une mère de 29 ans poursuivie pour non représentation d’enfant.

Marié en décembre 1996, divorcé en octobre 2000, le couple a eu un petit garçon en 1998. Depuis la séparation, la maman refuse quasiment tout contact entre le père et leur fils.

En quelques années, les ex-époux sont devenus très connus des services de police et de justice : une quarantaine de plaintes ou de procédures a été engagée par l’un ou l’autre. Toutes les solutions pour débloquer la situation ont été tentées en vain.

« À chaque fois, mon client fait 8 00 km pour voir son fils. Je ne sais pas où il puise son énergie si ce n’est dans l’amour qu’il a pour son fils », a lancé l’avocate de la partie civile.

À l’audience (…), la prévenue a réitéré sa ligne de conduite inflexible : elle ne veut pas que son ex-mari voie son enfant. Elle justifie sa position en affirmant que l’homme a exercé des violences sexuelles sur l’enfant.

 


Alienation Parentale
Plainte a été déposée, mais l’enquête a conclu qu’il ne s’était rien passé. La prévenue glisse aussi que son ancien époux a deux enfants d’un deuxième mariage et qu’il doit s’en contenter. Les rapports des services éducatifs soulignent une dégradation psychologique de l’enfant, imprégné de l’image négative du père que distille sa mère.


Parent pervers , perversion , sadisme
La vice-procureure Marie-Hélène Calvano s’est emportée :

« Cette femme fait preuve d’une incroyable mauvaise foi. Elle se moque des décisions de justice. Maintenant ça suffit ! ». Prise de rires nerveux durant toute l’audience, la prévenue s’est entêtée, sans paraître troublée quand le parquet a requis à son encontre un an de prison ferme avec mandant de dépôt, « seule solution pour débloquer l’affaire ». Le tribunal a fait ce choix.


loi, jurisprudence et moyens preventifs
L’enfant a été confié à son père en attendant la décision de la juridiction compétente.

Annick Woehl (journaliste à "L’Alsace", 10/07/2006) via : lplm.fr )

 


« Aliénation : la France responsable de torture et maltraitance psychologique ? »(…).

A Brest, un breton voit sa fille pour la 41e fois en larme sans pouvoir l’approcher

tandis qu’il habite à seulement 400m. 41 NRE, 5 plaintes, déplacement des forces de l’ordre. Rien n’y fait : la mère eructe "Ta fille tu ne la reverras jamais !" Le procureur classe l’affaire (…) »

Certains magistrats ont trouvés judicieux de s’attaquer au portefeuille en prononçant des astreintes. C’est plus adapté : la prison n’est pas une solution. Alors pourquoi hésitent-ils à utiliser ce petit arsenal qui a fonctionné. Il faut donc continuer dans cette voie là plutôt que de laisser les enfants entraînés dans des conséquences qui peuvent être terribles.." (Maître Jean Pannier)

1 NON REPRESENTATION = 1 AMENDE IMMEDIATE

« Le syndrome de Médée ou le coeur des enfants en sacrifice » (…).

« Le syndrome de Médée est une modalité de harcèlement mise en œuvre par un parent voulant priver son/sa conjoint/e de la relation avec ses enfants et apparaissant à l’occasion d’une rupture conjugale.»«Il s’agit en somme d’une forme organisée de maltraitance qui porte sur une dimension vitale de la vie affective et se traduit par des effets psychotraumatiques très importants.» (Antonio Andreoli – Service de psychiatrie HUG – Rev Med Suisse )

 


 


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On peut continuer à démolir les enfants : la justice ne va pas tellement s’y opposer…


C’est gratuit et c’est sans frais ! (…) On peut continuer à démolir les enfants, la justice ne va pas tellement s’y opposer…
Ca c’est terrible !
(Maître Jean Pannier à propos de l’aliénation parentale)

NB : VIDEO : à la fin de l’article …
 

(..) En général, les magistrats n’aiment pas ça l’aliénation parentale : on a l’impression qu’ils se sentent dépassés par la gravité accumulée de cette aliénation comme si on avait atteint un point de non retour et que mis devant le fait accompli, ils ont décidé que ca ne servait à rien d’essayer de renverser la vapeur alors "on gère la misère".

Les parquets ferment les yeux d’ailleurs. Ils font des réquisitoires qui dépassent rarement trois lignes ; ils ne s’investissent pas dans les dossiers. De sorte que le traitement de ces affaires là, laisse largement à désirer. Et ça encourage ceux qui sont bien évidemment à l’écoute de ce genre de "laisser-aller".. Ca encourage à multiplier les cas d’aliénation. C’est gratuit et c’est sans frais !

On peut continuer à démolir les enfants, la justice ne va pas tellement s’y opposer.. Ca c’est terrible !

* Votre constat est consternant : Doit-on considérer qu’il y a une véritable démission de la justice face aux souffrances des enfants ?

C’est pas une démission chaque fois qu’un magistrat fait bien son travail, c’est à dire qu’il ne se contente pas des analyses de certains experts qui sont beaucoup trop consensuels…

A Paris, il y a quelques "experts maisons" qui sont redoutables en ce sens qu’ils prennent l’oreille du juge : ils essayent de savoir "où va le vent" et à ce moment là, on sait d’avance, quel sera le contenu des rapports. Ca c’est fabriqué sur-mesure…

* Vous insinuez qu’il y a une convenance entre le juge et l’expert ?

Oui bien sûr, ils se parlent au téléphone, ce qui normalement ne devrait pas avoir lieu. Mais manifestement, surtout pour les vieux magistrats, il y a belle lurette qu’ils se sont accommodés de ce genre de facilités et ca devient consensuel… et ca peut même remonter à l’échelon supérieur : on voit bien que ces "experts maisons" qu’on voit d’ailleurs venir en compagnie des mêmes magistrats dans les colloques, dans les séminaires où vous retrouvez les dignes représentants de l’Aide Sociale à l’Enfance…

Tout ça, c’est consensuel. Et ca se passe très bien, en ce sens qu’il n’y a pas de fausses notes… Donc si on a décidé que l’aliénation parentale "faut pas en parler" et bien, ils vont faire tout ce qu’il faut pour qu’on n’en parle pas.

Sauf qu’il y a des couacs : vous avez des magistrats (même au tribunal pour enfants de Paris) qui reconnaissent que l’aliénation parentale est un vrai problème et qui en tirent les conséquences au point de parfois même de décider de mettre un terme à des mesures d’assistance éducative qui n’ont servi à rien et qui sont même responsables d’avoir aggravé la situation !

* Ca discrédite complètement les expertises ?

Vous avez des experts tout à fait honnêtes et consciencieux mais il y a aussi les négationnistes. Il y a des gens qui vous disent carrément que "l’aliénation parentale, c’est une fumisterie inventée par un pédopsychiatre américain, le Dr Gardner". Ils ne veulent pas admettre que ca existe !

* Vous m’aviez cité un psychiatre du nom de Lopez ?

Oui, M. Gérard Lopez est venu un jour nous expliquer dans une conférence du barreau de Paris que "l’aliénation parentale c’est quelque chose qu’on a inventé de toute pièce mais qui n’existe pas". Ce monsieur enseigne à Paris, dans un institut de criminologie. C’est totalement incompréhensible qu’on le laisse encore venir étaler ce genre de théorie mais c’est la réalité. Et d’ailleurs, il avait suscité l’indignation de tous les avocats qui étaient présent.


« Le monde n’est pas « ou blanc ou noir » mais souvent les deux»(…).

L’évocation du concept d’aliénation est pour une majorité de cas tout à fait hors du cadre d’accusations pédophiles. On parle de desaffection d’un parent de manière progressive qui tourne à des comportements de l’enfant manifestement pathologique


* Est-ce que ça n’est pas une volonté alors ?

Vous savez vous avez des négationnistes dans d’autres domaines.. Parfois ces gens là sont déterminés… Un peu comme les parents qui veulent s’emparer d’un enfant quelques soient les conséquences sur l’enfant…

Il y a un vrai problème dans l’aliénation parentale, c’est que les experts qui ne la rejettent pas et qui admettent même qu’elle existe et qui en tirent les conséquences, qui attirent l’attention des magistrats : ces experts là sont pour l’instant peu nombreux ! Donc au départ, on est inquiet de cette difficulté. On a du mal à trouver des experts qui soient spécialisés sur l’aliénation parentale et en plus, les juges qui n’aiment pas l’aliénation parentale ne vont pas se précipiter pour nommer des experts spécialisés ! C’est un vrai problème !

* On tourne en rond ?

On tourne en rond et la justice est rendue à partir d’apriori. C’est à dire qu’… on nie l’existence de phénomènes qui sont gravissimes (pour l’avenir des enfants) !

 

***

A propos des scénarios des fausses accusations …

* En cas de maltraitance, le premier juge qui devrait être saisi, c’est le juge des enfants avant même le JAF ?

Le tribunal pour enfant, lui va être saisi à la suite d’un signalement : c’est à dire qu’un médecin va constater de mauvais traitements et va faire un signalement au procureur de la république (ou un service social ou toute personne qui peut avoir à donner son avis sur une situation qui n’est pas normale). Les parents de leur côté vont essayer avec plus ou moins de bonne foi dans certains cas de sensibiliser le tribunal pour enfant, vont s’adresser à un avocat qui va déposer une requête. Le magistrat aura à faire attention à ce que la requête soit légitime : est-ce qu’elle est fondée ; il faut faire un certain nombre de vérification..

* Ils peuvent le faire sans avocat d’ailleurs ?

En général, ils prennent un avocat (quand ils veulent arriver à leur fin). Et c’est là que ca devient plus compliqué voir plus dangereux. Les juges bien rôdés savent très bien que dans un certain nombre de cas, il faut savoir dire NON : parce qu’il y a un scénario qui se met en place et le juge va servir d’instrument.

Malheureusement, il y a des juges qui se laissent convaincre plus facilement que d’autres. Mais les magistrats bien trempés qui ont vraiment une bonne expérience savent aussi dire NON..

* La dans ce cas, les juges devraient demander une enquête sociale ?

Ah mais ils le font ! Mais faut voir dans quelles conditions travaillent les services sociaux ! C’est pas toujours édifiant. Souvent, ils ont aussi l’argument de dire "on a trop de boulot, on est débordé, on doit faire vite : les juges sont pressés. Ils nous demandent de faire cela dans un délai relativement bref. (..)".

Là aussi, il y a beaucoup à dire sur les rapports des services sociaux. Parfois, les services sociaux ont tendance à essayer de savoir si le juge n’a pas déjà une petite idée pour essayer de ne pas se retrouver en porte-à-faux par rapport à ce que le juge pense au départ… C’est très suggestif et souvent les parents qui sont confrontés à l’enquête sociale découvrent une réalité complètement déformée : c’est manipulé du début jusqu’à la fin !

* Est-ce que les enquêtes sont bien faites en générale, sinon ?

Pour celles que j’ai vu, franchement : c’est n’importe quoi ! C’est fait sur des ragots. Parfois même on oublie d’aller consulter les gens qui seraient les mieux à même de donner un renseignement. A la campagne, c’est bien classique : ce sont les maires qui sont les principaux informateurs et qui devraient être sollicités en premier pour savoir ce qui se passe dans le village parce qu’il peut y avoir des problèmes de proximités, de voisinage.. (…) ou des représentants les mieux à même de donner des avis objectifs. On va se contenter de ce qu’on a mis en avant : c’est à dire des gens qu’on a soigneusement désigné pour vendre un discours convenu avec des preuves fabriquées.. C’est assez calamiteux dans l’ensemble. Il faut dire les choses comme elles sont..

* Une enquête qui serait bien faîte consiste en quoi ?

Vous savez tout ce qui est béni de l’étiquette "politiquement correcte" est à prendre avec vraiment des pincettes : c’est parce que c’est politiquement correct qu’on fait confiance au système alors que le système dans bien des cas ne fonctionne pas !

* Pourquoi ce système ne fonctionne pas ?

Parce qu’il y a des gens qui sont assez rusés, assez malin pour le pervertir et qu’en fasse il y a des gens qui ne sont pas assez malin, ni assez rusé pour s’en rendre compte ou pire : que ca ne dérange pas ! Là c’est le comble : mais c’est une réalité quotidienne !

* C’est une réalité quotidienne ?

Oui, bien sûr.. Mais ça on a du mal à l’admettre parce que ca choque un peu. On se dit "mais enfin quand même ce sont des gens de métier : ils auraient dû être un peu plus prudent…" Non non, non, non..

* Les français ont a priori beaucoup de mal avec leur justice : ça n’est pas très encourageant ?

Ca n’est pas très encourageant. Mais .. Par contraste vous avez des magistrats extrêmement consciencieux.. des gens avisés, prudents. Mais surtout .. des magistrats courageux : il y en a !

