« Ils se mettent à hurler quand leurs pères leur rendent visite, déversent des flots d’injures sur leurs mères qu’ils ne veulent plus voir, ou frappent parfois les uns ou les autres sans raison. Des enfants déchirés par le divorce sont victimes d’un syndrome peu connu : l’aliénation parentale.
Il s’agit de la manipulation d’un enfant par son père ou sa mère, afin de transformer l’autre parent en un être néfaste et détesté. Une forme de soumission inconsciente et forcée similaire à ce que l’on retrouve dans les sectes ; l’enfant devient alors un outil de guerre pour détruire l’ex-conjoint?
Ce phénomène est tellement sournois et inconcevable qu’il est très difficile à détecter. Combien de juges, de travailleurs sociaux ou de policiers se sont laissé berner par l’attitude d’un gosse embastillé dans les murailles invisibles de l’aliénation parentale ?
Pourtant, un enfant qui fait, par exemple, une crise spectaculaire en sortant de la voiture avant d’aller voir son père ou sa mère, qui fait pipi au lit le jour précédant la visite, ou qui pousse des hurlements dans le tribunal, souffre généralement de ce syndrome.
Ce film choque car il remet en question des générations de certitudes éducatives. Il parle de l’enfant-objet, l’enfant-victime, l’enfant sacrifié au nom de la haine et de la destruction de l’autre. » (Olivier Pighetti)
(Auteur et Réalisateur : Olivier Pighetti pour Le Monde en Face, magazine télévisuel présenté par Carole Gaessler @gaessler1920 – diffusion du 7 décembre 2010 sur France 5 – contact presse : carole.curt@francetv.fr 01 56 22 92 49 – communiqué de presse au format word )
« L’aliénation parentale ou comment rendre son enfant fou ! »(…).
« Fou de tristesse, de douleur, de colère, de solitude, d’un chagrin sans fond, de cette situation qui le dépasse, (…)" ( Victor Simon)»
« L’aliénation parentale est un processus qui consiste à programmer un enfant pour qu’il haïsse un de ses parents sans que ce soit justifié. Elle est la conséquence de la bataille mise en place au sein d’un couple qui dysfonctionne sévèrement ou va se séparer »
« Le monde n’est pas « ou blanc ou noir » mais souvent les deux»(…).
L’évocation du concept d’aliénation est pour une majorité de cas tout à fait hors du cadre d’accusations pédophiles. On parle de desaffection d’un parent de manière progressive qui tourne à des comportements de l’enfant manifestement pathologique
Un article de LeFaso.net ("VIOLENCES FAITES AUX HOMMES : Il faut briser le tabou")
« Je causais avec Guemsyaaba. Je lui disais ceci : « Tu sais, il y a un homme qui gémissait hier nuit dans une cour sous le mur de laquelle je dormais. Contrairement à ce que tu peux penser, c’est sa femme qui le bastonnait. » « Safouroulahi ! Ce n’est pas un garçon, celui-là ! Il fait la honte des hommes ! Ce sont les hommes qui battent les femmes. Pas le contraire ! » Je poussai un soupir. Guemsyaaba pensait comme la plupart des Burkinabè et même des Africains. C’est inconcevable pour eux qu’un homme soit battu par sa femme. Et les hommes le savent et pour ne pas être la risée de leurs camarades, ils se taisent et ne disent rien. Oui, des hommes, et il y en a beaucoup, qui sont victimes de violences conjugales de la part de leur moitié.
Et je l’ai fait savoir à Guemsyaaba. Ils sont copieusement battus et passent leur temps à expliquer leurs sparadraps et leurs yeux au beurre noir par des accidents inexistants, des poteaux et des murs drôlement aveugles et j’en passe. Mais il n’y a pas que la violence physique. Il y a celle morale, plus pernicieuse et blessante. « Imagine, dis-je à Guemsyaaba, une femme qui passe son temps à traiter son mari d’incapable, à l’injurier et à l’humilier en public parce que, par exemple, son « en bas » ne répond pas. Et il y a pire. Ces femmes qui, à force d’insister, de chanter dans l’oreille de leur mari qu’elles ne ressemblent pas à la femme d’un DG ou d’un ministre, finissent par envoyer le pauvre (s’il succombe) à détourner des sous. »
J’ai oublié de lui parler de ces filles issues de familles riches qui épousent des hommes pauvres et qui finissent par les étouffer avec leur richesse et leur arrogance. « Bon, pour le gars qui s’est fait bastonner, tu dis qu’il est petit non ? Coupa Guemsyaaba. Il ne pouvait pas prendre une femme aussi petite que lui ? C’est bien fait pour lui s’il est allé manger une mangue que son estomac ne peut pas digérer ! » Sur ce point, j’ai concédé à mon partenaire de causerie qu’effectivement, de nos jours, le mariage ne se fait plus comme avant. A notre époque, la fille proposée en mariage faisait l’objet d’une véritable enquête de moralité et les familles s’impliquaient dans le mariage de telle sorte que quand il y a un problème, ce sont les familles qui le réglaient.