Le fait qu’il y en ait c’est plutôt rassurant : mais il n’y en a pas assez ! (Maître Jean Pannier)

 

source : http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/02/12/on-peut-continuer-a-demolir-les-enfants-la-justice-ne-va-pas-tellement-sy-opposer/

 
A suivre . L’institution judiciaire face à la réalité de l’aliénation parentale est un petit peu responsable de ce que l’on pourrait qualifier de non assistance à personne en danger (M. Jean Pannier)

 

 

 


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Docteur Victor Simon à propos de l’aliénation parentale : "Les enfants vont très mal !" (Troubles, dépressions, schizophrénie …)

Il y a des choses à changer dans le système et qui ne fonctionnent pas : il faudrait qu’il y ait un peu plus de "culture psy" dans les milieux policiers et dans les milieux de justice. (Dr Victor Simon, Directeur du Centre d’Hypnose et Psychosomatique – Paris)

L’aliénation parentale survient quand il y a un conflit intra-parental. Quand un couple commence à se déchirer(…)

[Le parent aliénant] va monter le fils ou la fille contre [l'autre parent] en tenant des propos qui sont invalidant et qui disqualifie l’autre parent

* Est-ce qu’il s’agit d’un "esprit de vengeance" ?

C’est la vengeance, (…) Ce sont les règlements de compte qui apparaissent et qui font que peu à peu l’enfant se retrouve pris en otage et qui peu à peu va épouser le système du [parent aliénant] qui le monte contre [l'autre parent] et cela devient sa référence.

* L’enfant va être amené à haïr [son autre parent] ?

Les enfants deviennent des enfants soldats. Ils vont devenir des combattants de première ligne contre le parent qui est rejeté.

* C’est du lavage de cerveau ?

C’est une intoxication psychique. On pourrait appeler cela un lavage de cerveau. On passe son temps à envoyer des messages destructeurs contre l’autre parent. L’enfant finit par adhérer complètement à ce schéma de pensée.


* Cette animosité peut s’étendre au reste de la famille ?

Il n’y a pas que le parent qui est aliéné. Toute la belle famille l’est également. L’enfant est isolé de son autre famille qui pourtant l’aime, qui a besoin de lui et lui a besoin de cette autre partie de la famille pour se construire (…)

* Il y a un autre cas : celui qui est enlevé par un parent à l’étranger ?

C’est du rapt. Quand un père ou une mère sentent qu’ils perdent les pédales vis à vis de la justice : ils font un rapt d’enfant. Ils vont se cacher à l’autre bout de la France, si ca n’est pas à l’étranger. Et là on rentre dans quelque chose de complètement toxique parce que les enfants sont isolés et ne revoient pas l’autre parent pendant 10 ans, 15 ans.

Il y a là le même système de dénigrement et là c’est terrible parce que l’enfant va vivre avec un parent qu’il a dénigré et quand il va grandir, il va s’apercevoir qu’il a été l’objet d’une manipulation. Seulement il aura complètement perdu le contact avec son parent qui sera devenu un étranger.

* Pourquoi il y-a-t-il des fausses accusations d’abus sexuels ?

(…) C’est un drame parce qu’il est extrêmement difficile lorsqu’il y a de fausses allégations de ce type de faire la part des choses (…)

* Comment on va inciter son enfant à faire de fausses accusations ?

C’est l’âme humaine (…) : on invoque n’importe quel système et tous les coups sont permis. C’est cela qui est un drame parce que la justice n’est pas formé à cela, la police non plus. Ca veut dire qu’ils ne savent pas conduire un interrogatoire spécifique. Très peu en tout cas. Les juges ne savent pas très bien non plus comment faire pour discerner le vrai du faux.
Ce qui fait que bien souvent des décisions de justice sont prises et qui vont à l’encontre de la réalité (…) [innocents suspectés et vrais coupables écartés]

Il y a des choses à changer dans le système et qui ne fonctionnent pas : il faudrait qu’il y ait un peu plus de "culture psy" dans les milieux policiers et dans les milieux de justice.

* Dans ce contexte, les enfants se développent comme ils peuvent ?

Les enfants vont très mal ! Ils ont des troubles du comportement extrêmement sévères. Ils ont des dépressions. Ils ont des troubles schizophréniques, parfois. Ils ont parfois des troubles de l’alcoolisation… une sexualité totalement étrange et précoce. Ils ont également des comportements antisociaux parce qu’ils ne savent plus ce qu’est l’altérité. Ils ne savent plus faire la nuance : est-ce qu’on est pour ou est-ce qu’on est contre ? Tout ce qui n’est pas avec moi est contre moi. Cela les conduit à avoir des comportements décalés. Cela les amène à l’alcoolisation, à la drogue, à la dépression et le suicide également.

* Et il y a le rôle des professionnels de santé.. parce que vous n’êtes pas formés pour détecter l’aliénation parentale ?

C’est une découverte récente parce que les travaux sur l’aliénation parentale n’ont été décrits qu’à partir de 1980, par Gardner. A part les gens qui travaillent pour les familles et pour les couples, très peu de gens connaissent cela et les avocats le connaissent mieux que les médecins. C’est quelque chose qu’il faudrait développer dans une formation très spécifique (…)

* Au niveau de la prise en charge pour les enfants, comment ca se passe ?

C’est extrêmement complexe car quand le lien parental est cassé, c’est extrêment difficile de le reconstruire… Quand on a "tué" entre guillemet, son père ou sa mère et que l’on ne l’a pas vu pendant 10, 15 ans : c’est devenu un étranger. Il y a alors un long travail de reconstruction à faire : l’enfant qui a été isolé avec le parent aliéné et faire une thérapie de "couple père-enfant" ou "mère-enfant" pour pouvoir reconstruire un lien. (…)

* C’est un peu facile d’utiliser un enfant dans ces circonstances là ?

Elle a un compte à régler avec son mari. Elle ne veut rien lui passer et surtout pas le pouvoir d’élever "son" enfant. C’est un règlement de compte complètement archaïque.

500 000 couples sont dans l’aliénation parentale en France. Oui, c’est énorme

* On termine sur une note optimiste ?

Oui, l’optimisme c’est qu’il faudrait qu’on puisse mieux informer les familles (..). Plutôt qu’aller à la guerre de 30 ans, il vaudrait mieux faire rapidement une thérapie familiale ou une thérapie de couple pour que la séparation qui doit avoir lieu (si elle doit avoir lieu) se passe dans des conditions ou les enfants ne soient pas pris en otage. (Docteur Victor Simon)

 

 source: http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/02/11/dr-victor-simon-les-enfants-vont-tres-mal/

 

A suivre (article connexe) : C’est gratuit et c’est sans frais ! (…) On peut continuer à démolir les enfants, la justice ne va pas tellement s’y opposer… (Maître Jean Pannier) A suivre (article connexe) : L’aliénation parentale ou comment réussir à rendre son enfant fou ! (Dr Victor Simon)

 

 

 


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L’institution judiciaire face à la réalité de l’aliénation parentale est un petit peu responsable de ce que l’on pourrait qualifier de non assistance à personne en danger (Maître Jean Pannier)

"On ne devrait pas à avoir à se poser des questions. Il y a en face de nous une réalité massive : l’aliénation parentale. Le rapport du défenseur des enfants(*) dresse en ce sens un rapport qui lui est quasiment dédié.

Il y a un problème. Il faut donc le traiter. Ca semble dur pour nos juges nationaux à mettre en œuvre. Tandis que la cour européenne donne déjà le ton en ce sens.

Comment peux-t-on avoir autant de réticence pour régler un problème qui se passe devant nos yeux tous les jours. On connait tous dans notre entourage des gens qui se sont comportés de cette façon là par rapport aux enfants, au risque de les entraîner dans une aventure psychique, psychologique… Et de fragiliser leur avenir de manière totalement anormale.

L’institution judiciaire face à cette réalité est un petit peu responsable de ce que l’on pourrait qualifier de non assistance à personne en danger

C’est d’abord au parquet que devrait revenir la tâche de faire face à ce phénomène et de l’endiguer. Alors qu’on constate que chaque week-end, on constate le refus de présentation. Et le parquet fait la sourde oreille.

Est-ce qu’il faut le régler avec des expertises souvent longues, souvent couteuse mais d’autant qu’il n’y a pas beaucoup d’experts spécialisés. Il n’y a pas forcément besoin de se couvrir derrière des experts.

Il y a même des négationnistes. Ce qui est inquiétant car certains en sont arrivés même à nier l’évidence. Alors qu’est-ce qui les inspire, qu’est-ce qui les anime ? … Le problème est réel et existe, peu importe qu’il y ait des écoles de pensée : il faut voler au secours des enfants.

Il faut s’attacher à ce que ces situations d’aliénation parentale s’arrêtent !

Certains magistrats ont trouvés judicieux de s’attaquer au portefeuille en prononçant des astreintes. C’est plus adapté : la prison n’est pas une solution. Alors pourquoi hésitent-ils à utiliser ce petit arsenal qui a fonctionné. Il faut donc continuer dans cette voie là plutôt que de laisser les enfants entraînés dans des conséquences qui peuvent être terribles.." (Maitre Jean Pannier).

 

(*) "Maintenir les liens avec l’enfant n’est pas seulement un droit pour le parent,
c’est aussi un devoir. Il s’agit avant tout d’un droit pour l’enfant.
"

(Simone LERMISSION "Enfants au coeur des séparations conflictuelles) lors de la présentation du rapport Thématique 2008 – Défenseur des Enfants)

Le maintien des relations personnelles entre l’enfant et chacun de ses parents
est avant tout un droit de l’enfant. Il découle de l’article 373-2 al.2 du code civil qui
prévoit une obligation importante, mise à la charge des parents: " chacun des père et
mère doit maintenir des relations personnelles avec l’enfant et respecter les liens de
celui-ci avec l’autre paren
t."


Autre témoignage de professionnels du secteur :

Alors qu’actuellement le concept du syndrôme d’aliénation parentale est fortement débattu par nombreux professionnels, la réalité nous montre qu’il existe bel et bien de nombreuses situations où suite à une séparation, l’enfant est manipulé par un des parents afin qu’il ne veut plus avoir de contact avec l’autre parent. Même si certains experts débattent de la dénomination de ce mécanismes, en tant que professionnel du secteur on rencontre ce genre de situations beaucoup trop souvent. Les parents, tellement pris dans leur conflit conjugal ne se rendent pas compte à quel point ils causent du tort à leurs enfants.
Le parent “attaqué” perd son temps à démontrer son innocence, tandis que l’autre essaie d’organiser de plus en plus de témoignages….Entre temps l’enfant souffre et se trouve dans un véritable conflit de loyauté.
J’ai vu des cas où l’enfant a dû être hospitalisé en psychiatrie afin de protéger l’enfant contre la manipulation du parent.
Pour les professionnels du secteur il s’agit de désamorcer le conflit le plutôt possible avec une médiation. Au cas où une médiation s’avère impossible, les choses vont mal tourner pour l’enfant.
Il ne faut jamais oublier que ce n’est pas parce que le mari était un mauvais mari qu’il est forcément un mauvais père (et vice versa)
Manhanako, ProtectionJeunesse 02.02.2012

 source: http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/02/04/linstitution-judiciaire-en-etat-de-non-assistance-a-personne-en-danger-face-a-lalienation-parentale/

A suivre . Il y a des choses à changer dans le système et qui ne fonctionnent pas : il faudrait qu’il y ait un peu plus de "culture psy" dans les milieux policiers et dans les milieux de justice. (Dr Victor Simon, Directeur du Centre d’Hypnose et Psychomatique – Paris)

 

 

 


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L’Exclusion Parentale se déroule en 2 étapes : isolement parental (Parental Isolation) puis aliénation parentale (Parental Alienation). … http://affairesfamiliales.wordpress.com/plan-de-site/
6% à 13% des divorces soit 18 000 enfants concernés

A suivre : Les étapes de l’Exclusion Parentale A suivre : La souffrance de l’enfant séparé

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Un site également à voir sur le thème de l’exclusion parentale : Syndrome d alienation parentale, SAP, exclusion parentale, comprendre pour lutter et preserver les enfants après un divorce, une separation, site riche d’information alienation patentale tous publics,…
Via exclusion-alienation-parentale.info


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Qu’est-ce que la Manifestation d’Aliénation Parentale ?


Une alternative terminologique pourrait-elle voir le jour spécialement en France ?
(Pour se référer à une des formes de maltraitance psychologique les plus répandues et des plus destructives : l’aliénation parentale)

Outre-atlantique (US, Canada, Amérique latine), les procédures juridiques utilisent le terme "syndrom" pour faire référence à l’Aliénation Parental. En France il pourrait être envisageable d’utiliser un synonyme pour faire référence à cette pathologique psychiatrique (qu’on pourrait également rapprocher d’une forme (médéique) d’abus psychologique et inconscient dérivée du "Complexe de Médée" par le biais d’une castration symbolique de l’enfant) et ainsi possiblement baptiser juridiquement cette maltraitance, de "Manifestation d’Aliénation Parentale".

Frédéric Poitou, auteur d’"Orphelin de mon fils, dans l’enfer de l’aliénation parentale" qui présente son propre cas de parent aliéné rend compte de sa future entrevue avec le Président de la République pour sensibiliser sur ces problématiques des enfants maltraités par ces parents aliénants : des dégâts psychologiques et de la souffrance infligées aux enfants.

Le message à retenir : "Il ne faut surtout pas abandonner les enfants"

source : http://affairesfamiliales.wordpress.com/2011/12/04/quest-ce-que-la-manifestation-dalienation-parentale/

 


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SAP – Diagnostic et prise en charge médico-juridique (J.M Delfieu)


Syndrome d’aliénation parentale

Diagnostic et prise en charge médico-juridique

EXPERTS – CHRONIQUE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE – N° 67 – pp. 24-30 – juin 2005

SOURCE : http://oudervervreemding.wordpress.com/2005/06/01/00001/

Jean-Marc DELFIEU

PsychiatreExpert près la cour d’appel de Nîmes

Nederlands: Jean-Marc DELFIEU – Het oudervervreemdingssyndroom – Diagnose en medisch-juridische behandeling

English: Jean-Marc DELFIEU – Parental Alienation Syndrome – Diagnosis and medical-legal management

Deutsch: Jean-Marc DELFIEU – Eltern-Kind-Entfremdung – Diagnostik und medizinisch-rechtlichen Betreuung

Espagnol: Jean-Marc DELFIEU – Síndrome de Alienación Parental – Diagnóstico y manejo médico-legal

RÉSUMÉ

Syndrome d’aliénation parentale. Diagnostic et prise en charge (PDF) par J.-M. DELFIEU (EXPERTS, n° 67, 2005, juin – p. 24 à 30 – ST, J, 05, 02)

La multiplication récente de cas de manipulation mentale exercée sur un enfant par le parent avec lequel il vit après un divorce nous conduit à décrire les différents symptômes possibles au travers de la littérature médicale internationale. Les particularités de l’expertise familiale et ses conséquences juridiques sont abordées dans l’espoir d’une meilleure prise en charge médico-juridique de ces familles en grande souffrance.

 

INTRODUCTION

La pratique des expertises familiales révèle la multiplication récente de cas de parents, mères et pères, mais majoritairement des pères ayant perdu tout contact avec leur (s) enfant (s) à la suite de leur séparation ou à leur divorce. Nous rencontrons de plus en plus d’enfants qui rejettent un de leurs parents sans raison apparente, ou au moins sans pouvoir expliciter leur rejet, tout en exprimant des sentiments de haine à son égard.

Or, l’interruption des contacts et des relations entre les enfants et l’un des parents après une séparation ou un divorce exerce un impact traumatisant aussi bien sur les enfants concernés que sur leurs parents. Le devenir ultérieur des enfants est particulièrement préoccupant. Il s’agit d’une véritable manipulation mentale exercée par le parent avec lequel vit l’enfant : certains auteurs comparent ce phénomène au syndrome de Stockholm (attitudes de victimes prenant fait et cause pour leurs kidnappeurs).

Est-ce une nouvelle pathologie ou ne l’avaiton pas reconnue comme une entité autonome jusqu’ici en France ? Aux États-Unis, elle est identifiée sous le terme de Parental Alienation Syndrome (PAS) dont l’ouvrage de référence dans le domaine est le livre de Richard A. Gartner, professeur en pédopsychiatrie et psychanalyste de la Columbia University de New-York, livre qui parut une première fois en 1992, et fut réédité en 1998 : The parental Alienation Syndrome, a Guide for mental health and legal professionals.

En France, quelques articles récents sont consacrés au « syndrome d’aliénation parentale ». Cette dénomination nous paraît incorrecte, résultant d’une traduction littérale de l’américain. Le terme de « désaffection parentale » nous semble plus explicite.

1. PSYCHOPATHOLOGIE DU DIVORCE

1.1. Impact sur les enfants de la séparation et du divorce

De plus en plus de personnes se séparent et/ou divorcent. Il s’agit là apparemment d’une tendance inéluctable dans les pays occidentaux. En France et en Allemagne, un mariage récent sur trois se termine par un divorce. Dans les grandes villes, c’est un mariage sur deux. Chaque année, le nombre de divorce augmente environ de 6 %. Les causes de cet accroissement sont très variées : sociales, économiques, culturelles, religieuses. L’évolution assez rapide des rôles respectifs de l’homme et de la femme dans les sociétés occidentales en est aussi responsable. Le nombre d’enfants concernés devient rapidement très important (17 % des enfants d’une même promotion scolaire vivraient dans une famille monoparentale). Si cette augmentation a pour avantage de ne plus placer l’enfant de parents divorcés dans une situation exceptionnelle, et par la même « anormale » (au sens de la norme sociale), elle représente toujours pour celui-ci une source de difficultés supplémentaires. Il leur faut environ deux ans après le divorce de leurs parents pour s’adapter passablement à leur nouvelle situation et poursuivre un développement psychique normal. Toutefois, un tiers de ces enfants présentent des altérations considérables de leur développement à moyen et à long terme. Les résultats d’études réalisés dans les pays anglosaxons indiquent que la séparation et le divorce des parents exercent à long terme un impact négatif sur le développement des enfants.

Dans une population de consultants psychiatriques, on note une sur-représentation d’enfants de parents divorcés. Toutefois, il convient de distinguer le divorce, procédé juridique, de la mésentente, système d’interaction familiale (le « divorce affectif » pour Despert). La mésentente familiale, surtout lorsqu’elle inclut les enfants, constitue un facteur de morbidité nettement supérieur au divorce. Pour Rutter : « Le principal facteur de troubles à long terme n’est pas la séparation elle-même, mais bien plutôt la discorde familiale si souvent associée à la séparation. »

Ainsi, les effets les plus néfastes s’observent quand le conflit parental précédant le divorce est intense, surtout lorsqu’il inclut les enfants : ils peuvent être pris comme témoins ou otages rendus responsables de la mésentente, ou complices et confidents de l’un des parents. On peut leur demander de se substituer à l’un des parents, ou de soigner celui qui est déprimé (« enfant-médicament »). Au total, ils sont pris dans un conflit de loyauté inextricable qui est directement responsable des évolutions pathologiques éventuelles.

Ces impacts négatifs sont :

– un risque accru de maladies psychiques (plaintes hypocondriaques, accès d’angoisse, épisodes anorexiques ou insomniaques, états dépressifs ou psychosomatiques) ;

– un échec ou un désintérêt scolaire ;

– un risque accru de suicide ;

– des problèmes relationnels et conjugaux ultérieurs. Certaines études soulignent spécialement les conséquences négatives de l’absence précoce du père aussi bien chez les garçons que chez les filles. Il s’agit surtout de problèmes liés aux concepts du rôle, de l’identité, du contact affectif et du comportement relationnel.

Toutes les conduites pathologiques peuvent s’observer. Aucune n’apparaît spécifique. Cela signifie que la mésentente parentale et le divorce représentent, en termes d’épidémiologies, des facteurs de morbidité et de vulnérabilité générales et non des facteurs étiologiques précis.

Pour être compris, chaque symptôme doit être resitué dans l’histoire de l’enfant et de sa famille, tout en l’analysant en fonction du niveau de développement atteint au moment du conflit et/ou de la séparation.

En revanche, les enfants dont les parents réussissent à jouer (ensemble ou de manière coordonnée) après le divorce leur rôle de parents rencontrent le moins de difficultés pour s’adapter à une situation familiale modifiée.

Dans un premier temps, il semblerait que garçons et filles ne réagissent pas de la même manière au changement de situation familiale. Alors que ce sont les garçons qui réagissent plus fort et plus longtemps que les filles, ce sont notamment les jeunes femmes qui présentent plus de dix ans après des troubles psychiques sous forme de problème d’identité, de problèmes relationnels et des troubles psychosomatiques.

1.2. Impact sur les enfants de la privation précoce du père

Le taux des maladies psychosomatiques telles que les troubles anxieux, les dépressions, les troubles de la conscience de soi et les troubles relationnels est significativement plus élevé chez les personnes adultes examinées dont le père a été absent pendant une période prolongée au cours des six premières années de leur vie. Environ 50 à 70 % des hommes et femmes subissent encore à l’âge adulte des problèmes considérables pour avoir grandi sans leur père.

Ces constatations et les résultats similaires obtenus par la recherche récente en matière de divorce peuvent être aujourd’hui considérés comme assurés.

Le maintien du contact affectif et relationnel est considéré aujourd’hui comme étant un critère important du « bien-être psychique et moral de l’enfant ».

Le respect des relations et des contacts affectifs naturels de l’enfant avec ses deux parents et du maintien de la fréquentation des deux parents est un critère important quand il s’agit pour les tribunaux d’évaluer la capacité d’éducation et d’attribuer l’exercice de l’autorité parentale.

1.3.Importance pour l’enfant d’être en contact avec ses deux parents

Le père et la mère, animant chacun le rôle propre à leur sexe, chacun ayant ses propres gènes, sa propre personnalité avec ses dons et ses faiblesses sont représentés tous deux dans leur enfant commun dès la fusion de l’oeuf et du sperme. L’enfant porte en lui des éléments des deux parents. Le soi (la personnalité de l’enfant) doit sa structure et sa substance (on peut même dire son « essence ») à ses deux parents.

Autrefois, on prenait la relation à deux (dyade) entre la mère et son enfant comme prioritaire; aujourd’hui, les résultats de la recherche prénatale et néonatologique nous apprennent que l’enfant est, depuis sa conception, un dans une relation à trois (triade).

C’est déjà au cours de la grossesse, donc dans sa phase intra-utérine, que l’enfant perçoit son père (par exemple, à travers les sentiments de la mère ou par le truchement de la voix du père). Durant la première année de la vie, la symbiose mère-enfant est d’une intensité toute particulière. Au tout début de sa vie, l’enfant est particulièrement tributaire d’une relation amoureuse, nourrissante, sécurisante et rassurante avec sa mère. Sa perte représenterait un très grand danger pour l’enfant. Plus la mère se sent en terrain sûr et connu dans sa relation avec le père et mieux elle peut remplir cette fonction.

C’est à partir de la deuxième et notamment à partir de la troisième et quatrième année que l’enfant suit le rythme naturel et commence à se développer en s’éloignant de sa mère, en se détachant d’elle et, pour ce faire, il a besoin de son père pour réussir son individuation, sa séparation et son autonomie.

Lorsque celui-ci manque, pour quelques raisons que ce soit, l’enfant reste souvent littéralement lié à sa mère avec tous les impacts sur le développement de sa personnalité. Les complexes de symbiose non résolus (relations fusionnelles à la mère) jouent un rôle important pour de nombreuses maladies de l’âge adulte telles que les névroses d’angoisse, les dépendances, les troubles de conduites du comportement alimentaire et les maladies psychosomatiques. Dans le cas de relation exclusive entre l’enfant et sa mère ou entre l’enfant et son père, l’enfant ne peut pas apprendre à manier suffisamment bien le «triangle» existant entre lui-même, son père et sa mère. Plus tard, devenue adulte en situation matrimoniale, lorsqu’elle attendra elle-même un enfant, cette personne tendra souvent à se retirer de son rôle de parent ou de partenaire, délaissant l’enfant au profit de l’autre partenaire, ou bien elle tombera elle-même dans un rôle d’enfant, risquant de créer de graves conflits de couple. Être trop peu expérimenté dans le « triangle » (mère-père-enfant) induit des problèmes relationnels au sein du groupe. C’est aussi pour assurer leur identité (confiance en soi) que garçons et filles ont besoin d’expériences avec leur mère et avec leur père. Si l’absence d’un des parents fait que l’enfant est insécurisé au niveau du développement du rôle, il peut rencontrer ultérieurement des problèmes de communication avec des personnes de l’autre ou du même sexe.