Mais à l’heure de l’individualisme à outrance, il ne faut pas s’étonner de ce qui arrive. Et ce qui arrive, c’est que ces hommes victimes de violences se taisent, endurent dans leur coin et même s’il existe une association de défense de leurs droits et que le ministère des Droits humains se préoccupe de leur sort, ils préfèrent se morfondre dans la solitude. Et cela, par pur orgueil et compte tenu du contexte social. « Un contexte que tu as résumé, cher Guemsyaaba, par ton exclamation au début de notre discussion. Elle traduit la chape de plomb, le tabou imposé sur cette question. Pourtant, il est temps qu’il soit brisé, ce tabou. Une femme qui violente son mari gâche son foyer. L’éducation des enfants va en prendre un sérieux coup. Le foyer perd le nord et les enfants le sud. Le résultat est le même quand l’homme fuit la cour ou, pire, déménage totalement ou devient un coureur de jupons s’il ne finit pas par devenir un disciple de Bacchus. »
Alors, je dis à Guemsyaaba ce que je pensais : que les femmes mariées qui violentent leur mari, d’une manière ou d’une autre, sachent qu’elles ont des sœurs qui en cherchent vainement. Je demande aussi aux Burkinabè de briser ce tabou et de ne plus considérer les hommes violentés comme des ratés ou des veules. Cela permettrait peut-être à l’Association des hommes battus par leurs femmes d’être prise plus au sérieux et de défendre au mieux les intérêts de ces hommes et rendre plus visible la problématique des hommes victimes de violences au même titre que les femmes. Guemsyaaba a-t-il été convaincu ? Je n’en sais rien. Ce que je sais, c’est que Guemsyaaba et moi, c’est le même esprit dans le même corps. La folie a souvent sa logique que la logique ignore. (Le Fou) »
Les débats politiques passionnent-ils les francais ?
un dialogue de sourd entre responsables politiques et la jeunesse ?
Pourtant, ca n’est pas faute à Madame Morano d’évoquer ici, une question de société qui a son importance… Peut-être alors, faudrait-il envisager d’aborder la question sous un angle neuf ? Par exemple en évoquant une réalité de terrain constatée qui révèle aujourd’hui que les hommes, et pas seulement les femmes, sont victimes eux aussi, de ces violences conjugales(*)… Outre le fait de présenter la chose selon une approche nouvelle sinon plus exacte, cela aurait au moins le mérite d’espérer relancer une thématique abordée uniquement (et bien trop longtemps), sous un seul de ses deux angles. Et peut-être alors (qui sait ?), espérer ainsi susciter, parmi ces quelques jeunes semblants déjà blasés, un éventuel émoi , arraché à la faveur d’un de ces débats dont ils n’auraient pas cure, outre-mesure ?…
270 000 à 280 000 hommes victimes (déclarées) de violence conjugale, en France en 2010 (ONDRP, 2011)
Les violences conjugales n’épargnent pas non plus les hommes : Il apparaît que les hommes et les femmes sont proportionnellement autant victimes de violences conjugales les uns que les autres. A noter également, qu’un nombre très faible d’hommes "conscient" d’être victime de violence conjugale dépose une plainte (seulement 2% d’entre eux – contre 11% pour les femmes)
Cependant, la forme des violences exercées est différente. En particulier, la difficulté du diagnostique des violences psychologiques et surtout le poids de la honte induit par le regard de la société sur le sujet ne favorisent pas une prise en compte de cette situation et participent au déni des victimes.