1.4. Que se passe-t-il lors d’un syndrome d’aliénation parentale ?

La perte d’un des parents bouleverse profondément le soi de l’enfant, sa structure et sa substance. L’enfant se sent brisé. Il a l’impression que la perte d’un des parents se dirige contre lui : « C’est de ma faute », ou « Je n’ai pas mérité que maman (ou papa) reste. » Lorsqu’un des parents agit activement manipulant ainsi la perte relationnelle – ce qui est le cas du syndrome d’aliénation parentale – l’enfant inflige une charge négative à une partie de soi-même ; un côté de sa personnalité subit une véritable amputation psychique. La perte d’une relation s’accompagne d’une douleur qui peut se manifester de manière complètement variée (par exemple, sous forme de dépression, d’angoisse, de symptômes psychosomatiques, etc.). Souvent, l’entourage de l’enfant n’aperçoit pas ses signaux, ou ne les comprend pas correctement, ce qui fait que l’aide ne vient pas. Pour supporter sa situation d’une manière quelconque, l’enfant refoule sa douleur, il la dissocie. Vu de l’extérieur, on ne peut plus s’apercevoir de rien. C’est ce clivage entre une partie souffrante et refoulée de la personnalité et l’image « normative » donnée à voir aux autres (on parle de façade) qui est responsable des problèmes psychiatriques ultérieurs.

Ce point-là constitue naturellement un défi énorme pour les couples qui se séparent. Ils sont appelés à réussir « à séparer leur vie de couple de leur vie de parents » et ce dans une situation où des sentiments les plus variés (colère, angoisse, ennui, humiliation, sentiment de rancune) sont virulents.

Le syndrome d’aliénation parentale est généré par un parent moyennant des actions de manipulation. Il s’agit d’un état de fusion sans compromis de l’enfant pour l’un de ses parents, pour celui qui est « le bon et bien-aimé » et avec lequel il vit, et simultanément de délaissement hostile et également sans compromis de l’autre parent, du prétendu « mauvais et détesté » avec lequel l’enfant ne vit plus, état qui apparaît dans la situation de conflits entre les parents et qui se polarise autour du droit de visite et du droit d’exercice de l’autorité parentale. Il y a clivage entre «bon» et «mauvais» parent.

Les instruments utilisés sont la rupture du contact et la dévalorisation du parent qui vit en dehors du foyer. Le processus psychologique sur lequel repose la désaffection ressemble à celui qui devient manifeste au sein de système des sectes ou même en cas de prise d’otage (syndrome de Stockholm) : l’angoisse et la dépendance font que la victime s’identifie à l’agresseur d’une manière si radicale qu’elle refuse parfois toute aide extérieure. En cas de syndrome d’aliénation parentale, celui des parents qui met en oeuvre la désaffection, soumet l’enfant – sciemment ou inconsciemment – à un endoctrinement. Il abuse pour ce faire du pouvoir presque sans limites qu’il a d’influencer et de disposer de son enfant. Cet endoctrinement crée une fausse image négative à réalité déformée et une perte de considération. Une telle influence revêt clairement les caractéristiques d’un abus et provoque des conséquences psychiques graves pour l’enfant et pour le parent aliéné.

Comme sa capacité de différenciation n’est pas encore pleinement développée, l’enfant n’a que des extrêmes pour s’orienter. Ainsi, l’attitude accompagnant l’image négative qu’il a de l’autre parent (adversaire) déclenche un processus psychodynamique qui, par la suite, n’ayant plus besoin d’impulsion, se déroule tout seul. Tout compte fait, l’enfant contribue lui-même à ce processus en développant une telle répulsion contre le parent adversaire qu’il refuse tout contact avec lui, même sans aucune intervention extérieure. Il rejette celui de ses parents qui vit séparé en raison de ce qu’il a entendu sur la base de racontars, sans prendre en compte ses propres expériences. Dans ces familles, on se réfère facilement à la volonté de l’enfant en mettant en avant ce qu’il veut, et non ce qu’il lui faut. Souvent un enfant de trois ou quatre ans est invité à décider s’il veut rendre visite à son père ou sa mère, ou s’il ne veut pas. Ce choix est impossible, mettant en jeu un grave conflit de loyauté, sauf à utiliser massivement le mécanisme de défense qu’est le clivage avec de lourdes conséquences ultérieures.

La manipulation en partie consciente, en partie inconsciente de l’enfant par celui de ses parents avec lequel il vit, a pour but de détruire l’amour de l’enfant pour l’autre parent et de le mettre à l’écart de la vie de l’enfant. Cette description négative entraîne une déformation souvent substantielle de la réalité et dévalorise celui des parents qui ne vit pas avec l’enfant.

Celui-ci reprend alors les représentations et les sentiments négatifs du parent avec lequel il vit. Il se les approprie pour en faire parfois même sa propre histoire et des scénarios allant bien plus loin que les descriptions de l’auteur de la manipulation. Ainsi, l’enfant prétend souvent des choses qui n’ont jamais eu lieu.

Les conditions de vie extérieure, les possibilités financières, les déménagements dans une autre ville ou à l’étranger, l’aliénation systématique en faisant échouer la fréquentation de l’autre parent, l’amplification de la programmation par des proches (rôle de la grandmère) finissent par fixer la désaffection parent-enfant. Ainsi se forme une coalition stable entre l’enfant et celui de ses parents qui vit avec lui.

Au début, la fréquentation de l’autre parent après la séparation se passe relativement bien. Brusquement, desins intenses se produisent. Ainsi, l’enfant est souvent malade les dimanches de visites, ou pour une raison quelconque, l’enfant ne peut pas respecter les rendez-vous qui de plus en plus souvent n’ont pas lieu et qui ne sont jamais rattrapés. Les arguments avancés sont : « Il faut laisser l’enfant tranquille », « L’enfant peut y aller quand il veut, mais il ne veut pas – et on peut quand même pas l’y obliger. »

Parfois, on n’hésite même pas à reprocher – de manière injustifiée – à l’autre parent l’abus sexuel de l’enfant pour être certain de pouvoir terminer le contact. Près de 90 % de soupçons d’abus sexuels exprimés dans le cadre de contentieux relatifs au droit d’exercice de l’autorité parentale et du droit de fréquentation ne se confirment pas. Ainsi, on ne tient pas compte des dégâts considérables qu’un tel reproche peut engendrer auprès de l’enfant – sans parler de la personne calomnieusement mise en cause.

En tout cas, la désaffection entre l’enfant et celui de ses parents qui ne vit pas avec lui progresse, mettant en danger la relation qui finit par s’interrompre.

Des études statistiques montrent qu’environ 50 % des pères n’ont plus aucun contact avec leur enfant dès une année après leur divorce. Ce résultat est aussi dramatique pour les parents que pour les enfants, car il induit des destins douloureux et souvent des catastrophes mentales.

2. MANIFESTATIONS CLINIQUES

2.1. Symptômes généraux

Le professeur Gardner décrit huit manifestations principales révélatrices du syndrome d’aliénation parentale.

2.1.1. Campagne de rejet, de diffamation

Les belles expériences vécues avec le parent rejeté sont presque totalement refoulées. Il est dévalorisé sans aucune gêne et sans sentiment de culpabilité. Il est décrit comme quelqu’un de méchant, voire de dangereux : il est souvent traité de « brute ». La description déclenche dans l’enfant de grandes tensions intérieures. Quand on lui demande des exemples, l’enfant est souvent incapable de concrétiser sa présentation et répond : « C’est comme ça, je le sais. »

2.1.2. Rationalisation absurde

Pour légitimer son attitude hostile, l’enfant produit des justificatifs irrationnels et absurdes qui n’ont aucun rapport réel avec les véritables expériences. Les événements quotidiens servent d’explications : « Souvent, il parlait si fort » ou « Il ne m’a pas habillé assez chaudement », ou « Il veut toujours que nous disions ce que nous avons envie de faire »… etc.

2.1.3. Absence d’ambivalence normale

Toutes les relations entre les êtres humains sont ambivalentes : certains aspects d’une personne me plaisent, d’autres me déplaisent. Dans ces cas-là, l’un des parents est uniquement bon, l’autre est uniquement mauvais. De manière caractéristique des troubles de la personnalité limite (border line), dont on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une évolution ultérieure possible (par l’usage massif et exclusif du clivage comme mécanisme de défense).

2.1.4. Réflexe de prise de position pour le parent manipulateur

Si on voit l’enfant avec ses deux parents, il prend position sans hésiter en faveur de celui de ses parents qui vit avec lui, souvent avant que celui-ci ne se soit exprimé. Dans de telles situations, il est incapable de concrétiser ses reproches lorsqu’il est invité à le faire.

2.1.5. Extension des hostilités à toute la famille et à l’entourage du parent rejeté

Sans motif plausible, les grands-parents, les amis, les proches de son parent rejeté avec lesquels l’enfant entretenait autrefois des relations chaleureuses et cordiales se voient brutalement rejetés avec autant d’hostilité que le parent rejeté lui-même. Les explications invoquées pour justifier ce comportement sont toutes aussi absurdes et déformées.

2.1.6. Le phénomène de sa « propre opinion »

Celui des parents qui vit avec l’enfant souligne tout particulièrement « la propre volonté » et « l’opinion propre » de l’enfant. Dès l’âge de trois ou quatre ans, les enfants savent pertinemment que tout ce qui est dit est leur propre opinion. Tout parent manipulateur est fier de l’indépendance de ses enfants et de leur courage de dire ce qu’ils pensent. Souvent, les enfants sont invités à dire « la vérité ». Il est certain qu’ils donneront la réponse attendue, car aucun enfant ne peut risquer de décevoir le parent qui s’occupe de lui et dont il dépend.

À ce point précis, les conséquences de la manipulation deviennent manifestes. Les enfants désapprennent à faire confiance à leur propre perception et à l’exprimer. Ils sont incapables de déchiffrer et de reconnaître comme tels les messages contradictoires qui leur parviennent : « Pars avec ton père (ta mère) » (message verbal) « mais n’ose pas aller avec lui (elle) » (message non verbal). Ce message de type « double lien » le rend fou.

2.1.7. Absence de culpabilité du fait de la cruauté supposée du parent adversaire

Ces enfants n’ont pas de sentiment de culpabilité, car ils présument que le parent rejeté est froid et insensible, que la perte de son enfant ne le fait pas souffrir et qu’il mérite ce qui lui arrive… En même temps, ils expriment des revendications financières et des exigences sans avoir de scrupule. Convaincus d’exiger à juste titre, ils ne montrent aucune gratitude.

2.1.8. Adoption de « scénarios empruntés »

Souvent, l’enfant dépeint des scénarios et des reproches grotesques que la personne adulte avec laquelle il vit a exprimé et qu’il reprend à son compte sans jamais les avoir observés ou vécus avec l’autre parent. Il suffit alors de demander : « Que veux-tu dire par cela ? » pour constater que l’enfant ne sait pas de quoi il parle.

2.2. Symptomatologie suivant le degré d’intensité

L’intensité et l’expression des symptômes peuvent varier. Notamment dans la forme faible où tous les symptômes énumérés ne sont pas manifestes chez tous les enfants. On distingue trois formes cliniques : faible, moyenne et sévère.

Cette distinction est importante quand il s’agit d’appliquer les types d’interventions juridiques et psychologiques nécessaires.

2.2.1. En cas d’intensité faible

Tous les symptômes ne sont pas forcément manifestes. Quand ils sont présents, leur degré est moindre et les relations parent-enfant sont encore fonctionnelles.

2.2.2. En cas d’intensité moyenne

Tous les symptômes sont retrouvés et il existe déjà des problèmes considérables pour rendre visite à « l’autre parent ». Toutefois, dès que l’enfant est chez celui-ci, il se calme bientôt et se réjouit du temps de visite qu’il passe avec lui.

2.2.3. En cas d’intensité sévère

Le parent manipulateur fait preuve d’une incompréhension totale (ceci concerne environ 5 à 10 % des cas) : la relation s’est définitivement et radicalement rompue ou elle risque de l’être.

3. CONSÉQUENCES SUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’ENFANT

Selon Gardner, le fait de générer un syndrome d’aliénation parentale doit être considéré comme « un abus émotionnel ». Les effets destructifs, pouvant avoir des impacts tout au long de la vie, sur la personnalité de l’enfant doivent être évalués comme tout aussi graves que ceux commis par un abus sexuel.

Le syndrome d’aliénation parentale produit chez l’enfant une confusion systématique de la perception de soi et d’autrui. L’enfant atteint apprend à se méfier de ses propres sentiments et de ses perceptions. Il dépend pour le meilleur et le pire de la bienveillance de celui de ses parents qui le programme et le manipule. Il perd le sentiment de la réalité et de ses propres limites. Son identité est profondément ébranlée. Elle devient indécise et fragile. Les conséquences en sont une estimation négative de soi, un manque de confiance en soi et une profonde insécurité. Au contact d’une telle personne, on a l’impression d’être devant un caméléon qui dit « oui » et pense « non ».

Soumis à un fort conflit de loyauté, l’enfant apprend à s’adapter aux attentes des autres : il est incapable de développer clairement son individualité, son autonomie. De graves troubles souvent quasi insolubles de la personnalité se produisent : le phénomène de « faux-self » se développe. On retrouve ce phénomène dans les troubles du comportement alimentaire, dans la toxicomanie… etc. « Qui suis-je?», « Qu’est-ce que je pense? », « Qu’est-ce que je ressens vraiment ? ». Ce questionnement obsessionnel tourmente souvent ces personnes toute leur vie. Plus tard, ils sont particulièrement réceptifs aux idéologies radicales qui divisent le monde en «noir» et «blanc».

Dans « son comportement affectif », l’enfant atteint acquiert des modèles extrêmes de soumission et de domination (courber l’échine vers le haut et donner des coups de pieds vers le bas). Comme il a fait l’expérience que l’amour et le contact affectif peuvent également être abusés et peuvent servir à contrôler et à manipuler, il aura du mal à admettre plus tard l’intimité et la proximité, de peur de devenir à nouveau la victime de manipulations destructrices d’identité.

Les conséquences en sont des difficultés à situer la proximité et la distance. Ainsi, les problèmes relationnels découlent d’un comportement démesurément captatif et séquestrant d’une part et d’un comportement exagérément distancié et inabordable de l’autre. En fonction de l’intensité du syndrome, la personnalité de l’enfant sera pour le moins lésée et au pis ruinée. Dans les cas les plus graves peuvent apparaître des maladies psychiatriques : toxicomanies, maladies psychosomatiques, états limites, dépressions, troubles anxieux et déviances sexuelles. Dans les cas moins graves, les conséquences apparentes sont peu spectaculaires, mais elles constituent néanmoins un préjudice pour la qualité de vie des personnes concernées.

Le rejet actif occasionné par la manipulation, par la négation et la pré-conception négative du parent initialement bien-aimé apporte des lésions encore bien plus profondes au soi de l’enfant atteint que la perte en tant que telle (par exemple, en cas de décès).

La raison pour laquelle l’abus psychique ou narcissique est souvent difficile à identifier est qu’il ne se produit pas dans l’intention de faire du mal, il revêt l’apparence de l’amour. En raison de ses conséquences fatales et longues, il est toutefois aussi intolérable que les autres formes d’abus dont il faut protéger l’enfant.

4. DYNAMIQUE RELATIONNELLE

4.1. Les parents manipulateurs

Le divorce, comme toute crise de la vie, révèle des sentiments non maîtrisés (colère, angoisse, tristesse, danger) et des thèmes relevant de la biographie de la personne concernée (par exemple : événement traumatisant de l’enfance). La douleur et les expériences de la séparation remuent ces anciens sentiments qui viennent s’ajouter aux émotions adultes. Ceci explique l’intensité, voire parfois l’irrationnel du vécu et du comportement émotionnel de l’une ou des deux parties du couple. Ces anciennes blessures qui n’ont effectivement rien à voir avec le partenaire se projettent sur lui/elle. La littérature médicale met en avant l’incapacité des parents manipulateurs à assimiler de manière constructive l’expérience douloureuse de la séparation et l’angoisse de la perte et de l’abandon. L’ex-partenaire reste le méchant/la méchante, coupable de tous leurs malheurs. Ils ne sont guère capables de voir leur propre responsabilité dans le conflit. La manipulation viendrait d’une angoisse de perdre son enfant après avoir déjà perdu son partenaire. Ce sont des sentiments de vengeance qui le poussent à vouloir tourmenter l’autre parent. Il forme une coalition étroite avec l’enfant, coalition à laquelle personne d’autre ne peut accéder : « Nous contre le reste du monde. » Ceci crée une relation pathogène dans laquelle l’enfant est piégé.

Certains reproches injustifiés d’abus sexuels peuvent être compris comme l’expression de traits paranoïaques. Dans cette situation, le parent manipulateur est convaincu – en se surestimant de manière grossière – qu’il doit protégé l’enfant contre l’autre parent. En fin de compte, l’enfant dépendant se trouve séquestré et instrumentalisé pour soi-disant sa propre protection (« pseudo-altruisme »visant en apparence à protéger l’enfant).

4.2. L’enfant manipulé

Jusqu’à l’âge de 7 ou 8 ans, l’enfant ne sait pas distinguer de manière fiable sa propre perception des histoires qui lui sont racontées. Le processus de développement de l’épreuve de réalité est durablement troublé si l’enfant ne s’aperçoit pas des divergences entre ses perceptions et les histoires qui lui sont racontées. Les allégations mensongères concernant l’autre parent détruisent la confiance de l’enfant en sa propre perception qui lui faisait voir les choses tout autrement. Il est contraint d’accepter la fausse réalité s’il ne veut pas remettre en jeu la relation avec le parent avec lequel il vit.

La rupture du contact avec l’autre parent l’oblige à abandonner l’épreuve de réalité. Il s’approprie les histoires déformantes et manipulantes du parent avec lequel il vit. Des mécanismes de dissociation se produisent alors. Un enfant vivant dans une atmosphère de colère et de rejet finira par adopter cette ambiance. Son besoin de sécurité, sa situation de dépendance et la peur de perdre aussi le parent avec lequel il vit, le poussent à s’identifier avec ce dernier et à se ranger à son parti. Plus l’enfant est jeune, plus vite s’effectue ce processus néfaste. La dissociation fait que l’enfant se trouve, provisoirement et superficiellement, libéré de son conflit de loyauté insupportable entre ses deux parents. Mais le prix à payer est très élevé. Les traumatismes fondés sur des événements réels pourraient se résoudre moyennant une approche thérapeutique qui passe par le souvenir et le vécu. Or, cette thérapie est rarement efficace quand il s’agit de traumatismes « programmés » mélangeant le réel avec l’irréel.

5. TROIS VIGNETTES CLINIQUES

5.1. Premier exemple

K., âgé de 4 ans, est vu en expertise le 20 aôut 2003 à la demande du juge des Affaires familiales. Sa mère âgée de 25 ans l’accompagne. Elle est séparée du père de K. depuis septembre 2002. En décembre, elle a suspendu les rencontres père-enfant à la suite de « révélations » d’attouchements. La plainte a été classée sans suite. Le premier expert ayant rencontré K. insiste sur une aide psychologique indispensable tant de l’enfant que de la mère et de la grand-mère du fait d’une « péjoration systématique de l’image du père ». Un autre expert a rencontré le père sans mettre en évidence de pathologie mentale.

Le père n’a pas vu son enfant depuis novembre 2002 car la mère insiste pour « le protéger » et refuse de le lui laisser. Nous rencontrerons plus tard cet homme qui exprime une souffrance authentique vis-à-vis de son fils. Lors de la première partie de l’entretien, en présence de sa mère, K. se révèle être un enfant adapté, indemne de toute pathologie mentale, manifestant des intérêts légitimes pour son âge. Dans un deuxième temps, à notre demande de parler à K. seul, il éclate en sanglots se réfugiant dans les bras de sa mère. Cette dernière lui dit de rester, mais tout dans son attitude évoque le contraire. Nous devons interrompre l’entretien car K. est inconsolable. Sa mère ne viendra pas au deuxième entretien. Nous apprenons fin 2003 que, refusant de satisfaire au droit de visite du père, elle s’est enfuie avec K. avant l’arrivée de la police. Lorsqu’elle est revenue au domicile de sa propre mère, K. a été confié à son père.

5.2. Deuxième exemple

M., âgée de 41 ans, et J., âgé de 42 ans, sont vus en expertise séparément en octobre 2003 à la demande du juge des Affaires familiales, à la suite du refus de M. de confier leur enfant commun, A., 11 ans, au père. Cette suspension des droits de visite a été concomitante d’une plainte déposée pour violences contre J. En effet, A. était revenu de chez son père avec une ecchymose à l’oeil. M. accusait alors son ex-mari. Ce dernier put fournir de nombreux témoignages de l’accident survenu lors d’un match de football (coup de coude dans l’oeil). La plainte a été classée sans suite malgré les allégations d’A. qui prenait fait et cause pour sa mère.

Lors des entretiens, nous ne retrouvions aucune pathologie mentale chez J. En revanche, pour M., nous constations une « personnalité hystérique avec des tendances mythomaniaques et affabulatrices ».

A. a été confié à son père par la suite.

5.3. Troisième exemple

C.,52 ans, est témoin assisté du chef de viol sur mineur à la suite de la plainte de son excompagne F., 39 ans, concernant leur fils C., âgé de 3 ans. Lors de l’expertise pénale, nous ne retrouverons aucune pathologie mentale chez C. En revanche, lors de l’expertise de la partie civile, nous avions décrit chez F. une « personnalité névrotique histrionique décompensée sur un mode dépressif ». Nous notions des « traits de caractère qui la font interpréter et reconstruire des événements en fonction de ses convictions inébranlables ».

Nous insistions sur « le rôle de la grand-mère maternelle dans la genèse de ce scénario accusatoire ».

5.4. Quelques remarques

De notre expérience, il apparaît que le parent manipulateur présente souvent une personnalité hystérique ou au moins des traits névrotiques, comme la suggestibilité, la dramatisation des affects (enromance le moindre détail), la théâtralisation (se met en exergue), des tendances mythomaniaques et des traits de manipulation perverse révélant une faille narcissique profonde.

On retrouve aussi trois comportements décrits par Meadow pour qualifier le syndrome de Munchausen par procuration : le pseudo-altruisme (prétexte du sacrifice personnel pour sauver son enfant, alors qu’il s’agit d’une simple vengeance personnelle), l’instrumentalisation (pas de différence entre leurs propres besoins et ceux de leur enfant) et la maltraitance (par l’usage du double-lien comme moyen de communication). Si on accepte ces critères, le syndrome d’aliénation parentale serait une forme de Munchausen par procuration ?

Enfin, il convient aussi d’insister sur le rôle de la grand-mère (mère du parent manipulateur) qui apparaît des plus troubles : personnalité névrotique avec des traits pervers, poussant son enfant à la vengeance vis-à-vis de l’ex-conjoint, « coupable de toutes les avanies ».

6. MESURES THÉRAPEUTIQUES ET JURIDIQUES

Compte tenu des conséquences de la dissociation, il importe que l’aliénation parentale soit diagnostiquée le plus tôt possible et que toutes les parties intervenantes des procédures des divorces, (parents, juges aux Affaires matrimoniales, services sociaux, conseillers, experts judiciaires, avocats) responsables du bienêtre psychique de l’enfant y contribuent. Si le premier secours – judiciaire et extrajudiciaire – n’a pas lieu à temps et de manière appropriée, il est plus difficile d’interrompre le processus de désaffection.

Deux aspects sont d’une importance centrale :

– Pour que les conditions optimales de développement de l’enfant soient remplies, l’enfant a besoin de l’affection, de l’assistance, de l’encouragement de ses deux parents

- notamment après la séparation ou le divorce du couple.

La tâche primordiale des parents, des services psychosociaux et des tribunaux compétents dans les affaires matrimoniales consistent à garantir, voire à rétablir, un maximum de relations afin que l’enfant puisse vivre avec ses deux parents.

L’enfant est entre de bonnes mains s’il vit avec celui de ses parents qui coopère avec l’autre et qui, après la séparation ou le divorce du couple, est prêt et capable d’incorporer l’autre parent de manière active et responsable dans l’évolution et dans l’éducation de l’enfant ou des enfants communs.

6.1. Aspects généraux

6.1.1. Programmes de prévention

Conférences, discussions dans les écoles avec les parents et formation des intervenants en termes de divorce dans l’objectif d’assurer l’information et le transfert des connaissances.

6.1.2. Conseils/Thérapies

À l’intention des parents durant les litiges relatifs au droit d’exercice de l’autorité parentale et du droit de fréquentation.

Mesures de conseil individuel et familial réalisé avec des thérapeutes (infirmiers, éducateurs ou psychologues) : à ce niveau-ci, le travail avec la tristesse, l’angoisse, la colère et les projections issues de la biographie propres à chacune des personnes concernées, jouent un rôle important. Ces mesures, qui présupposent naturellement la compréhension et la volonté de coopérer, visent à surmonter l’hostilité et le mutisme des deux parents, à corriger les perceptions déformées de la réalité, à résoudre ou à réduire les conflits, à élaborer un plan éducatif commun et à sensibiliser les parents sur les besoins des enfants et leurs perspectives d’avenir. Il s’agit donc d’éloigner les intérêts unilatéraux des parties et à s’approcher d’une responsabilité parentale dans l’esprit des besoins et des intérêts des enfants communs.