Les violences conjugales ne sont pas toujours physiques. La violence subtile : les harcèlements, les provocations, les menaces, les reproches, la dévalorisation, les chantages et autres manipulations psychologiques … existent. Et tout comme les violences physiques elles peuvent se poursuivre ou muter (par exemple, dériver en harcèlement ou en calomnie), quand bien même le couple se sépare.
La honte, le déni et surtout la difficulté du diagnostique cache la réalité du problème. Pourtant une partie non négligeable de suicides des hommes ou de la violence physique en retour, peuvent parfois résulter de ces violences subtiles…
Préjugé sexiste ? Devant une agression psychologique voire physique d’une femme sur un homme, la violence s’opère dans l’indifférence des passants (sauf 1 sur des centaines intervient)
D’un point de vue psychiatrique, on caractérise le fait pervers par son pendant : le sadisme ;
Dans ce que l’on a dénommé la perversion narcissique (dans le cadre conjugal notamment), on met en avant la manipulation psychologique ;
Enfin dans le cadre de l’aliénation parentale, l’enfant-otage qui sert de moyen de pression devient peu à peu l’enfant soldat du parent aliénant qui le maltraite par manipulation psychologique…
Dans tous les cas, l’absence d’empathie (par déni, clivage, vice assumé ou projection de ces propres tares… ) est ce qui la caractérise la mieux.. :
Les pervers maintiennent une distance affective suffisante pour ne pas s’engager vraiment. L’efficacité de leurs attaques tient au fait que la victime ou l’observateur extérieur n’imaginent pas qu’on puisse être à ce point dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de l’autre.
1) Perversion au sens moral
Pervers (au sens moral) ( : Qui aime accomplir des actes cruels ou immoraux. Qui est méchant, dépravé, naturellement enclin au mal. Du latin perversus (« renversé », au figuré : « appliqué à contre temps, vicieux »)
2) Perversion au sens psychiatrique (ou "faits pervers")
Pervers (psychiatrie) : Non clairement définie ? Il suffit de consulter le Manuel alphabétique de psychiatrie d’Antoine Porot où les notions de perversité et de perversion sont abordées sans nuance sous l’angle de la morale pour constater l’écart conceptuel qui existe entre la psychiatrie et la psychanalyse sur ce problème
(*)Le Docteur Blachère (Expert Psychiatre à Aix-les-Bains, au sujet de l’acception du terme "pervers" en psychiatrie – Interview Pratis TV Psycho Sexo – avril 2010)
"Posez-vous la question : Qu’est-ce que je ressens quand je fais mal à quelqu’un : de la culpabilité, de la honte, rien du tout ? Si vous ne ressentez rien du tout : Allez-vite vous faire soigner… " (Dr Patrick Blachère, Expert Psychiatre près la Cour d’Appel de Chambéry)
3) Perversion narcissique
Pervers narcissique :
La "perversion" dite "narcissique" est souvent confondue avec le trouble de la personnalité narcissique, défini comme la surestimation de soi-même et de ses capacités, le besoin d’être reconnu comme exceptionnel, tout en acceptant difficilement les critiques. Au contraire, la perversion désigne le fait de détourner, de renverser et de retourner. Elle correspond aux stratégies du sujet assurant la satisfaction de ses pulsions aux dépens des autres. Ils sont utilisés comme des choses et leurs sentiments sont niés.
Narcisse (Mythologie) : un jour qu’il s’abreuve à une source, il voit son reflet dans l’eau et en tombe amoureux. Il reste alors de longs jours à se contempler et à désespérer de ne jamais pouvoir rattraper sa propre image. Il finit par dépérir puis mourir d’une passion qu’il ne peut assouvir
La perversion d’un proche, d’un conjoint, d’un parent, d’un supérieur peut briser un couple, défaire une vie ou ruiner une carrière professionnelle. La stratégie perverse cherche à déstabiliser l’autre, par une séduction flatteuse ou un acharnement souvent sournois et subtil, ainsi que par une disqualification insidieuse et récurrente. L’objectif est d’obtenir un moyen de contrôle sur l’affection, l’attention et la disponibilité de l’autre ; sans reconnaître sa propre vulnérabilité.