6.1.3. Intervention thérapeutique à l’intention des familles conflictuelles

Il faut commencer par l’analyse diagnostique de la famille. Le psychothérapeute devra effectuer un travail parental centré sur l’enfant (en insistant sur l’importance pour l’enfant d’avoir des relations avec ses deux parents).

Dans un premier temps, il s’agira d’un traitement ambulatoire réalisé par des thérapeutes possédant une expérience en thérapies systémiques (thérapies familiales).

Le cas échéant, une hospitalisation est nécessaire, mesure préventive à l’intention des enfants présentant des troubles graves. Ceci peut s’avérer nécessaire notamment en cas de problèmes d’abus, d’exercices de violence, d’un alcoolisme parental, de troubles psychosomatiques graves et de la forme sévère du syndrome d’aliénation parentale.

L’objectif de ses mesures devrait consister en cas de contacts rompus, à réparer le contact et les relations entre l’enfant et le parent adversaire, à rétablir la réalité, à corriger chez l’enfant et chez les parents la perception déformée de soi et d’autrui, à reconstruire les relations détruites, à rétablir une communication efficace, à réactiver les relations familiales, à traiter le cas échéant les problèmes individuels issus de la biographie personnelle, et, suivant la gravité des troubles, à prévoir pour les enfants atteints une thérapie individuelle.

6.1.4. Intervention psychologique après une instruction judiciaire

L’expertise juridique ne peut pas être purement diagnostique, mais doit plutôt se réaliser sous la forme d’une démarche dynamique centrée sur l’enfant, l’objectif consistant à rétablir la communication et rechercher une solution amiable, en accordant la priorité au bienêtre de l’enfant avant les intérêts des parties. Il pourrait être astucieux de prévoir une phase de test : l’expert pourrait suivre les familles et servir d’interlocuteur à l’enfant ou à chacun des parents en cas de problème. Après une évaluation prolongée, l’élaboration d’une expertise soutenant des recommandations pour le tribunal serait alors profitable.

6.1.5. Accompagnement ultérieur

L’accompagnement au long cours des familles très conflictuelles pendant des périodes prolongées (dans l’objectif de mettre en oeuvre l’apaisement des conflits familiaux à long terme par une réorganisation du système familial et une protection des enfants) est actuellement un voeu pieux pour de nombreux professionnels.

6.2. Aspects spécifiques

6.2.1. En cas d’intensité faible

Il est recommandé de laisser l’exercice de l’autorité parentale au parent qui vit avec l’enfant, et d’accorder à l’autre parent un droit de visite soumis à des conditions strictes. Gardner considère que cette mesure structurante est suffisante et qu’une thérapie individuelle n’est pas encore nécessaire à ce stade.

6.2.2. En cas d’intensité moyenne

La mesure juridique recommandée consiste à laisser dans un premier temps l’exercice de l’autorité parentale au parent qui vit avec l’enfant, et au plan psychologique de faire intervenir un éducateur ou un thérapeute chargé d’optimiser les visites et de mettre le tribunal au courant si la fréquentation ne fonctionne pas. Le cas échéant, une injonction judiciaire rendant la fréquentation obligatoire peut souvent soulager l’enfant dans sa situation de conflit de loyauté car il est pour ainsi dire « obligé d’y aller » et ne doit en conséquence pas se sentir responsable si le parent avec lequel il vit est vexé. Gardner propose que le tribunal prévoie une intervention contraignante qui mette des bornes (comparables aux approches thérapeutiques contre la toxicomanie) pour contrecarrer avec succès les manoeuvres et les stratégies d’évitement du parent manipulateur. Il compare ces thérapies à la prise en charge de patients issus des sectes, ou des victimes de prises d’otages ou d’anciens prisonniers des guerres de Corée et du Vietnam ayant subi un endoctrinement durable et conséquent.

6.2.3. En cas d’intensité sévère

Gardner explique que le renversement des droits de l’exercice de l’autorité parentale est la méthode la plus efficace.

En fonction de la situation et du comportement du parent adversaire, il peut être nécessaire au début de placer l’enfant provisoirement dans un endroit tiers (famille d’accueil, foyer, clinique). À partir de cet endroit, le contact avec le parent adversaire peut être progressivement rétabli avec une aide thérapeutique ayant pour objectif de faire emménager l’enfant dans le logement de celui-ci. Il faut ensuite essayer dans la mesure du possible de développer lentement un règlement permettant au parent manipulateur de rencontrer son enfant – en fonction de l’état d’avancement de son changement d’attitude.

Gardner explique qu’un enfant peut supporter le transfert d’un parent à l’autre, tandis que le préjudice causé à sa qualité de vie par l’exposition prolongée à un comportement manipulateur de l’un de ses parents est beaucoup plus grave et dure une vie entière.

CONCLUSIONS

Séparations et divorces sont devenus des problèmes importants de notre société. Leurs conséquences sont maintenant bien connues. Les familles divorcées ont besoin d’une assistance compétente qui puisse leur éviter de régler leur conflit sur le dos des enfants. Comme il est normal de devoir prendre un avocat en cas de procédure de divorce, de recourir aux conseils obligatoires en cas d’interruption volontaire de grossesse ou d’être obligé pour les conducteurs en état d’ivresse d’être suivis psychologiquement, pourquoi n’est-il pas obligatoire pour les parents qui divorcent d’être conseillés par un psychothérapeute en ce qui concerne le devenir de l’enfant ?

Plus particulièrement, le contact entre l’enfant et celui des parents qui vit à part ne doit pas être rompu de manière unilatérale. Capituler devant les cas particulièrement difficiles, c’est agir aux dépens de l’enfant. En effet, les traumatismes provoqués par la perte forcée d’une relation parentale sont profonds et perdurent nettement jusqu’à l’âge adulte.

Concernant les cas d’aliénation parentale sévères, le professeur Gardner écrit que : « L’inactivité condamne les deux à l’aliénation mutuelle tout au long de la vie, celui du parent qui devient la victime tout aussi bien que l’enfant. Rien ne permet de croire que devenu adulte, ces enfants comprendront ce qui leur est arrivé et qu’ils se réconcilieront avec le parent aliéné. » Il conclut son étude : « Il semble apparemment plus douloureux et psychologiquement plus annihilant de perdre un enfant par le PAS (Parental alienation syndrom) que par la mort. La mort est définitive et aucun espoir de réconciliation subsiste… L’enfant atteint du PAS toutefois vit encore et peut même habiter quelque part dans les environs immédiats… Pour certains parents aliénés, cette douleur continue se transforme en une sorte de « mort vivante du coeur. »

Dans quelques cas, « la page peut être tournée » et l’enfant se tourne à nouveau, au moment de l’adolescence et après sa 18e année vers celui de ses parents qu’il rejetait avant. Ceci laisse un espoir malgré les nombreux cas où il n’y a plus eu aucun contact jusqu’à tres tard à l’âge adulte. Face à cette souffrance, il est indispensable d’agir le plus tôt possible et avec le plus de détermination possible pour éviter les conséquences les plus graves.

BIBLIOGRAPHIE

ANTHONY E.J. « Les enfants et le risque du divorce » in L’Enfant à haut risque psychiatrique, ANTHONY E.J., CHILANDC., KOUPERNIKC., P.U.F., Paris, 1980.

BENSUSSAN P. Inceste, le piège du soupçon. Belfond, 1999.

DOLTO S. Quand les parents se séparent. Paris, Seuil 1988.

GARDNER R.A. The Parental Aliénation Syndrome, by Créative Thérapeutics., Cresskill N.J., 1998.

GREEN A. « La Mère morte » in Narcissisme de vie, narcissisme de mort, éd.Gallimard, Paris, 1983, 1 vol.

MARCELLI D. Psychopathologie de l’enfant, éd. Masson, Paris. 1993, p.427-46.

MEADOW R What is and what is not « Munchausen syndrom by proxy » ? Arch. Dis.Child., 1995 ; 72 : 534-8.

RUTTER M. « Stratégie épidémiologique et concepts psychiatriques dans la recherche sur l’enfant vulnérable », in L’Enfant à haut risque psychiatrique, ANTHONYE. J., CHILAND C., KOUPERNIK C., P.U.F., Paris, 1980, p 195-209.

VON BOCH- GALHAU W. « Le PAS » Synapse N°188. Septembre 2002 ; 23-34.

WARSHAK R.A « Remarriage as a trigger of parental alienation syndrom » Am Journal Fam. Ther., 2000 ; 28 : 229-41.

 

source : http://affairesfamiliales.wordpress.com/2011/11/20/sap-diagnostic-et-prise-en-charge-medico-juridique/

 

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Qu’est-ce que la perversion ? (morale, narcissique, …)


La perversion a plusieurs acceptions :

  • Au sens moral c’est celui qui fait le mal ;
  • D’un point de vue psychiatrique, on caractérise le fait pervers par son pendant : le sadisme ;
  • Dans ce que l’on a dénommé la perversion narcissique (dans le cadre conjugal notamment), on met en avant la manipulation psychologique ;
  • Enfin dans le cadre de l’aliénation parentale, l’enfant-otage qui sert de moyen de pression devient peu à peu l’enfant soldat du parent aliénant qui le maltraite par manipulation psychologique…

Dans tous les cas, l’absence d’empathie (par déni, clivage, vice assumé ou projection de ces propres tares… ) est ce qui la caractérise la mieux.. :

Les pervers maintiennent une distance affective suffisante pour ne pas s’engager vraiment. L’efficacité de leurs attaques tient au fait que la victime ou l’observateur extérieur n’imaginent pas qu’on puisse être à ce point dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de l’autre.


1) Perversion au sens moral

Pervers (au sens moral) ( : Qui aime accomplir des actes cruels ou immoraux. Qui est méchant, dépravé, naturellement enclin au mal. Du latin perversus (« renversé », au figuré : « appliqué à contre temps, vicieux »)

2) Perversion au sens psychiatrique (ou "faits pervers")

Pervers (psychiatrie) : Non clairement définie ? Il suffit de consulter le Manuel alphabétique de psychiatrie d’Antoine Porot où les notions de perversité et de perversion sont abordées sans nuance sous l’angle de la morale pour constater l’écart conceptuel qui existe entre la psychiatrie et la psychanalyse sur ce problème
"Posez-vous la question : Qu’est-ce que je ressens quand je fais mal à quelqu’un : de la culpabilité, de la honte, rien du tout ? Si vous ne ressentez rien du tout : Allez-vite vous faire soigner… " (Un psychiatre lors d’une interview au sujet de l’acception du terme "pervers" en psychiatrie)


3) Perversion narcissique

Pervers narcissique :
La "perversion" dite "narcissique" est souvent confondue avec le trouble de la personnalité narcissique, défini comme la surestimation de soi-même et de ses capacités, le besoin d’être reconnu comme exceptionnel, tout en acceptant difficilement les critiques. Au contraire, la perversion désigne le fait de détourner, de renverser et de retourner. Elle correspond aux stratégies du sujet assurant la satisfaction de ses pulsions aux dépens des autres. Ils sont utilisés comme des choses et leurs sentiments sont niés.

Narcisse (Mythologie) : un jour qu’il s’abreuve à une source, il voit son reflet dans l’eau et en tombe amoureux. Il reste alors de longs jours à se contempler et à désespérer de ne jamais pouvoir rattraper sa propre image. Il finit par dépérir puis mourir d’une passion qu’il ne peut assouvir

La perversion d’un proche, d’un conjoint, d’un parent, d’un supérieur peut briser un couple, défaire une vie ou ruiner une carrière professionnelle. La stratégie perverse cherche à déstabiliser l’autre, par une séduction flatteuse ou un acharnement souvent sournois et subtil, ainsi que par une disqualification insidieuse et récurrente. L’objectif est d’obtenir un moyen de contrôle sur l’affection, l’attention et la disponibilité de l’autre ; sans reconnaître sa propre vulnérabilité.

Le bourreau ne possède pas de personnalité propre, elle est forgée sur des masques dont il change suivant les besoins, passant de séducteur paré de toutes les qualités, à celui de victime faible et innocente, ne gardant son véritable visage de démon que pour sa victime. Et encore il peut jouer avec elle au chat et à la souris, faisant patte de velours pour mieux la tenir, puis sortant ses griffes lorsqu’elle cherche à s’évader.

Symptomatologie d’une personnalité narcissique (trouble narcissique)

  • le sujet à un sens grandiose de sa propre importance (par exemple, surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport) ;
  • est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté, de perfection, ou d’amour idéal ;
  • pense être « spécial » et unique et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau ;
  • montre un besoin excessif d’être admiré ;
  • pense que tout lui est dû : s’attend sans raison à bénéficier d’un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits ;
  • exploite l’autre dans les relations interpersonnelles : utilise autrui pour parvenir à ses propres fins (mensonges, chantages, violence verbale, etc.) ;
  • manque d’empathie : n’est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d’autrui ;
  • envie souvent les autres, et croit que les autres l’envient ;
  • fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains.

Le désir de l’autre, sa vitalité, leur montre leurs propres manques. On retrouve là l’envie, commune à bien des êtres humains, du lien privilégié que la mère entretient avec son enfant. C’est pour cela qu’ils choisissent le plus souvent leurs victimes parmi des personnes pleines d’énergie et ayant goût à la vie, comme s’ils cherchaient à s’accaparer un peu de leur force.

L’état d’asservissement, d’assujettissement de leur victime à l’exigence de leur désir, la dépendance qu’ils créent leur fournit des témoignages incontestables de la réalité de leur appropriation.


4) Perversion parentale / Parent-pervers

Le parent pervers vise dans un premier temps l’isolement de l’autre parent vis à vis de l’enfant. Il procède le plus souvent, par calomnie pour obtenir des résultats rapides et efficaces. (…)

La voie est ouverte ensuite pour opérer le dénigrement de l’image de l’autre parent et renforcer l’enfant dans l’aliénation parentale.

Le pervers est une personne totalement dépourvue d’empathie, qui n’éprouve aucun respect pour les autres, qu’il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d’autorité. Le pervers a besoin d’écraser pour exister. L’enfant est une proie de choix car il est fragile et malléable, avec sa confiance illimitée et sa soif d’amour et de reconnaissance.

« Le syndrome de Médée ou le coeur des enfants en sacrifice » (…).

« Le syndrome de Médée est une modalité de harcèlement mise en œuvre par un parent voulant priver son/sa conjoint/e de la relation avec ses enfants et apparaissant à l’occasion d’une rupture conjugale.»«Il s’agit en somme d’une forme organisée de maltraitance qui porte sur une dimension vitale de la vie affective et se traduit par des effets psychotraumatiques très importants.» (Antonio Andreoli – Service de psychiatrie HUG – Rev Med Suisse )

Témoignage d’un parent (entraideapn) (…) Si vous avez des enfants communs, sachez que le pervers narcissique s’en prendra forcément à eux s’il n’arrive pas à vous détruire directement. Prenez donc soin de protéger vos enfants avant le combat, si c’est possible. Une fois le combat juridique démarré, le pervers narcissique prendra un immense plaisir à manipuler vos enfants pour mieux vous détruire …"


« La Russie sous le choc, une mère jette ses deux enfants du 15e étage et repart souriante »(…).

« L’affaire a suscité l’émotion dans toute la Russie. Galina Riabkova, une femme de 30 ans, est soupçonnée par la police d’avoir jeté ses fils âgés de 2 et 4 ans d’un immeuble de Dolgoproudny, au nord de Moscou. La femme aurait convaincu les deux petits garçons de quitter leur appartement du huitième étage pour monter au quinzième étage en leur promettant qu’ils pourraient lancer des avions en papier du balcon. »


5) Empathie : Peut-on ressentir une douleur que l’on n’a jamais éprouvée ?

danziger

Chez les sujets témoins (à gauche), aucune activité cérébrale n’est corrélée au score d’empathie, tandis que chez les patients ICD (à droite) l’activation du cortex préfrontal ventromédian (zone colorée) est étroitement corrélée au score d’empathie.

De façon intéressante, l’analyse des corrélations entre les réponses cérébrales à la vue de la douleur d’autrui et les capacités d’empathie de l’observateur révélait des différences très significatives entre les patients ICD et les témoins: chez les patients, le degré d’activation du cortex préfrontal ventromédian – une région cérébrale connue entre autres pour son rôle essentiel dans les processus d’inférence de l’état émotionnel d’autrui et dans les émotions sociales telles que la compassion (3) – était étroitement corrélé au score d’empathie: en effet, plus les patients étaient dotés de capacités d’empathie élevées, plus cette région de leur cerveau se trouvait activée à la vue de la douleur d’autrui. En revanche, aucune corrélation entre le score d’empathie et l’activité cérébrale n’était observée dans le groupe témoin dans les mêmes conditions (cf la figure ci-dessous).
Pour compenser leur manque de résonance émotionnelle automatique avec la douleur d’autrui, les patients congénitalement insensibles à la douleur doivent donc nécessairement recourir à un travail d’inférence émotionnelle complexe qui dépend étroitement de leur capacité d’empathie. Ces résultats suggèrent plus généralement que c’est grâce à ce type de processus de cognition sociale que nous pouvons éventuellement imaginer et partager avec autrui des affects liés à une expérience que nous n’avons nous-mêmes jamais vécue.
(source : extrait, "Peut-on partager une douleur que l’on n’a jamais éprouvée ?(…)" (Nicolas Danziger, Isabelle Faillenot et Roland Peyron) CHU Bellevue, Groupe Hospitalier Pitié-Salpétrière)

Inversement qu’est-ce qui pourrait expliquer la propension d’un schéma autoreproductif de la souffrance (comme la maltraitance) ?

La question est posée, en effet : si l’on peut comprendre avoir des difficultés à éprouver par empathie une souffrance que l’on a soi-même jamais ressentie : inversement, comment expliquer que ceux-là même qui au contraire, ont déjà éprouvé cette douleur, et en particulier, ceux qui l’ont éprouvée de manière très marquée, peuvent inversement avoir une propension à reproduire le schéma originel de cette souffrance cette fois en tant que "bourreau" plutôt que "supplicié" ? Cette reproduction du scénario originel de la souffrance s’accomplissant alors avec une absence quasi-totale d’empathie de la part du pervers rejouant la scène sadique originelle. Un peu comme si, justement la "case" sollicitée par la victime était devenue inactive à l’empathie. Et si l’on considère la possibilité d’une jubilation dans l’accomplissement du fait pervers : y-aurait-il une "empathie inversée", ou une "empathie déplacée" c’est à dire non pas le ressentie de la "souffrance de la victime" mais remplacée par celle du "plaisir du bourreau" ? Ce qui permettrait alors d’expliquer d’une part l’absence d’empathie lors de l’acte sadique mais également l’encouragement à la reproduction du schéma de la souffrance (de manière pathologique) ? La question est posée… (source : affairesfamilliales.com )


6) Pervers pour la vie ?


Que peux-t-on faire face à un pervers narcissique ?

* Pascal Couderc (Psychologue, Psychanalyste) *: "C’est compliqué parce qu’il séduit ceux qui sont susceptibles de l’être et il écarte les autres… En général, la prise de conscience se fait petit à petit, vraiment très progressivement, par des éléments épars dans l’histoire qui viennent jeter une ombre sur cette image idéale de [la personne] qu’elle prétend être."

* Jounaliste * : Est-ce que les pervers sont conscients d’avoir basculé dans une pathologie ou bien se disent-ils, "Mais non, c’est pour son bien, c’est moi qui dirige parce que finalement, elle était trop faible pour le faire, et puis c’était ma façon à moi, de lui montrer que je l’aimais, etc." enfin, ils sont jamais conscient ces pervers ?

* Pascale Chapaux-Morelli (Présidente d’Association) * : "Non, [les pervers] ne sont pas vraiment conscients, d’ailleurs ils accusent toujours l’autre. Lorsque quelque chose ne va pas, c’est toujours l’autre qui est coupable. Et ils ne se remettent pas en question. [Les victimes] en générale se conseillent toutes de fuir… "

* Journaliste * : "En gros, si un pervers narcissique arrive dans votre cabinet… "

* Pascal Couderc * : "Non [il n'arrivera jamais dans notre cabinet]. Parce que lui, ne souffre pas."

* Journaliste * : "Alors, s’il est condamné pour une raison quelconque et qu’il a une injonction thérapeutique, et qu’il arrive un jour chez vous : est-ce que vous pouvez quelquechose pour lui ?"

* Pascal Couderc * : "L’aider à prendre conscience des choses mais c’est assez vain. (…) Oui, on les reçoit, il se passe un certain nombre de séances mais la prise de conscience est vraiment, vraiment compliquée. Parce que c’est la structure psychique. C’est pas juste un symptôme… "

Existe-t-il néanmoins, l’espoir d’une prise de conscience radicale ?

un pervers repenti ( suite à une EMI/NDE)
+ Explications sur l’EMI/NDE Cf. le Dr Charbonnier (Médecin anesthésiste-réanimateur) -
(expériences vécues par environ 3% de la population)

source : http://affairesfamiliales.wordpress.com/2011/11/05/introduction-a-la-perversion-narcissique/

A suivre : Qu’est-ce que l’Aliénation Parentale A suivre : La souffrance de l’enfant séparé

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Does father still have a key role to play in modern day family ?

Artificial insemination can let people having mono-families without any male needed (or at least one). Is Male really useless? Or can we expect to get back family unitied as it would have been before all this mess occurred. A far technologically advanced society doesn’t mean that Love and childhood is preserved. Should we take this into account, before it is too late?

Major contribution of Modern day father should be garanty to their children by remaining a permanent and loving presence in their lives

source : http://affairesfamiliales.wordpress.com/2011/10/30/wheres-my-daddy-you-dont-need-it-anymore-son/

 


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Voyez votre enfant comme dans un hall de gare (en mieux ?)


"Milieu médiatisé" : un mal non nécessaire dans la plupart des cas

 

Les "milieux médiatisés avec interdiction de sortie" (modestement rebaptisés "points rencontres", "lieux neutres" ou "relais", …) sont des lieux d’accueil pour permettre de maintenir le lien primordial entre l’enfant et son parent. Cependant, en confondant le principe de précaution avec le principe de protection, ils sont devenus largement sur-utilisés, dénaturant ce pourquoi ils voulaient être légitimes.

 

 

* [Que penser du] point rencontre ?

C’est quelque chose de vraiment douloureux. A la fois, pour le parent visiteur, et aussi pour les enfants qui y sont soumis. Déjà ça renforce l’idée que le parent est dangereux : si on va voir son parent au point rencontre (…) [et qu'il est sous surveillance]: ca alimente le fait que son parent est dangereux / ou lui veut du mal (…)

C’est à raison de 2h par mois (quand la visite n’est pas annulée parce que l’enfant est malade..). De toute façon, quand elles ont lieu, ca n’est pas des conditions acceptables. (…) [Pour un parent qui n'a rien à se reprocher] C’est comme un innocent en prison.

* Le personnel est-il formé ?

Ils ont des formations d’éducateurs (…). [Mais par rapport à l'aliénation parentale], il y a souvent une politique de l’autruche. (…) (Delphine Provence, Avocate)

 

 

La méconnaissance de l’aliénation parentale conduit-elle à maintenir cette pathologie endémique ?

 

Ces conditions de visite confirment alors, même à un petit enfant, que le parent visiteur est effectivement un individu dangereux (sinon punissable) quand bien même ce dernier n’a rien à se reprocher (tandis qu’il fait l’objet d’une procédure calomnieuse devenue un principe d’action à la disposition du parent pervers).

Cela participe au travail de dénigrement de l’image du parent non gardien, en plus d’entretenir la souffrance muette de l’enfant séparé, à coup de présentations brèves et espacées de 60 min / par quinzaine en général (puis 90 min si vous restez "sage" devant l’oppression, l’humiliation, la souffrance de votre enfant et le mépris de ses droits).

Cela peut favoriser le développement d’une pathologie grave : l’aliénation parentale qui est une maltraitance psychologique particulièrement destructrice de l’individu. En France, des enfants par milliers sont aliénés dans une indifférence proprement scandaleuse…

 

 

 

A quand un reportage roumain sur le sort réservé aux enfants de France ?

 

C’est donc les samedis, juste en bas de chez vous (pas besoin d’aller en Chine ou en Roumanie) que des enfants sont broyés en silence, dans un système qui entretien cette souffrance de l’enfant séparé plutôt que de rétablir l’enfant dans son droit légitime de voir ses deux parents.

La séparation du lien enfant-parent est facilement obtenue par le parent aux réflexes aliénants qui profite des failles du système et du fait que les professionnels soient désarmés (car non formés) pour déceler la calomnie, tandis que le parent pervers a une faculté tout a fait déconcertante (que reconnaissent également les psychiatres) à convaincre puisqu’il s’est d’abord parfaitement convaincu lui-même d’agir au nom de la sécurité et non par sadisme : grâce au déni, au clivage voire à la projection (de ses propres carences ou d’une éventuelle culpabilité non avouée).