Le bourreau ne possède pas de personnalité propre, elle est forgée sur des masques dont il change suivant les besoins, passant de séducteur paré de toutes les qualités, à celui de victime faible et innocente, ne gardant son véritable visage de démon que pour sa victime. Et encore il peut jouer avec elle au chat et à la souris, faisant patte de velours pour mieux la tenir, puis sortant ses griffes lorsqu’elle cherche à s’évader.
le sujet à un sens grandiose de sa propre importance (par exemple, surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport) ;
est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté, de perfection, ou d’amour idéal ;
pense être « spécial » et unique et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau ;
montre un besoin excessif d’être admiré ;
pense que tout lui est dû : s’attend sans raison à bénéficier d’un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits ;
exploite l’autre dans les relations interpersonnelles : utilise autrui pour parvenir à ses propres fins (mensonges, chantages, violence verbale, etc.) ;
manque d’empathie : n’est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d’autrui ;
envie souvent les autres, et croit que les autres l’envient ;
fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains.
Le désir de l’autre, sa vitalité, leur montre leurs propres manques. On retrouve là l’envie, commune à bien des êtres humains, du lien privilégié que la mère entretient avec son enfant. C’est pour cela qu’ils choisissent le plus souvent leurs victimes parmi des personnes pleines d’énergie et ayant goût à la vie, comme s’ils cherchaient à s’accaparer un peu de leur force.
L’état d’asservissement, d’assujettissement de leur victime à l’exigence de leur désir, la dépendance qu’ils créent leur fournit des témoignages incontestables de la réalité de leur appropriation.
4) Perversion parentale / Parent-pervers
Le parent pervers vise dans un premier temps l’isolement de l’autre parent vis à vis de l’enfant. Il procède le plus souvent, par calomnie pour obtenir des résultats rapides et efficaces. (…)
La voie est ouverte ensuite pour opérer le dénigrement de l’image de l’autre parent et renforcer l’enfant dans l’aliénation parentale.
Le pervers est une personne totalement dépourvue d’empathie, qui n’éprouve aucun respect pour les autres, qu’il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d’autorité. Le pervers a besoin d’écraser pour exister. L’enfant est une proie de choix car il est fragile et malléable, avec sa confiance illimitée et sa soif d’amour et de reconnaissance.
Témoignage d’un parent (entraideapn) (…) Si vous avez des enfants communs, sachez que le pervers narcissique s’en prendra forcément à eux s’il n’arrive pas à vous détruire directement. Prenez donc soin de protéger vos enfants avant le combat, si c’est possible. Une fois le combat juridique démarré, le pervers narcissique prendra un immense plaisir à manipuler vos enfants pour mieux vous détruire …"
« La Russie sous le choc, une mère jette ses deux enfants du 15e étage et repart souriante »(…).
« L’affaire a suscité l’émotion dans toute la Russie. Galina Riabkova, une femme de 30 ans, est soupçonnée par la police d’avoir jeté ses fils âgés de 2 et 4 ans d’un immeuble de Dolgoproudny, au nord de Moscou. La femme aurait convaincu les deux petits garçons de quitter leur appartement du huitième étage pour monter au quinzième étage en leur promettant qu’ils pourraient lancer des avions en papier du balcon. »
5) Empathie : Peut-on ressentir une douleur que l’on n’a jamais éprouvée ?
Chez les sujets témoins (à gauche), aucune activité cérébrale n’est corrélée au score d’empathie, tandis que chez les patients ICD (à droite) l’activation du cortex préfrontal ventromédian (zone colorée) est étroitement corrélée au score d’empathie.
De façon intéressante, l’analyse des corrélations entre les réponses cérébrales à la vue de la douleur d’autrui et les capacités d’empathie de l’observateur révélait des différences très significatives entre les patients ICD et les témoins: chez les patients, le degré d’activation du cortex préfrontal ventromédian – une région cérébrale connue entre autres pour son rôle essentiel dans les processus d’inférence de l’état émotionnel d’autrui et dans les émotions sociales telles que la compassion (3) – était étroitement corrélé au score d’empathie: en effet, plus les patients étaient dotés de capacités d’empathie élevées, plus cette région de leur cerveau se trouvait activée à la vue de la douleur d’autrui. En revanche, aucune corrélation entre le score d’empathie et l’activité cérébrale n’était observée dans le groupe témoin dans les mêmes conditions (cf la figure ci-dessous).
Pour compenser leur manque de résonance émotionnelle automatique avec la douleur d’autrui, les patients congénitalement insensibles à la douleur doivent donc nécessairement recourir à un travail d’inférence émotionnelle complexe qui dépend étroitement de leur capacité d’empathie. Ces résultats suggèrent plus généralement que c’est grâce à ce type de processus de cognition sociale que nous pouvons éventuellement imaginer et partager avec autrui des affects liés à une expérience que nous n’avons nous-mêmes jamais vécue. (source : extrait, "Peut-on partager une douleur que l’on n’a jamais éprouvée ?(…)" (Nicolas Danziger, Isabelle Faillenot et Roland Peyron) CHU Bellevue, Groupe Hospitalier Pitié-Salpétrière)
Inversement qu’est-ce qui pourrait expliquer la propension d’un schéma autoreproductif de la souffrance (comme la maltraitance) ?
La question est posée, en effet : si l’on peut comprendre avoir des difficultés à éprouver par empathie une souffrance que l’on a soi-même jamais ressentie : inversement, comment expliquer que ceux-là même qui au contraire, ont déjà éprouvé cette douleur, et en particulier, ceux qui l’ont éprouvée de manière très marquée, peuvent inversement avoir une propension à reproduire le schéma originel de cette souffrance cette fois en tant que "bourreau" plutôt que "supplicié" ? Cette reproduction du scénario originel de la souffrance s’accomplissant alors avec une absence quasi-totale d’empathie de la part du pervers rejouant la scène sadique originelle. Un peu comme si, justement la "case" sollicitée par la victime était devenue inactive à l’empathie. Et si l’on considère la possibilité d’une jubilation dans l’accomplissement du fait pervers : y-aurait-il une "empathie inversée", ou une "empathie déplacée" c’est à dire non pas le ressentie de la "souffrance de la victime" mais remplacée par celle du "plaisir du bourreau" ? Ce qui permettrait alors d’expliquer d’une part l’absence d’empathie lors de l’acte sadique mais également l’encouragement à la reproduction du schéma de la souffrance (de manière pathologique) ? La question est posée… (source : affairesfamilliales.com )
6) Pervers pour la vie ?
Que peux-t-on faire face à un pervers narcissique ?
* Pascal Couderc (Psychologue, Psychanalyste) *: "C’est compliqué parce qu’il séduit ceux qui sont susceptibles de l’être et il écarte les autres… En général, la prise de conscience se fait petit à petit, vraiment très progressivement, par des éléments épars dans l’histoire qui viennent jeter une ombre sur cette image idéale de [la personne] qu’elle prétend être."
* Jounaliste* : Est-ce que les pervers sont conscients d’avoir basculé dans une pathologie ou bien se disent-ils, "Mais non, c’est pour son bien, c’est moi qui dirige parce que finalement, elle était trop faible pour le faire, et puis c’était ma façon à moi, de lui montrer que je l’aimais, etc." enfin, ils sont jamais conscient ces pervers ?
* Pascale Chapaux-Morelli (Présidente d’Association)* : "Non, [les pervers] ne sont pas vraiment conscients, d’ailleurs ils accusent toujours l’autre. Lorsque quelque chose ne va pas, c’est toujours l’autre qui est coupable. Et ils ne se remettent pas en question. [Les victimes] en générale se conseillent toutes de fuir… "
* Journaliste* : "En gros, si un pervers narcissique arrive dans votre cabinet… "
* Pascal Couderc* : "Non [il n'arrivera jamais dans notre cabinet]. Parce que lui, ne souffre pas."
* Journaliste* : "Alors, s’il est condamné pour une raison quelconque et qu’il a une injonction thérapeutique, et qu’il arrive un jour chez vous : est-ce que vous pouvez quelquechose pour lui ?"
* Pascal Couderc* : "L’aider à prendre conscience des choses mais c’est assez vain. (…) Oui, on les reçoit, il se passe un certain nombre de séances mais la prise de conscience est vraiment, vraiment compliquée. Parce que c’est la structure psychique. C’est pas juste un symptôme… "
Existe-t-il néanmoins, l’espoir d’une prise de conscience radicale ?
un pervers repenti ( suite à une EMI/NDE)
Explications sur l’EMI/NDE par le Dr Charbonnier (Médecin anesthésiste-réanimateur) – (expériences vécues par 1.8 millions de français et 15 millions d’américains – environ 3% de la population)
Sauf s'il s'agit de gérer les séparations et divorces non conflictuels (ou sans enfant), il faut faire le constat d'une structure d'arbitrage qui n’est actuellement pas adaptée au conflit parental.