 

Défaut de Formation

Les "psychologues" sur place ne sont pas formés à l’exclusion parentale (et à l‘aliénation parentale) et ne comprennent pas toujours les souffrances qui sont en jeu : en particulier, celles du parent séparé de son enfant. Ses éventuelles réactions exutoires (larmes, colères, …) en lien avec les souffrances de la séparation indue, sont interprétées à charge contre lui et perçue comme des gages de défaillances … L’enfant souffre quant à lui, de manière muette, car il arrive parfois que ces "psychologues" (par déni de la réalité, par manque d’empathie ou par simple ignorance… ) se complaisent, sans rougir, dans la persuasion que l’enfant séparé ne souffre pas (!)…

Aussi, ils focalisent leur rapport essentiellement sur l’observation du parent-visiteur et sur la relation enfant-parent qu’ils entretiennent tout deux mais nullement sur les réactions d’intériorisation de la souffrance de l’enfant incapable d’estimer le caractère inducteur du lieu de médiation dans la désagrégation du lien parental, voire du développement de la pathologie aliénante…

 

 Une politique de l’autruche globale, qui entretien la destruction psychologique de 6% à 13% des enfants du divorce et par voie de conséquence, aliène la société dans son ensemble… Le risque et le coût sanitaire d’une telle désertion ne fait pas l’objet d’une estimation tant l’ampleur du massacre psychologique est grand… La nécessité d’une formation est urgente (même si cela fait plusieurs dizaines d’années). Il n’est jamais trop tard pour bien agir plutôt que de devoir assumer la responsabilité des souffrances perpétrées par la politique de l’indifférence

 

 

Ci-dessus, l’exemple (parmi d’autres) d’un parent (ancien Directeur d’Ecole) contraint à ne plus voir sa fille que dans un contexte de plus en plus traumatisant (au sein de ce qui finalement devient un "relais pervers" ou "centre de souffrance médiatisée") ou bien … à ne plus la voir du tout ! (et donc en la laissant, seule en proie, à un parent aliénant)

 


 article connexe : Visites médiatisées : un instrument de la planification de la rupture du lien parent-enfant ?


 

A suivre : Les pros sonnent l’alarme ! A suivre : Le ressenti des parents aliénés ou exclus (ex. "pères perdus")

 


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L’aliénation parental, un signe de la décadence familiale : 34% des enfants du divorce ont une forte probabilité d’avoir un "père perdu"…

En facilitant la rupture du lien enfant-parent, la société a finalement produit des hordes de "pères zombies".

Privés de leur enfant (et réciproquement), ils n’ont évidemment pas réussi à faire le deuil d’un enfant encore vivant !

 

 

Alors faîtes un geste, laissez jouer votre enfant avec leur père-zombie et vous en ferez enfin : l’enfant le plus heureux du monde…

partie 1 : http://www.dailymotion.com/video/xflrwt_peres-perdus-partie1-mer-10-nov-2010_news
partie 2 : http://www.dailymotion.com/video/xflpdl_peres-perdus-partie2-mer-10-nov-2010_news
partie 3 : http://www.dailymotion.com/video/xflqy2_peres-perdus-partie3-mer-10-nov-2010_news

 


« Un enfant, à qui on a appris à haïr son parent, témoigne… »(…).

« L’enfant naît en aimant spontanément ses parents. Qu’arrive-t-il quand on lui apprend à ne plus aimer, voire à haïr… (…) »

 

 


http://affairesfamiliales.wordpress.com/2011/10/21/pour-le-noel-de-vos-enfants-offrez-donc-leur-pere-zombie/

 


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Cette vidéo québécoise dénonce un fléau mondial et en particulier occidental qui n’a pas l’air de cesser de prendre de l’ampleur dans notre société…

Commentaire de l’auteur : Ce « fléau » cause des dégâts irréparables sur les enfants. Certains accommodements, certaines démissions ou lachetés, certaines incompétences ont mis en péril l’avenir de nombreux enfants qui grandissent et qui aujourd’hui dénoncent. De nombreuses études ou recherches commencent à chiffrer les conséquences d’une société aliénée et l’impacte de la maltraitance engendrée par L’ALIÉNATION PARENTALE.

Notre manière de prendre les enfants pour des otages est affligeante. Le mépris de la souffrance des enfants se paye, les enfants le payent, la société le paye : Maintenant, ca suffit !

source : http://affairesfamiliales.wordpress.com/2011/10/20/lalienation-parentale-ca-suffit/

 


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Les enfants détruits par l’Aliénation Parentale !


L’aliénation parentale consiste à éliminer un ou plusieurs parents (mère, père, grands-parents…) de la vie d’un enfant. Cette attitude qui commence par détruire les souvenirs, l’image et la place d’un parent dans la vie d’un enfant est une maltraitance psychologique, dont les effets destructeurs perdurent à l’âge adulte…

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Le Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP)

Alienation, définition :
Du latin alienatio, dérivé d’alienare et d’alienus ("étranger", "qui appartient à un autre")

- Transférer la propriété à autrui
- Abandonner, renoncer volontairement à [Figuré]. Éloignement que des personnes ont les unes pour les autres. Aliénation des volontés, des esprits.
- Asservir, exploiter quelqu’un. Synonyme inféoder
- (Médecine) Égarement d’esprit, folie. Aliénation d’esprit ou aliénation mentale

a été défini et décrit en 1986 par Richard Gardner (Etude scientifique portant sur 700 cas pendant 12 ans) Il s’agit d’un désordre psychologique qui atteint l’enfant lorsque l’un des parents effectue sur lui, de manière implicite, un «lavage de cerveau» visant à détruire l’image de l’autre parent.

Selon la description donnée par R. Gardner, quatre critères permettent de diagnostiquer l’action du parent aliénant :

  • l’entrave à la relation et au contact;
  • les fausses allégations d’abus divers;
  • la réaction de peur des enfants;
  • la détérioration de la relation depuis la séparation.

Vivre sans son enfant ? C’est une amputation psychologique au quotidien

Ana Milheiro, Présidente de SOS Privé de Maman et porte parole du Collectif Parents privés d’enfants, à propos du problème de l’aliénation parentale :"Les enfants se retrouvent tantôt à refouler leur besoin d’amour, refouler l’amour qu’ils ont pour leur parent. Et ils sont des fois amené à haïr (comme l’ont fait les fascistes), l’autre parent. Ca les empêche de se construire et ca peut les amener à la destruction, à la paranoïa, à des crises d’angoisses qui peuvent être fatale, à des comportements totalement anormaux ou sinon dans le meilleur des cas, à porter la haine dans leur coeur qui va les empêcher de vivre une vie normale, de constituer une famille, d’avoir eux-mêmes des enfants."

Richard Gardner a décrit huit manifestations chez l’enfant (résultant de la campagne de rejet et de diffamation) :

  • 1 > le parent rejeté est complètement dévalorisé, quoique l’enfant soit incapable de motiver cette dévalorisation par des exemples concrets.
  • 2 > Rationalisation absurde : à l’appui du rejet, l’enfant invoque des motifs dérisoires ou sans rapport avec la réalité.
  • 3 > Absence d’ambivalence normale : le parent rejeté est décrit comme exclusivement mauvais, le parent aliénant est décrit comme bon exclusivement.
  • 4 > Réflexe de prise de position pour le parent aliénant, lorsque les deux parents sont présents, et même avant que le parent rejeté se soit exprimé.
  • 5 > Extension des hostilités à toute la famille et à l’entourage du parent rejeté (grands-parents, amis, proches) qui sont à leur tour rejetés avec autant de force.
  • 6 > Affirmation d’une « opinion propre » artificielle : il s’agit en fait de l’opinion du parent aliénant, que l’enfant est conditionné à présenter comme venant de lui.
  • 7 > Absence de culpabilité du fait de la cruauté supposée du parent adversaire.
  • 8 > Adoption de « scénarios empruntés », qui ont été fabriqués par le parent manipulateur : l’enfant les reprend à son compte.

Paul Bensussan (expert psychiatre auprès de la cour de cassation), à propos de l’aliénation parentale : C’est le plus éprouvant de ce qui nous est donné à voir en matière d’expertise : c’est une sorte de massacre avec les meilleures intentions du monde ! Chaque parent se dit désireux de tout faire pour leur enfant. Avec l’enfant que l’on dit vouloir protéger et qui est réellement esquinté.

Paul Bensussan : Cette pathologie redoutable et encore méconnue ne menace pas que le parent rejeté : elle sape le fondement même de l’identité et de la personnalité de l’enfant, compromettant même, lorsque le stade de sévérité va jusqu’à la rupture durable, son « droit élémentaire d’entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents », droit qui lui est normalement garanti par l’article 9 de la Convention internationale des Droits de l’Enfant, entrée en vigueur le 2 septembre 1990.(source : paulbensussan.fr )

Est-ce que ce syndrome est comparable à un embrigadement au sein d’une secte ? Paul Bensussan : "C’est totalement ça. En fait, on pourrait se demander quelle est la différence entre un banal conflit et ce syndrome d’aliénation parental. Il existe deux grosses différences : dans le cas du SAP, l’enfant est totalement sous l’emprise de l’un de ses parents, à tel point qu’il a une vision du monde sectaire : tout est blanc ou noir. "

Plus d’infos sur le P.A.S (thérapies, bibliographie, …)

Témoignage de François : François est un adolescent de 15 ans. Cela fait trois années de suite qu’il ne peut terminer son année, sans être rejeté par les enseignants ou exclu de l’établissement. C’est que dans ses relations avec les adultes, il peut se montrer tout autant fin et sensible, qu’insultant et méprisant. Cette violence qui le taraude a certainement à voir avec son vécu familial.


« Fou de tristesse, de douleur, de colère, de solitude, d’un chagrin sans fond, de cette situation qui le dépasse, (…)» L’aliénation parentale est un processus qui consiste à programmer un enfant pour qu’il haïsse un de ses parents sans que ce soit justifié. Elle est la conséquence de la bataille mise en place au sein d’un couple qui dysfonctionne sévèrement ou va se séparer…


Parental alienation from a child perspective Illustre la souffrance d’un enfant privé de son parent


"Couple déchiré, enfant otage" (Olivier Pighetti)
… La suite du reportage ici…

(+ d’infos sur la perversion, parent-pervers)


Couple déchiré, enfant otage (Olivier Pighetti)

« Ils se mettent à hurler quand leurs pères leur rendent visite, déversent des flots d’injures sur leurs mères qu’ils ne veulent plus voir, ou frappent parfois les uns ou les autres sans raison. Des enfants déchirés par le divorce (…)

Il s’agit de la manipulation d’un enfant par son père ou sa mère, afin de transformer l’autre parent en un être néfaste et détesté. Une forme de soumission inconsciente et forcée similaire à ce que l’on retrouve dans les sectes ; l’enfant devient alors un outil de guerre pour détruire l’ex-conjoint (…)"

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* A quoi ca ressemble (concrêtement) une manipulation d’enfant ? Ici, 2 exemples de manipulation (enregistrement téléphonique) 1 père / et 1 mère


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Mémoire de Didier Erwoine sur le SAP _ Syndrome d’Aliénation Parentale

 

Thèse de Dominique Goudard sur le SAP _ Syndrome d’Aliénation Parentale


« Une fille devenue mère témoigne sur la manipulation qu’elle a subie l’amenant à rejeter son père»(…).

L’enfant naît en aimant spontanément ses parents. Qu’arrive-t-il quand on lui apprend à ne plus aimer, voire à haïr…


« Le syndrome de Médée ou le coeur des enfants en sacrifice » (…).

« Le syndrome de Médée est une modalité de harcèlement mise en œuvre par un parent voulant priver son/sa conjoint/e de la relation avec ses enfants et apparaissant à l’occasion d’une rupture conjugale.»«Il s’agit en somme d’une forme organisée de maltraitance qui porte sur une dimension vitale de la vie affective et se traduit par des effets psychotraumatiques très importants.» (Antonio Andreoli – Service de psychiatrie HUG – Rev Med Suisse )

 


« Le monde n’est pas « ou blanc ou noir » mais souvent les deux»(…).

L’évocation du concept d’aliénation est pour une majorité de cas tout à fait hors du cadre d’accusations pédophiles. On parle de desaffection d’un parent de manière progressive qui tourne à des comportements de l’enfant manifestement pathologique


FICHE PRATIQUE

.
Comment renouer le lien parental avec un enfant aliéné/manipulé et devenu adulte ?

(…)

[ci-contre]



« Les 20 demandes d’un enfant de parents séparés »(…).

Chère Maman, Cher Papa,

N’oubliez jamais que je suis l’enfant de vous deux.

Maintenant, vous ne vivez plus ensemble mais j’ai besoin aussi bien de l’un que de l’autre …



.

A suivre (article connexe) : Dr Victor Simon : L’Aliénation Parentale ou Comment rendre son enfant FOU ! A suivre DOSSIER : Les étapes de l’Exclusion Parentale

source : http://affairesfamiliales.wordpress.com/2011/10/02/les-enfants-detruits-par-lalienation-parentale/


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